0

Qui veut jouer avec moi ?

Un livre-jeu pour bien démarrer les vacances !! Le titre c’est : Qui veut jouer avec moi, l’auteur Davide Calli, et les éditions… Sarbacane :

qui veut jouer avec moi davide cali

Un livre-jeu à la première personne, comme l’indique le titre, et c’est même l’histoire d’un petit bout de chou qui s’auto-déclare le capitaine de l’équipe qu’il va constituer :

C’est moi le CAPITAINE !

C’est moi qui choisis mon équipe !

Sauf que le petit narrateur est plutôt en mode « Non, non, non », je ne veux pas X, je veux pas Y, et puis ni V, W, X, Y ou Z, en fait personne n’est à mon goût… mais flûte à force de rejeter tous mes camarades, je me retrouve avec une équipe réduite à 1 seule et même petite personne… moi-même. En bref, cet album apprend, de manière ludique, la vie en collectivité vs… l’approche individuelle, ou comment, en tant que personne, on est amené à faire des choix raisonnables et des compromis pour continuer d’avoir des amis et construire un projet à plusieurs.

Ce contenu est servi par un graphisme au top : sur la page de gauche, des phylactères, ou bulles de bande dessinée, indiquant à voix haute les intentions du capitaine : « d’abord pas de roses », tandis que sur la page de droite le bébé lecteur peut visualiser l’ensemble des candidats (au départ très nombreux, ils remplissent la page) pour entrer dans l’équipe dudit capitaine ; le phylactère épouse la forme et/ou la couleur des candidats que le capitaine en herbe, représenté par un petit carré vert, rejette. A la page de droite suivante, voici que tous les candidats roses ont vidé les lieux, tandis que le capitaine continue d’écumer son auditoire, page après page : exit les violets, les bleus, les triangles, les ronds, les bizarres, les gribouillis, les trop petits et les trop gros… et même ceux dont la nuance de vert diffère du vert du capitaine ! A trop exiger, à trop chipoter, le cap’ se retrouve face à une page blanche… Na !

Pssst… et si on relisait le livre dans l’autre sens pour faire la pêche aux copains et revoir son choix d’équipe ? A nous, cher bébé lecteur, le plaisir de trier au passage les formes et les couleurs, de compter les sortants ou entrants, et de tolérer, voire d’apprécier, le caractère unique de chacun et la complémentarité de tous !

Publicités
0

J’ai perdu ma langue

Et si on prenait un peu le temps de rire avec les bébés ? J’ai le livre du moment qu’il vous faut : J’ai perdu ma langue, de Michaël Escoffier et Sébastien Mourrain aux éditions du Seuil jeunesse, qui se sont, je suis prête à le parier, bien amusés aussi à pondre ce drôle de livre-jeu tout cartonné !

Tout a commencé ainsi :

Hier, en mangeant une glace, j’ai perdu ma langue.

dit le texte sur la page de gauche, comme écrit à la main ; l’image, à droite, montre le narrateur la main devant sa bouche, comme si, surpris, il disait « oh ! » ou « oups » !  C’est embêtant, de perdre sa langue… heureusement les auteurs eux l’ont bien pendue, et ils entament toute une quête pour retrouver la langue… baladeuse.

Oui baladeuse car au gré de l’enquête (premier roman policier pour bébé ^^ ?), cherche et trouve Charlie ta langue, les auteurs jouent avec leur petit lecteur par l’image, page de droite, s’amusant à placer à chaque fois le même visuel de langue… employé pour tout autre chose : le képi rouge du policier, un gâteau aux fruits rouges, un parapluie au-dessus d’une brave dame, un bain, une fleur, un bec de canard, etc. Tant de personnages qui veulent aider le narrateur à remettre la main sur la langue, mais qui n’y parviennent pas, parlent de ce qu’ils ne connaissent pas, extrapolent parfois (aurait-elle été enlevée par des extraterrestres ?)… jusqu’à ce que la glace elle-même s’insurge :

« Vous racontez n’importe quoi ! » s’est écriée ma glace. « Les extraterrestres, ça n’existe pas. »

J’ai baissé les yeux : ma langue était là, depuis le début, juste sous mon nez !

Je l’ai remise à sa place vite fait, bien fait. Vous ne me croyez pas ?

Regardez [et le narrateur, espiègle comme un enfant, de tirer la langue, fin de l’histoire] !

Ou comment, par un jeu de rappels en cascades, entrer dans l’esprit rêveur d’un enfant lapant une glace par beau temps ; occupé à manger, il ne dit mot mais n’en pense pas moins… et s’imagine mille et une histoires, l’une en entraînant une autre, avant de revenir vers le point de départ. Un livre-jeu très graphique, très sympa, à lire et relire avec les tout-petits !

Hé, pssst ! Si tu cherches ta langue, je crois savoir où elle est…

0

Dans le ciel

Après Mes envolées, et si on partait plus avant à la découverte du ciel avec les tout-petits n’enfants ? Un fil continu de poésie, de grandes et magnifiques illustrations ainsi qu’un texte d’information qui pose tout un tas de questions et prend le temps d’y répondre brièvement et simplement : c’est le pari réussi du premier documentaire Dans le ciel, écrit par Aurélia Coulaty et illustré par un duo d’illustrateurs et designers réunis au sein de l’atelier Bingo, aux éditions Amaterra :

Les images, expressives, colorées, empruntant à l’abstraction pour mieux mettre en scène le ciel, occupent la majeure partie des doubles pages, et le texte figure en-dessous, telle une légende, à gauche le mot, à droite l’explication, invitant le bébé lecteur à lever les yeux pour mieux observer le ciel en général, alternant points de vue fondamental et original, soit, en particulier… : le soleil, la pluie, l’arc-en-ciel, les cerfs-volants, le vent, les grues, l’aurore boréale, les lanternes célestes, l’âme des gens, la brume, la trace de l’avion, les montgolfières, l’orage, les abeilles, les graines de pissenlit, l’aube, le crépuscule, les étoiles filantes, les pigeons voyageurs, les machines volantes, la tornade, les nuages, les chauves-souris, la lune, les flocons de neige, les lâchers de colombes, la fumée, les feuilles d’automne, les feux d’artifice, les papillons, la grêle et la Voie lactée.

On passe d’un sujet à l’autre sans transition ou presque, et ce livre peut être lu du début à la fin d’une traite, comme au gré des petites mains qui le feuilletteraient dans l’ordre qu’elles voudraient ; on s’intéresse au climat, aux saisons, au jour, à la nuit, à comment, qu’on soit homme ou animal, voler et traverser le ciel, à ce que les hommes projettent et mettent dans leur tête quand ils regardent et investissent à leur tour cet espace immense au-dessus de nous. En bref, il s’agit là d’une superbe et inédite encyclopédie visuelle du ciel, dont vous pouvez découvrir quelques extraits ici

0

A cat out of the box

Lumière aujourd’hui sur, dixit la quatrième de couverture, « un drôle de livre qui joue au chat et à la souris avec toutes sortes de boîtes en jonglant avec les contraires » : je n’aurais pas mieux dit… tout un programme pour ce joueur de chat… et le bébé lecteur qui joue avec lui !

Petite boîte,

grosse boîte

de Caryl Hart & Edward Underwood

L’album, grand format, publié aux éditions Circonflexe, est illustré avec des dessins sobres et drôles, comme des gags en pagaille avec effet boule de neige, mettant en scène… des boîtes et un chat, qui passe de l’une à l’autre en les comparant (grand / petit, géant / minuscule…, quelles couleurs, quels motifs, quels formats), en les testant (je peux monter dessus => elle est solide ; elle s’écrase sous mon poids ? => pas tant que ça ; oups cette boîte là me fait glisser), en se les appropriant (ma boîte n’est pas ta boîte, et vice-versa ; celle-là est chouette pour dormir et même ronfler, cette autre pour marcher, cette troisième pour se couvrir avant de sortir, cette quatrième pour me planquer), en interagissant avec d’autres amateurs de boîtes (mais qu’y a-t-il dans cette boîte à trou ? une souris !!! à pourchasser… ou à aimer dans le cadre d’une nouvelle amitié… c’est dans la boîte mesdames et messieurs, monsieur le chat et dame souris sont désormais amis !!).

Un parcours haut en couleurs et tellement drôle, qui permet d’aborder énormément de notions avec les jeunes lecteurs : l’un et le multiple, les différences et les contraires, les conséquences de nos actes, tout ce qu’on peut faire avec des boîtes, le pouvoir du jeu & de l’expérimentation, mais aussi de l’observation, de l’analyse et de l’imagination, être un ou… deux, interagir avec les objets et avec autrui. Psst… pour feuilleter les premières pages de cette histoire, rendez-vous ici : https://www.circonflexe.fr/catalogue/eveil/grosse-boite-petite-boite !

0

Abracadabra, doigts magiques & doigts festifs

Après 1, 2, 3 partons ! Delphine Chedru publie aux éditions Hélium deux nouvelles variantes de livres tout cartonnés et tactiles dont les doigts des petits marmots sont les vrais héros :

Vive la fête constitue le pendant 100% festif d’1, 2, 3 partons ! Cet album invite le bébé à vivre mille et une aventures en plaçant son doigt sur le chemin… qui devient fête avec lui, par un jeu de volumes et de mouvements : en route pour les parcs d’attractions, faire un tour de grande roue, le grand huit ou encore les montagnes russes, dévaler le toboggan géant, jouer aux auto tamponneuses, pénétrer et surmonter un labyrinthe, et à la tombée de la nuit, quand c’est l’heure de la fête, place aux confettis voire aux feu d’artifice… avant de filer au lit… pour une excellente nuit.

Abracadadoigts propose quant à lui au tout-petit d’utiliser ses tout-petits doigts cette fois-ci… pour animer le livre et créer la magie… ou la vie ! Ici le doigt du bébé lecteur n’est pas un personnage du livre mais plutôt un élément pop-up dans cet album à trous : selon les pages, le voici transformé en nez reniflant une fleur, en oreilles de lapin, en ailes pour permettre à l’oiseau de fondre dans le ciel, en pinces de crabe, en bec à l’affût d’un mets, en trompe d’éléphant jongleur, en tête de ver de terre amoureux, en antenne d’escargot fort urbain, en queue de chien ravi, en langue de chat gourmand, etc. Un écho sympa aux Asticodoigts d’Hervé Tullet, Jeu de doigts, Jeu de voyages, Jeu du cirque, etc. que la BBthèque vous recommande,par ailleurs, vivement… !

0

Chut vs Boum-boum : une histoire de voisins

Je vous présente aujourd’hui un joli album pour les plus grands des bébés, qui met en scène deux lapins que tout sépare… hormis le fait qu’ils deviennent, pour le meilleur et pour le pire… voisins :

A l’origine, il y avait un lapin qui habitait seul (dans une maison en bois perchée tout en haut d’un arbre). Ce lapin-là aimait être tranquille et calme, son moment préféré était la nuit quand tout le monde est endormi, tant le moindre bruit l’importunait considérablement pour ne pas dire démesurément : CHUT criait-il de plus en plus souvent à tout bruit à son sens inconvenant. Dommage pour ce lapin-là, son nouveau voisin n’était pas du tout son semblable. Ce lapin-ci aimait la fête, la musique, les amis, le bruit… la vie. Conflits d’intérêts garanti. Meilleurs ennemis.

Oui, mais… il arrive un moment où ce lapin-là vit un drame (sa maison détruite), et qui est là ? Ce lapin-ci ! Ce lapin-ci qui va aider ce lapin-là à rebâtir son toit, reconstruire sa vie. Les deux lapins apprennent à se connaître et à devenir… bons voisins et même amis. Ils mettent même en place un pont pour se rendre chez l’un, chez l’autre ; et quand de nouvelles maisons apparaissent, les passerelles entre les habitations se multiplient.

Chut ! : une histoire, signée Morgane de Cadier et Florian Pigé aux éditions HongFei Cultures, sur l’apprentissage de la vie en société, en même temps qu’elle peut aider les bébés lecteurs, par mimétisme, à gérer leurs fortes émotions : réussir à identifier l’insatisfaction, la colère ; surmonter peu à peu cet état d’énervement ; laisser place à un sentiment plus apaisant et constructif… le contentement… voire le bonheur, qui pointe, plus vite souvent qu’il n’y paraît, le bout de son museau.

0

Tut-tut !

Tut-tut, c’est le retour de Yuchi Kasano dans la BBthèque, qui, après nous avoir emmenés dans l’eau avec bloub°bloub°bloub, nous entraîne sur la route avec un nouveau cartonné qui met en scène un trajet tout autant ponctué de toniques et joyeuses onomatopées : Tut-tut !

C’est l’histoire d’un bus (rouge). Non. C’est l’histoire de trois petits cochons (roses). Non. C’est l’histoire de la rencontre, qu’on imagine quotidienne, et du moment que partageraient donc, chaque jour, trois petits cochons (roses) et un bus (rouge), à bord duquel ils montent à un arrêt pour redescendre un peu plus loin. Les trois petits cochons, depuis le bus, observent et commentent les événements de la route : oh ! une moto, coucou la moto ! oh ! un taxi, coucou le taxi ! … et puis au terminus qui les attend ? Leur maman ! « Coucou, maman ! »

Un livre tout cartonné, format carré, qui dit, en toute simplicité et bonhomie, mélange de civilité et jovialité : les véhicules, les modes de transports, le déplacement d’un point A à un point B ; la séparation enfants-parents, l’autonomie des petits et la joie des retrouvailles avec les parents.