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1 ours, 3 ours, 6 ours

Janik Coat est l’auteur, aux éditions Hélium, d’une nouvelle série de livres ! Le héros est un ours, nounours représenté comme un ours (plus grand que son propriétaire haut comme trois pommes), l’ours Bernie, qui, dans un coffret, se décline en 6 Bernie, 6 petits livres, 6 grands thèmes, 6 pièces d’un puzzle pour mettre le monde en images et en mots :

Bernie c’est mon ours

de Janik Coat

Si c’est le jeune enfant, petit lutin bleu, qui raconte ces histoires, il les raconte par le jeu, comme il joue avec son doudou, et par étapes s’il-vous-plait (1 ouvrage par étape) :

1  J’habille Bernie
2  Je joue à cache-cache avec Bernie
3  Je mets Bernie en couleurs
4  Je compte : 1, 2, 3, Bernie
5  En avant, Bernie !
6  Bernie joue aussi

Un trésor de lecture pour le tout-petit : un motif attachant (quoi de plus attachant comme objet, pour un jeune enfant, qu’un doudou… son doudou) qui se répète d’un livre à l’autre ; une approche graphique, colorée et dynamique ; un contenu simple, direct et vivant ; un format court et efficace pour susciter l’éveil du jeune enfant : un livre, un thème (1 les habits, 2 les espaces, 3 les couleurs, etc.) ; le tout se mettant 100% à la hauteur d’un enfant  lecteur mais aussi acteur, tant les imagiers se font sujets et supports ludiques, jusqu’aux quatrièmes de couverture qui, isolées, montrent une partie de Bernie et, assemblées, reconstituent un Bernie entier !

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Sous le chapiteau

Vous connaissiez peut-être déjà un livre-arbre, un livre-maison ou encore des livres accordéons… mais connaissez-vous un livre-chapiteau ? Tadaaaaam ! Vous ne pourrez plus dire « non », car via cette chronique, vous allez découvrir un livre en forme de chapiteau…

La couverture constitue sa toile, et c’est en ouvrant l’ouvrage (avec ou sans ouvreur ou ouvreuse) que vous pénétrerez à l’intérieur pour assister à un numéro de cirque… en 3D.

La BBthèque a le plaisir de vous présenter ainsi aujourd’hui une lecture qui est aussi un spectacle, celui de la…

Famille acrobate

d’Anouck Boisrobert et Louis Rigaud aux éditions Hélium

Dans ce livre pop-up, le jeune lecteur voit, de bas en haut, une pyramide humaine se constituer avec joie mais aussi appréhension parfois, dans une ambiance familiale, avec un animateur qui conte pas à pas la prouesse : à la une, à la deux, à la trois… et ce jusqu’à 10 étapes avant d’atteindre le sommet ! Oui, dans ce premier documentaire, on apprend au passage à compter.

Tout paraît maîtrisé… quand un imprévu pointe le bout de son museau… L’élément perturbateur est une chatte, qui, plus acrobate que les acrobates, tente de se hisser tout en haut… L’aventure ne lui réussit pas, non plus qu’à ses maîtres puisque… PATATRAS ! Mais tous retombent sur leurs pattes, tels la chatte, et se remettent en piste pour saluer le public.

Un pop-up très réussi, signé d’un duo rompu à l’exercice (si vous ne l’avez jamais lu, je ne saurais trop vous conseiller de vous procurer l’incroyable et fantastique Popville, livre pop-up qui se trans-forme en ville) et un moment de lecture amusant à partager avec les enfants, jeu de construction/destruction que l’enfant peut renouveler éternellement.

Vous pouvez retrouver aussi ici d’autres livres au top qui parlent du cirque au tout jeune public… et un autre album qui raconte ce même plaisir de se mettre les uns aux dessus des autres… mais dans l’eau !

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J’adore pêcher VS J’adore nager

Lumière, dans la BBthèque, sur un ingénieux album tout cartonné & réversible. Non content en effet de proposer une lecture dans un sens comme dans l’autre, ce livre donne un sens à ces deux sens, dans la mesure où ceux-ci incarnent les deux facettes d’un même sujet, perçu de deux points de vues foncièrement différents :

J’adore pêcher

ou J’adore nager

de Thierry Bonneyrat & João Vaz de Carvalho

aux éditions L’Atelier du poisson soluble

Dans cet album aux couleurs et illustrations douces, forestières et aquatiques, le bébé lecteur s’attache à deux personnages qui poursuivent des objectifs diamétralement opposés : l’homme, qui tente de pêcher le poisson ; le poisson, qui tente d’échapper à son prédateur humain.

L’un et l’autre présentent à tour de rôle ce qui les anime, leurs centres d’intérêts : la pêche pour l’un, la nage pour l’autre ; et ce qui leur plaît dans ces activités : l’environnement, la météo, la sociabilisation. Et pourtant… gare au conflit d’intérêts si le pêcheur ou le poisson parvient à ses fins… mettant ainsi fin au bon plaisir (synonyme de vie pour l’un) de l’autre !

Une histoire que l’enfant prend plaisir à manipuler, et dont la lecture peut être renouvelée à loisir, puisqu’elle ne tranche ni en faveur de l’un, ni en faveur de l’autre. Les auteurs incitent ainsi le bébé lecteur à adopter les deux points de vue indifféremment et à envisager un sujet donné sous des angles différents, simultanément… démarche permettant notamment de prendre de la hauteur et de se mettre dans la peau d’autrui l’espace d’un instant.

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Photographier le temps

Bonne nouvelle, la photographie est de nouveau mise à l’honneur dans la BBthèque, à l’occasion de la publication de deux imagiers, beaux livres d’art en format paysage tout cartonné, signés Ianna Andréadis aux éditions Les Grandes Personnes :

  • Du printemps à l’hiver : histoires du cerisier
  • Du soleil à la lune : histoires du ciel

Les titres de ces livres l’indiquent de suite : ces albums, qui sont aussi des premiers documentaires, racontent des histoires, réunies autour d’un fil rouge polysémique, la notion de temps… celui qu’il fait… celui qui passe. Ils racontent des histoires sans autre mot que leurs titres programmatiques. Ils racontent des histoires par les images photographiques, reliées entre elles par un travail scénographique mettant en résonance tel et tel paysage, captation du réel et du présent, propice à éveiller chez le jeune enfant le sens de l’observation mais aussi de l’imagination.

Du printemps à l’hiver :

histoires du cerisier

Dans les histoires du cerisier, nous suivons la vie de cet arbre fruitier de saison en saison ; la photographe privilégie à cet effet l’alternance de plans rapprochés et de plans plus larges, permettant sur une même double page d’embrasser d’un coup d’œil l’apparence globale du cerisier et de compléter cette vue d’ensemble par un regard attentif aux détails, à l’image d’un bourgeon qui s’ouvre au printemps pour donner naissance à une fleur si peu de temps après. Comme si le bébé y était, le voilà d’ailleurs représenté en plein été cherchant à attraper les cerises bien mûres ! Puis viennent les couleurs de l’automne et de l’hiver, avant que reprenne un nouveau cycle au printemps suivant…

Une lecture qui complète à merveille un autre premier documentaire muet qui raconte, tout en illustrations, les quatre saisons d’un cerisier : le livre-arbre signé Amandine Laprun aux éditions Actes Sud Junior, que la BBthèque vous recommande chaudement itou également.

Du soleil à la lune :

histoires du ciel

Un livre pour inviter les bébés à lever les yeux en direction du ciel : ici, les photos captent des moments de toute beauté. Lumières, formes de nuages, traces dans le ciel, planètes et étoiles, feux d’artifices et crépuscules, brume et brouillard, évaporation et densité, vols d’oiseaux mais aussi d’hélicoptères, effets optiques sur fond de ciel dégagé, lune et soleil… Tout l’album fonctionne par duo d’images décrivant le ciel, matière vivante qui n’est jamais tout à fait la même selon le moment et/ou l’endroit au(x)quel(s) on lui prête attention.

Une lecture qui complète parfaitement un autre premier documentaire, Dans le ciel, co-signé Aurélia Coulaty et l’atelier Bingo aux éditions Amaterra, qui explore avec poésie les mille et un mots du ciel.

Psssst : et pour découvrir d’autres livres tip top qui font l’heureux choix de s’emparer du média photo pour communiquer avec les tout-petits, rendez-vous ici !

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Festin de crêpes pour tout-petits

En ce mois de fête des chandelles, voici une chronique gourmande sur un livre qui dévoile aux tout-petits le secret de fabrication des CRÊPES… Un livre de cuisine avec une recette unique, en format géant, tout cartonné et noir et blanc, dernière parution au sein de la collection Bon pour les bébés signée Thierry Dedieu au Seuil Jeunesse :

Comme de coutume dans cette collection, l’auteur s’inscrit dans un genre — ici le livre de cuisine — à l’intérieur duquel il livre aux bébés lecteurs, précisément, un texte tel quel, sans accompagnement autre que la mise en scène et l’illustration… qui restituent ici merveilleusement l’énergie et la tonicité dont doit faire preuve un cuisinier pour la réussite de son plat.

Le texte donc, cette fois, est constitué d’une recette de pâte à crêpes (pour 6 personnes, miam), écrite comme un livre de cuisine de ma mère-grand, recette complétée d’instructions pour cuisiner et déguster les crêpes elles-mêmes (ne pas s’arrêter en bon chemin) :

  1. Réunir les ingrédients dans un récipient
  2. Mélanger/fouetter
  3. Parfumer
  4. Laisser reposer (zzzzzzzzzzz)
  5. Cuire
  6. Tartiner !

Et toc ! Voici le tout-petit coiffé d’une toque, avec cette toute première recette à partager en famille ou en collectivité avec des plus grands : écouter et voir comment on fabrique un mets aussi simple et bon qu’une crêpe, et, au-delà, faire le lien entre le texte lu et la réalité pour peu que l’enfant soit associé à un atelier crêpe !

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Mini bestiaires pour apprendre à compter ou encore s’initier au japonais… !

Les bébés lecteurs ont une appétence singulière pour les extrêmes, en matière de formats livresques : les albums gigantesquement géants et ceux tout tout tout… petits. Les minis, concentrés de riches contenus et livres-objets à manipuler par les petites mains. Comme celui-ci, ou comme ceux présentés aujourd’hui, qui empruntent chacun au genre du bestiaire… combiné avec d’autres approches suscitant l’éveil des jeunes enfants :

1 chien, 10 chats !

par Martine Perrin

Ce tout cartonné, format carré de 9 x 9 cm s’il-vous-plaît, est tout à la fois un bestiaire (faisant l’apologie du plein air !), un livre-jeu et un livre pour apprendre à compter (de 1 à 10)… tout en s’amusant à coucou-cacher et à nommer/dénombrer les animaux rencontrés au quotidien, à la campagne ou dans un jardin.

Grâce à un trou rond présent une page sur deux et aux jeux de graphisme autour ce trou-trou, l’enfant se lance dans une partie de devinette : je vois un bout de l’image mais pas tout, qu’y a-t-il d’autre ? et trouve la réponse à ses questions à la page suivante, en même tant que, dans le trou, prend place le nombre illustré sur la double page dévoilée, et ce de manière extrêmement lisible. Dans mon jardin, il y a ainsi… 1… chien ; il y a aussi une pente et sur la pente… 2… escargots ; il y a un arbre et en haut de l’arbre… 3… oiseaux ; etc.

A la toute fin, surprise, tout le jardin, montré jusqu’ici par bribes, comme autant de gros plans sans corrélation apparente les uns avec les autres, est représenté globalement dans l’espace avec une sorte de jeu fait plan, par lequel l’enfant comprend son aménagement, ainsi que les habitats respectifs des petits êtres qu’il vient de rencontrer, de la niche au poulailler, la mare au pied de l’arbre, la terre en pente au dessus du terrier. Une invitation pour le jeune enfant à observer son environnement, et à le traduire en mots et en nombres.

Quelques images ici !

Mon imagier japonais : les animaux

de Julie Blanchin Fujita

Cet autre premier documentaire tout cartonné, un poil plus grand que le précédent (10 x 10 cm), propose au bébé lecteur de l’initier à la langue mais aussi à la faune japonaise. Dans cet imagier bilingue (français-japonais) de 22 petites pages, chaque double page présente un animal… occidental ou extrême-oriental : le moineau, le papillon, l’ours noir d’Asie, le poisson rouge, le chat, le scarabée, le chien viverrin, la libellule, la luciole, le chien akita.

Sur chaque page de gauche, l’illustration de l’animal, réalisée à la peinture à l’eau ; sur chaque page de droite, le mot lui-même : écrit comme à la main en langue française pour commencer, puis en japonais, et ce de plusieurs façons différentes : comment le mot se prononce (grâce à sa transcription en lettres latines) et comment il s’écrit (sa graphie  : kanji, hiragana et katakana !). Une belle introduction à une autre culture…

Quelques images à découvrir ici.

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Cru / Cuit

L’assiette et la bibliothèque font bon ménage, notamment dans la littérature jeunesse, et les auteurs écrivant pour les tout-petits peuvent créer des merveilles de livres sur le manger pour les bébés, comme nous avons pu le voir ensemble à maintes reprises dans la BBthèque : Fruits de saison & Légumes de saison et autres livres-jeux autour des aliments et du corps humain, virées n°1, n°2 et n°3 au marché, avant d’intégrer l’assiette des bébés (ici et ) et de découvrir les bienfaits que les nutriments font au corps humain dans A dévorer des yeux par exemple…

La preuve encore aujourd’hui de ce mariage fécond avec ce petit tout cartonné, format carré, signé Matthieu Saintier et publié aux éditions Le diplodocus cette année :

Cru cuit

Cet imagier et premier documentaire utilise avec bonheur le média photo pour donner à voir, en lecture miroir, les deux versions d’un même aliment, la version crue à gauche, la version cuite à droite.

De double page en double page, le bébé lecteur explore ainsi la pomme, la châtaigne, le fromage, le chocolat, la tomate, le maïs, la fraise, le sucre, les pâtes, la carotte, le poisson et la pomme de terre… dans plusieurs de leurs états, dans la mesure où ils se transforment par l’opération de cuisson. Sur chaque photo, prise de manière rapprochée, l’enfant est présent, et toujours, acteur de l’image, en interaction avec l’aliment : on voit le plus souvent une ou deux petites mains désignant ou touchant l’aliment, si ce n’est un regard observateur ou des bouches gourmandes tant le mets semble appétissant…

Ou comment, dès le plus jeune âge, par une démarche réaliste et sensorielle, mettre la main à la pâte… et l’eau à la bouche tout à la fois. Direction la cuisine, chers bébés lecteurs !