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Marron mammouth et violet chat

Deux nouvelles couleurs rejoignent le drôle de nuancier arc-en-ciel et animalier, signé Janik Coat aux éditions Memo : après Rouge hippopotame, Vert tamanoir, Bleu éléphant, Jaune chameauRose poulpe, Orange sanglier, voici qu’arrivent Violet chat et Marron mammouth !

Dans les deux cas, c’est « mon » chat ET « mon » mammouth.

Le premier est VIOLET comme les aubergines, comme… la couronne de la reine d’Angleterre ! comme le raisin ou encore les violettes… MON chat, il s’appelle IGOR, est il est — pas orange, pas rose, pas bleu, pas rouge, pas marron, pas vert, pas noir, pas jaune non il est — VIOLET — sur la dernière page, l’enfant est invité à retrouver en effet où est Charlie Igor.

Le second est MARRON comme les gâteaux au chocolat ! et aussi comme les troncs d’arbres, les marrons (ah l’occasion de parler d’homonymie avec les tout-petits), une crotte (de mammouth notamment !). MON mammouth, il s’appelle ABEL et il est — pas rose, pas violet, pas vert, pas jaune, pas orange, pas bleu, pas blanc, pas rouge, pas noir non il est — MARRON  — sur la dernière page, l’enfant est invité à retrouver en effet où est Charlie Abel.

Toujours un graphisme très sympa pour cette collection originale, mi-bestiaire, mi-inventaire de couleurs, qui s’agrandit.

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Croque la vie avec Ploc

C’est stimulant, de chroniquer Ploc, sorti cette année aux éditions MeMo. Stimulant tant Mélanie Rutten développe dans ce tout-cartonné, sa première œuvre destinée aux bébés, un univers diantrement original, tendre, pêchu et plein de charmes : formes, couleurs, mots et caractères, dans ce livre extraordinaire, tout concourt à transporter tout-petits et grands vers une mythologie imaginaire à même de refléter les premiers apprentissages de la vie.

Les illustrations, peut-être, d’abord :

Oui, les images, mélange de peintures aquarelles et encre de Chine, donnent le ton, ainsi que les formes et noms des personnages de l’histoire : Ploc, Tine, Baba, Bubu… une bande d’amis que Mélanie Rutten introduit auprès des touts-petits en mettant en scène une tranche de leur vie, un petit bout de journée en leur compagnie, riche en émotions et enseignements, dans un cadre extérieur respirant la fraîcheur.

L’histoire, bien évidemment, ensuite. Mélanie Rutten ne craint pas de donner à lire un récit plutôt long pour son jeune public : un texte précis dans son vocabulaire, ses descriptions, ses actions, un vrai texte de grands pour les tout petits enfants.

Au début du livre et de la journée, il y a ce que chacun sait déjà faire, et, souvent, ce ne sont pas les mêmes choses que leurs petits voisins. Et voici qu’interviennent tout naturellement les bénéfices, les bienfaits de la socialisation : observer et apprendre (de) la différence… en collectivité vive la complémentarité ! Savoir se définir soi-même, par rapport à autrui ; imiter, partager, échanger, jouer ensemble, dans la joie et la bonne humeur, la frustration aussi, la peur, la colère, la tristesse quand un objet auquel on tient se casse… réparer les dégâts, soigner les blessures, relativiser, s’embrasser !

A la fin du livre et de la journée, chaque petit être ressort grandi de cette exposition au grand air et de cette interaction avec autrui : certains ont développé leurs compétences, quand d’autres ont appris à gérer leurs émotions. Le rideau peut tomber, sur un moment qui réunit et contente tout le monde : le goûter avec un superbe gâteau… ! Bon appétit chers amis, et continuez de bien croquer la vie…

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Y aller avec Nakamura

Les éditions MeMo publient deux nouveaux livres de l’artiste plasticienne japonaise Junko Nakamura, adepte du dessin d’enfants :

 

Ces deux albums tout cartonnés invitent les bébés lecteurs à de mini-géantes expéditions, dont le jeune enfant est l’acteur principal. Dans le premier, une véritable sortie d’extérieur, accompagné d’un grand, balade en forêt qui se solde par une cueillette de myrtilles donnant lieu, de retour à la maison, à un goûter gourmand. Dans le second, l’enfant joue dans son salon puis la bougeotte le prend ainsi que l’envie d’un grand transvasement / déménagement : « il faut que j’y aille », moi et puis aussi bien sûr tous mes jouets que je viens de ranger à cet effet… dans mon chariot ! Roule roule, marche marche avec la plus grande détermination dans et autour de la maison ; effectuer ainsi le tour du foyer puis revenir s’installer à l’intérieur, et constituer, toujours avec tous ses jouets, un même et autre nouveau petit coin.

Des phrases et illustrations simples pour des histoires bienveillantes, constructives et dynamiques, à hauteur des bébés explorateurs. Ici, c’est le tout-petit enfant qui s’exprime, c’est lui qui est en mouvement… voire prend ses propres décisions ; l’adulte est bien présent mais au second plan : toujours il encourage son enfant à partir à la découverte du monde, que ce soit en l’accompagnant physiquement dans ses pérégrinations lointaines ou, chez soi, en veillant à ce qu’il développe sereinement son autonomie tout en lui offrant un cadre aimant et nourrissant, via le regard et, depuis les fourneaux, le remplissage d’estomac des p’tits chats.

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Rose poulpe et orange sanglier

Oyez oyez, deux nouvelles couleurs et animaux font leur apparition dans la très chouette collection signée Janik Coat aux éditions MeMo : après les couleurs primaires et le vert, voici le rose, associé à la figure du poulpe, et l’orange, associé à celle du sanglier :

Au menu, des associations toujours étonnantes et détonantes, qui fonctionnent à merveille : un poulpe et un sanglier, bien sûr, des animaux familiers très courants qu’on croise rarement sur notre chemin ; un poulpe rose et un sanglier orange, encore moins !

Le principe de cette série reste identique aux quatre premiers titres : un livre, format paysage = un animal au prénom sooooo vintage = une couleur = quelques autres éléments, organiques ou statiques, vivants ou morts, de la même couleur ! Pour l’orange, les citrouilles & carottes, les orangs-outangs, les soucis et le jus d’orange ; pour le rose  : les flamants roses, les roses, les cochons et l’amouuuur ! Et pour finir, le jeu : retrouver Jean-Michel le sanglier orange parmi des sangliers d’autres couleurs (non vraiment ils osent…) ; et idem pour Ava, le poulpe rose !

En bref, toujours, un bestiaire imaginaire servi par un graphisme ludique pour appréhender une à une, et dès le plus jeune âge, les couleurs de la vie.

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Couleurs primaires et + encore, avec Janik Coat

Janik Coat débarque dans la collection Tout-petits cartons des éditions MeMo, avec une série de tout-cartonnés à la ligne graphique et haute en couleurs : pour démarrer la série, quatre livres format paysage, mettant chacun en scène un animal associé à une couleur qu’il fait découvrir au bébé lecteur…

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Couleurs primaires pour ouvrir le bal : rouge hippopotame, jaune chameau, bleu éléphant ; puis la voie est ouverte aux couleurs secondaires : vert tamanoir… et bientôt d’autres couleurs, d’autres animaux…

mon hippopotame est rouge comme… les fraises et les cerises

rouge comme… le coucher du soleil

rouge comme… les maisons en briques

rouge comme… les coquelicots

popov est rouge

rouge-hippopotame-janik-coatA l’image du protagoniste bestial fait sien par l’enfant — « mon hippopotame », « mon chameau », etc.—, observation et exploration de l’environnement par le filtre de la couleur : dans Rouge hippopotame, couverture rouge oblige, avec mon hippopotame, Popov*, je vois ce que la vie recèle de rouge, de double page en double page — fraises, cerises, coucher de soleil…— et je suis à même, au terme de ce voyage monochrome, de distinguer le rouge des autres couleurs, soit, en pratique, de parvenir à retrouver Popov*, l’hippopotame rouge, parmi les hippopotames de toutes les couleurs que me donne à voir la dernière double page de l’album. Idem avec Shafick*, le chameau jaune ; Hégésippe*, l’éléphant bleu ; et Maurice*, le tamanoir vert !

Un graphisme ludique pour appréhender une à une, et dès le plus jeune âge, les couleurs de la vie. A paraître par la suite : Rose poulpe, Marron mammouth, Orange sanglier, Violet chat, Blanc chouette et Noir rhinocéros…

*Oui, dans ses différents livres, Janik Coat s’attache à attribuer des prénoms rares et marquants à chaque membre de son bestiaire imaginaire…

 

 

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Maman, papa, et avant ça…

Bientôt la fête des mères, la fête des pères… et vous n’avez pas de cadeau en tête ? Un bébé vient de naître dans votre entourage, et d’un présent qui fera date vous êtes en quête ? Votre propre enfant ne dit pas encore « papa » ou « maman »… pourtant vous avez vraiment vraiment hâte et vous ne seriez pas contre un petit coup de pouce !? Il ou elle ne comprend pas encore le concept de grand-parent  ?

A toutes ces questions, et à bien d’autres encore, une réponse sensationnelle est apportée ce printemps par l’auteur-illustrateur Emilie Vast, qui publie chez MeMo, collection Tout-petits cartons, deux albums tout cartonnés de toute beauté :

de maman en maman

& de papa en papa

 

Sont-ce des livres ou des poupées ? Des livres de poupées. Pour petites filles ? Petits garçons itou également. Pour mamans ? Et papas ! Et leurs mamans… Et leurs papas… ! OK… qu’est-ce donc que ces poupées qui nous sont livrées ? Des poupées… russes ! Chaque page de ces albums tout cartonnés, couverture et quatrième de couv’ comprises, incluent, dans leur format rectangulaire, le dessin d’une poupée russe : et plus l’on progresse dans la lecture, plus la taille de la poupée décroit. Pourquoi ? Pour coïncider avec le sens du propos : la généalogie du bébé lecteur. Ainsi démarre ce double récit de la vie :

« Il y a très, très, très, très longtemps, la maman de la maman de la maman de la maman de la maman de ma maman donna naissance à la maman de la maman de la maman de la maman de ma maman. »

et

« Il y a très, très, très, très longtemps, le papa du papa du papa du papa du papa de mon papa donna naissance au papa du papa du papa du papa de mon papa. »

La plus grande des poupées russes, celle qui ouvre le bal, c’est l’ancêtre… La plus petite, qui clôt, pour l’heure, la balade, n’est autre que le bébé… ce petit dernier ! Entre les deux, toutes ces générations de mamans & de papas qui se sont reproduits, les uns après les autres, donnant finalement naissance à ce poupon de lecteur découvrant ainsi tout en poésie son incroyable lignée !

Enfants, parents, grand-parents, arrière-grand-parents, arrière-arrière-…-grand-parents, on remonte le temps…. Ou plutôt on le déroule, on va le chercher loin, très loin, pour l’attirer vers nous, on l’apprivoise, le passé nourrissant le présent :

Par ce procédé judicieux de l’emboîtement, Emilie Vast ancre/encre littéralement le bébé dans la riche histoire de sa conception ; le tout petit est compris dans toutes ces figures familiales qui ont contribué à sa mise au monde ; il est le fruit d’un héritage multiple, en même temps qu’il grandit et que, vraisemblablement, naturellement, le bébé d’hier deviendra parent demain, et pourra narrer la même histoire à son marmot un jour prochain, pas si lointain.

Par cette mise en abîme universelle et ludique, chacun pouvant s’identifier à souhait dans la poupée qui le décrit, en y apposant tous ses souvenirs, Emilie Vast met en mots et en images les questions relatives à l’identité, la filiation, les origines, qu’un jeune enfant peut se poser dès son plus jeune âge, ou poser à ses parents et grands-parents.

Par ce doux enchâssement, où chaque corps, quelle que soit son époque, regorge de vie (chaque habit abrite animaux et végétaux d’une même couleur, et les couleurs se fondent & répondent d’une poupée et d’un livre à l’autre), Emilie Vast dit l’appartenance du tout petit à une grande famille, dont les plus âgés sont peut-être partis, mais que la mémoire, transmise par les parents, ravive à chaque instant. 

Vous l’aurez compris, l’un complète l’autre ! Quelques images de ces ascendances/descendances version matriochka ici et patriochka , avant de vous encourager très vivement à acquérir ces livres, pour que, dans vos chaumières, les papas et les mamans lisent et relisent, chacun & en chœur, leurs histoires à leurs enfants !

 


Pour vous aider à faire main basse sur ces formidables livres en librairie et en bibliothèque, en voici les références complètes :
De maman en maman : matriochka [Texte imprimé] / Emilie Vast. – Nantes : MeMo, 2016. – 1 vol. (16 p.) ; illustrations en couleurs ; 22 x 15 cm.
ISBN 978-2-35289-286-1 : 9,50 EUR
De papa en papa : patriochka [Texte imprimé] / Emilie Vast. – Nantes : MeMo, 2016. – 1 vol. (16 p.) ; illustrations en couleurs ; 22 x 15 cm.
ISBN 978-2-35289-287-8 : 9,50 EUR
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a ba ba

Oyez, oyez, chef d’œuvre de la littérature pour tout petit, signé Malika Doray et Annelore Parot :

A ba ba Malika Doray et Annelore Parot

il fallait bien être deux pour avoir cette idée à la fois simplissime et géniale, de dire le récit à la façon d’un enfant babillant ne connaissant l’alphabet ni d’ève ni d’adam, mais maîtrisant parfaitement son ababa, ce langage universel par lequel nous sommes tous passés ! Le ou la petitout(e) dialogue ainsi avec sa maman, au creux de ses bras, cherchant le contact, tant par des questions — a ba ? ba  — que par des affirmations — a ba ba ! —, se met en quête de nouveaux interlocuteurs, un frère, une sœur, peut-être, à qui faire causette — a ba ba ba… — avant de se raconter, aussi, mille et unes histoires rien que pour lui… !

Pour vous faire une idée plus concrète de cette merveille, rendez-vous sur le site de l’éditeur, MeMo : http://www.editions-memo.fr/a-ba-ba, qui met en ligne quelques extraits illustrés…

En bref, une lecture riante, à partager en toute complicité avec son ou ses bébés !


Pour vous aider à trouver ce livre en librairie ou en bibliothèque municipale, en voici les références complètes :

the-light-bulb-363064_640A ba ba [Texte imprimé] / Malika Doray et Annelore Parot. – [Nantes] : Éditions MeMo, cop. 2014 (impr. en Pologne). – 1 vol. (non paginé [10] p.) : ill. en coul. ; 22 cm.
Livre cartonné
ISBN 978-2-35289-236-6 (rel.) : 9 EUR