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Alors on danse !

Saviez-vous que les ours aiment danser ? Et qu’il fait bon danser avec eux le nez plongé dans des livres qui les mettent en scène en bonne compagnie ? Maintenant, oui. La preuve avec Danse avec Bernie, de Janik Coat aux éditions Hélium :


Danse avec Bernie

Bernie est de retour dans les librairies, les bibliothèques et la BBthèque ! Souvenez-vous, nous avions fait sa connaissance dans un coffret de six livres tout cartonnés (chroniqué ici) où, assemblés les uns avec les autres au niveau de leur quatrième de couverture, ils formaient un seul Bernie géant !

Ici… nous retrouvons Bernie en version géante mais cette fois-ci dans un seul et unique livre lui aussi géant : 51 cm de hauteur ! Dans cet ouvrage tout cartonné au format hors norme signé Janik Coat aux éditions Hélium, le grand ours marron est, comme toujours, présenté en compagnie de ses amis : le lutin (qui fait deux fois la taille d’un farfadet) et les farfadets (dont Bernie fait 4,5 fois la taille). Le livre explore le corps humain (les parties du corps de ces différents personnages), les actions ou activités courantes (monter, rouler, marcher, glisser, porter, courir…) ainsi que leur déroulé au sein d’une journée, avant d’arriver à l’essentiel, « ce que l’on préfère », avec chorégraphie s’il-vous-plaît : danser comme des fous, et au son de la musique bien sûr ! Le corps des jeunes lecteurs se met littéralement en mouvement tout en lisant !

Un album riche et festif, qui donne complètement envie de danser en cette période de rentrée. Quelques extraits à découvrir sur le site de l’éditeur : https://helium-editions.fr/livre/danse-avec-bernie/.

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Tous super héros !

La BBthèque reprend du service après une coupure estivale bienvenue ! Et pour ce faire, rien de moins qu’un retour qui révèle et célèbre les super héros sommeillant en chacun de nous 😉 Lumière aujourd’hui sur le nouvel album d’Emilie Vast aux éditions MeMo :

Je veux un super pouvoir !

Où nous retrouvons les deux lapins complices d’un autre album d’Emilie Vast, Moi, j’ai peur du loup (album extra soit dit en passant, et chroniqué ici sur la BBthèque)…

Deux paires d’oreille affûtées et des compères qui refont le monde.. en conversant. Le lapin brun ne confesse plus ses peurs cette fois-ci mais il émet comme un souhait et se lance, à cet effet, dans une singulière quête en compagnie de son ami : « je veux un super pouvoir » dit l’un, oui mais lequel, répond l’autre ? Le lapin brun émet toutes sortes de propositions, mais le lapin beige trouve toujours quelqu’un d’autre disposant déjà de ce pouvoir. Mince alors se dit le lapin brun !

Chemin faisant, il fait, avec les jeunes lecteurs, un bel apprentissage. A chacun ses capacités, son super pouvoir, adapté à ses besoins… Toutes les merveilles sont dans la nature : chaque animal présenté dispose d’une fantastique ressource naturelle clé, tel un super héros (représenté masqué bien sûr pour le bénéfice de la démonstration) qui aurait sa signature, sa spécialité… son identité !

Et les lapins ? Eh bien les lapins… voient à 360 degrés ! Un super pouvoir qui leur appartient… foi de lapin !

Et les humains ? Lapin beige et Emilie Vast ont pensé à tout : les humains ont le… super… extra… formidable… incomparable… pouvoir de… lire des histoires… pardi ! de les comprendre, retenir, apprécier, habiter, interpréter…

Un album tout en humour et finesse où l’on apprend à connaître et apprécier les capacités de chacun, celle des autres comme les siennes !

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Portrait vivant d’une autrice illustratrice : Ianna Andréadis

La BBthèque vous propose ce jour de découvrir un nouveau portrait vivant d’une autrice illustratrice : qui qui qui aujourd’hui ? Mais c’est bien sûr :

Ianna Andréadis 

Ianna Andréadis photo 1 - portrait vivant - BBthèque

Portrait d’Ianna Andréadis – Crédit photo : Franck Bordas


Pour ce portrait vivant, Ianna Andréadis a accepté de répondre aux questions suivantes :

Qui suis-je ?

Je suis artiste, peintre et photographe, auteur de livres.

Comment et pourquoi j’ai choisi de faire ce métier ? Qu’est-ce qui me plaît et me motive dans cette profession ?

J’ai toujours voulu devenir peintre depuis mon adolescence à Athènes et je suis venue faire mes études à l’Ecole des Beaux-Arts à Paris.

Très attirée par les livres et l’édition, j’ai commencé à faire des albums en lithographies, avec l’atelier Franck Bordas.

livres-en-tissus Ianna AndréadisA la naissance de mes enfants, en 1995 et 1997, j’ai réalisé les premiers livres en tissus pour eux. C’étaient des imagiers en tissus wax où j’utilisais les motifs de ces tissus africains. J’ai rencontré Elisabeth Lortic, de l’association des Trois Ourses, qui diffusaient et exposaient des livres d’artistes en direction des enfants et ça été le début d’une grande histoire de livres, d’amitié, de rencontres.

DCF 1.0A cette époque j’ai fait mon premier livre de photos pour les enfants, Couleurs Nature, avec l’éditrice Fani Marceau aux éditions du Seuil.

Par la suite j’ai rencontré l’éditrice Brigitte Morel avec qui j’ai réalisé depuis tous mes livres de photos, aux Editions du Panama et maintenant les Editions des Grandes Personnes.

Des rencontres m’ont amenée à réaliser des livres de dessins au Mexique avec Petra Ediciones, en Inde avec Tara Books, au Japon avec One Stroke, en Grèce avec Agra…

J’apprécie énormément la complicité avec mes éditeurs et éditrices.

J’aime faire des livres, c’est l’aboutissement d’une idée et d’un travail collectif de réalisation, il y a la transmission de l’idée et le partage grâce à la diffusion et la vie du livre.

Comment je travaille pour concevoir un livre ? 

C’est toujours en parallèle d’un projet en cours, que ça soit en dessin ou en photos, inspiré par la nature, les voyages, la ville ou même le quotidien. Tous mes projets sont reliés entre eux et sont des rebondissements, des suites de mes expériences.

Pour ma nouvelle collection de livre photos pour les tout-petits aux Editions des Grandes Personnes, l’idée et l’envie est de montrer et sensibiliser les enfants à la beauté de la nature. Cela fait suite à mes précédents livres, Bêtes de Brousse, réalisé en famille lors de voyages en Afrique du sud, ou Une année en forêt. Avec ces « Histoires « , …du cerisier, du ciel, de la forêt lointaine, de l’eau… mes documentaires sans texte, je veux aller à l’essentiel avec 12 double pages, 24 photos seulement !

Je choisis parmi mes photos de mon fonds d’archives, ou bien je fais des photos en vue du projet.

Ensuite, je compose les double-pages avec des rapprochements, des analogies, des contraires, des contrastes… C’est ce rapprochement qui crée l’ « histoire », la réflexion, en comparant les deux images et qui au delà de chaque sujet abordé sont aussi l’occasion de parler de couleurs, du pareil / différent,  du loin / du proche , du grand / du petit, etc.

J’ai ainsi des élément d’un domino que j’assemble en jouant avec les images, pour faire une histoire et construire le « chemin de fer » du livre.

Comment j’imagine mes jeunes lecteurs quand je conçois des livres ?

Mes premiers livres, je les ai faits pour mes enfants, je voyais exactement les besoins de leur âge et j’expérimentais en direct !

Maintenant, je conçois mes livres sans penser aux lecteurs, mais en pensant au livre en soi, à ce que je veux montrer, à l’équilibre, au rythme, aux couleurs, etc.

C’est mon éditrice qui pense aux lecteurs et fait ses remarques selon les attentes des enfants.

Je conçois mes livres comme si… ils étaient pour des « Grandes Personnes » 🙂 Je veux qu’ils apportent un nouveau regard à tous les âges.

Est-ce qu’il m’arrive de discuter avec les enfants autour de mes livres ?

Oui, lors de rencontres dans des classes, dans les Salons du livre ou dans le cadre d’Ateliers à l’occasion d’expositions autour de mon travail.

C’est toujours émouvant pour moi d’arriver dans des classes où les enfants ont travaillé à partir de mes livres avec leur maîtresses ; ils ont des questions, des impressions, des réactions…

Ianna Andréadis photo 2 - portrait vivant - BBthèque

Cette année j’ai eu la joie d’être invitée au Salon du livre de Saint-Paul-Trois-Châteaux et j’ai rencontré beaucoup de classes maternelles autour des mes derniers livres, nous avons assemblé des pages en associant des photos pour imaginer de nouveaux livres.

C’est toujours très stimulant pour moi de voir comment les enfants réagissent aux images et comment les livres peuvent former leur regard.


La BBthèque remercie profondément Ianna Andréadis d’avoir participé à l’aventure du portrait vivant et vous invite, dès le plus jeune âge, à voyager et interroger le monde avec l’œuvre de cette autrice à la palette grande ouverte sur mille et une découvertes.

Pourquoi ne pas commencer par lire les premiers documentaires de la collection récente publiée aux Editions Les Grandes Personnes et chroniqués ici et ? Et poursuivre par les tous autres livres d’Ianna Andréas : livre photos, livres dessinés et livres en tissus, dont voici la liste complète ci-dessous !

Livres de photos

Du glacier au torrent – Histoires de l’eau, Editions des Grandes Personnes, Paris, 2020  

La fourmi et le paresseux – Histoires de la forêt lointaine, Editions des Grandes Personnes, Paris, 2020 

Du soleil à la lune – Histoires du ciel, Editions des Grandes Personnes, Paris, 2019

Du printemps à l’hiver- Histoires du cerisier, Editions des Grandes Personnes, Paris, 2019

Fenêtres sur Athènes ΑΘΗΝΑ ΘΕΑ, textes de Jean-Christophe Bailly, Aude Mathé, Yannis Tsiomis, Denys Zacharopoulos, édition bilingue, Agra, Athènes, 2016

Bêtes de brousse, avec Franck Bordas, Fernand et Pierre-Takis Bordas, Edition des Grandes Personnes, 2012, Paris

Cosmopolis / Ivry-sur-Seine, texte de Laurent Boudier, Editions du Panama, 2007

Une année en forêt, arbres et rochers de Fontainebleau, avec Franck Bordas, Editions du Panama, 2007

Edition mexicaine, Cronica de un bosque encantado, Petra ediciones, 2007

Chantier ouvert au public, récit de la construction du musée du quai Branly, avant-propos de Stéphane Martin, Editions du Panama et du Musée du quai Branly, 2006

Couleurs Nature, photos de l’agence PHO.NE, Éditions du Seuil Jeunesse, 2002

Éclipse 11 août 99,  texte de Laurent Boudier, 16 photos d’agence de presse, Franck Bordas éditeur, 2000

Livre dessinés

Winter, Editions One Stroke, Tokyo, 2019

Αγκάθια και αμάραντα (Chardons et immortelles)  texte de Manolis Charos, Editions Agra, Athènes, 2019

Manasa, Légendes de serpents indiens, SSSS Snake art and allegory,   texte de Gita Wolf, coédition musée du quai Branly et Tara books, Inde 2010

Au loin le monde est tout petit, Agnès Chaumié, Enfance et musiques, Paris, 2010

L’aile bleue des contes : l’oiseau,  anthologie commentée de Fabienne Raphoz, illustrée de 70 dessins, Editions José Corti 2009

Bestiaire aztèque / Bestiario azteca texte d’Elisabeth Foch, coédition du musée du quai Branly / Petra Ediciones, 2008

Un bestiario de la prehistoria, préface de Jean Clottes, Petra Ediciones 2007

Cactus, texte de Elisabeth Foch, Petra Ediciones, Guadalajara, Mexique, 2005

Dias / Tonaltin, texte de Elisabeth Foch, Petra Ediciones, Guadalajara, Mexique, 2005 ( prix « Nouveaux Horizons »  à la Foire du livre de jeunesse de Bologne, 2006 ) ( édition française,  La pierre du soleil, éditions Circonflexe)

Livres en tissu

Exposés et diffusés par les Trois Ourses (éditions limitées entre 4 et 40 exemplaires)

Le Petit livre des couleurs, 1997

Le Livre des fleurs, 1997

Le Livre d’Afrique, 1997

Dis-voir…, 1998

Le Grand Marché, 2000

Le Livre à compter, 2003

Villes, 2003

Oiseaux, 2011

Toucans, 2011

Vols, 2011

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Nouveaux livres à gogo #7 : rions avec Mathieu Maudet

Depuis le 11 mai, top départ du dé-déconfinement progressif, la BBthèque met en lumière des albums récents que vous pouvez vous procurer dans vos librairies indépendantes préférées. Aujourd’hui, la BBthèque vous propose de rire un peu, beaucoup, passionnément, à la folie… en bonne compagnie, soit avec deux nouveaux albums de M. Mathieu Maudet aux éditions l’Ecole des loisirs.

Nous commençons, avec Occupé, par une envie pressante qui rencontre un problème bien connu : la place est déjà prise, il va donc falloir patienter pour se soulager… Et celui ou celle qui est sur le siège semble bel et bien faire le siège des WC… Il occupe tant et tant les toilettes qu’une file vient à se former : une petit fille ressemblant fort à un petit chaperon rouge pour commencer, suivie d’1, puis de 2, puis de 3 petits cochons… Tout le monde attend son tour en se dandinant. Enfin la voix de celui ou celle qui était sur le trône au milieu des bois annonce le début de la fin du supplice : j’ai fini, je remonte mon pantalon, je me lave les mains et… j’arrive ! La porte s’ouvre, qui est là : le loup !!! L’envie est passée, la peur l’a supplantée : tous ceux qui ne pensaient qu’à faire faire pipi ont fui. Le loup, lui, ne se démonte pas : bon, si plus personne ne veut aller aux toilettes, dit-il, j’y retourne : j’ai pas fini mon livre ! Un album hilarant, mariant au poil trivialité et conte de fées.

Dédé - Mathieu MaudetNous poursuivons, en cette période de dé-déconfinement, avec Dédé, ce drôle de personnage qui a un truc avec les mots en « dé » qu’il aime dé-dédoubler. Dédé a un dada : il aime dé-démonter par ci par là, et il se dé-débrouille terriblement bien, Dédé, pour tout dé-démonter. Mais comment faire après avoir absolument tout dé-démonté ??? C’est la dé-déconfiture, la dé-démoralisation. Heureusement Dédé a le dé-déclic. C’est parti pour un nouveau dé-départ : Dédé va se dé-débrouiller et mettre en œuvre le système D, le système Dédé, pour dé-dépanner et dé-défaire ce qui avait été dé-défait ! Un album qui dé-dépote et qui montre que savoir défaire peut aussi se transformer en savoir faire.

Vous avez encore envie de lire/rire à gorge dé-déployée ? La BBthèque vous invite à retrouver ici toutes les chroniques BBthèque d’albums de Mathieu Maudet.

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Portrait vivant d’une autrice-illustratrice : Julia Chausson

La BBthèque vous propose aujourd’hui de découvrir un nouveau portrait vivant d’une autrice illustratrice ! Lumière aujourd’hui sur :

Julia Chausson

photo - Julia Chausson - portrait vivant BBthèque


Pour ce portrait vivant, Julia Chausson a accepté de répondre à ces quelques questions :

Qui suis-je ?

Je suis autrice-illustratrice et graveure. Je créé des livres. Il m’arrive aussi de concevoir des jeux pour les tout-petits et de mettre en scène des spectacles jeunesse avec la Compagnie La Sensible.

Comment et pourquoi j’ai choisi de faire ce métier ?

Vers 10 ans, j’ai été éblouie par les maquettes d’Alexandre Trauner, grand décorateur de cinéma. J’avais trouvé ma voie !

Plus tard, j’ai suivi des études de scénographie à l’école des Arts décoratifs de Paris, où je me suis régalée. En sortant de l’école, j’ai découvert que le travail collectif ne correspondait pas tout à fait à mon tempérament. J’avais besoin de faire tourner mon petit moteur personnel, sans trop de contraintes extérieures.

Très vite, le livre m’est apparu comme un cousin germain du théâtre, mêlant texte et image. Il est comme un spectacle de poche ; la couverture c’est l’affiche. Ouvrir un livre, c’est un rideau qui s’écarte. Puis la narration se déploie dans un temps défini, page après page. Le spectacle s’achève enfin avec la tourne de la 4ème de couverture. Le livre, c’est un espace de création très libre.

Le « spectacle » peut prendre toutes sortes de formes. Il peut être statique, dynamique, ambigu, absurde, agile… Le dialogue entre le texte et l’image est un point d’articulation, auquel il faut être attentif. Car c’est dans les zones d’ombre que se joue l’essentiel.

Ce qui me plait aussi, c’est la légèreté dans la création. Tout est possible avec peu de moyens : une feuille de papier, quelques crayons, des mots…

Comment je travaille pour écrire un livre ?

La conception d’un livre est assez longue. Les premières idées sont souvent banales, mais je les dessine car elles me permettent d’avancer. Très vite elles sont ensevelies sous de nouvelles idées. Dans ces moments de recherche, j’ai besoin de me nourrir. Littérature, peinture, images… Je regarde tout. Cela va entrer en collision avec ma recherche, faire rebondir le projet dans de nouvelles directions.

C’est comme des strates qu’il faut creuser. J’ai toujours l’impression que si je me contentais des premières idées, je resterais à la surface. J’ai besoin de temps pour chaque livre. Après le temps de la recherche et des croquis, il y a un temps « d’infusion » pendant lequel je me consacre à un autre projet. Y revenir avec un œil neuf est très efficace !

Du coup, j’ai toujours quantité de livres sur le feu. Certains même mijotent pendant des années !

Comment est née la collection de comptines « les petits chaussons » ?

La collection « Les petits chaussons » est née grâce à un livre d’artiste intitulé « Noire du berry », où on voyait une poule noire disparaître sous la neige. Ces livres d’artistes, entièrement réalisés à l’atelier depuis la conception jusqu’à la reliure, n’ont d’autres contraintes que les miennes. Aussi, j’expérimente en toute liberté. Avec ce livre, j’explorais le principe du « bois perdu ». Il s’agit de créer plusieurs images avec une seule plaque de bois, qui est progressivement gravée et imprimée.

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En découvrant ce livre, que je ne destinais pas particulièrement aux enfants, Christine Beigel alors éditrice, m’a proposée de l’associer à la comptine « Une poule sur un mur » et de l’adapter (format, couleur, nombre de pages…). Enfin d’ajouter une « chute » amusante.

Anne Decroly photographie - petits chaussons - Julia Chausson

Chaque titre de la collection décline le principe d’une même image qui progresse par accumulation, suppression, disparition, déplacement, transformation… Principe qui découle de la technique de la gravure sur bois.

Nous avons fait quelques pas de côté, notamment avec le titre « dans la forêt lointaine », qui est un dialogue s’inscrivant dans l’espace du livre : les coucous sont en page de gauche, le hibou est à droite. Ils s’entendent mais ne se voient pas. Tandis que « la petite bête qui monte » est un déplacement vertical dans l’espace d’une grande image.

4 nouveaux titres, toujours aux éditions Rue de monde, sont en préparation pour le printemps 2021 !

Comment j’imagine mes jeunes lecteurs quand j’écris ?

Chaque enfant est différent et je ne peux pas les considérer comme une globalité. D’ailleurs, je crois que je travaille autant pour les adultes que pour les enfants. Je lisais beaucoup de livres à mes enfants quand ils étaient petits et j’appréciais quand leurs formes étaient assez ouvertes pour ne pas s’épuiser.

Est-ce qu’il m’arrive de discuter avec les enfants autour de mes livres ?

Je rencontre souvent les enfants dans leurs classes. Il m’arrive parfois de « tester » un livre en cours de fabrication avec eux !


La BBthèque remercie infiniment Julia Chausson d’avoir participé à cette aventure du portrait vivant, et vous invite, adultes et enfants, à vous plonger dans l’œuvre fine, belle, originale de Julie Chausson… Vous pouvez par exemple commencer par la collection Les petits chaussons, puis poursuivre avec les autres livres & livres d’artistes de Julia Chausson, ses gravures et images, mais aussi les jeux qu’elle conçoit et spectacles qu’elle met en scène ! La BBthèque vous donne rendez-vous pour découvrir plus avant l’ensemble de ces créations sur https://www.juliachausson.com

Site web Julia Chausson