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Les contraires… à l’endroit comme à l’envers !

Lumière aujourd’hui sur une perle de la littérature jeunesse, rééditée chez Thierry Magnier cette année en format carré tout cartonné : A l’endroit comme à l’envers, de Menena Cottin. Un livre, noir & blanc et une touche d’orange, à lire à l’endroit… mais aussi à l’envers, pour saisir un mot… et son contraire !

endroit envers menena cottin

Par son graphisme intelligent, porté par des contrastes de couleurs saisissants (ah… le noir et blanc et les petits enfants), Menena Cottin offre aux tout petits une expérience de lecture visuelle inédite : chaque double-page propose en effet une illustration dont le sens diffère selon la manière dont le bébé lecteur manipule le livre ! avec, en orange, des mots pour exprimer les tournures de langage désignant les opposés ainsi illustrés. En passant de l’endroit à l’envers et vice & versa, on passe en revue les contraires :

  • début ou fin d’un trait tracé au crayon
  • 10:10 ou 04:04 dit l’horloge selon comment on la prend
  • en haut ou en bas, désigne le doigt
  • flotter ou couler pour le bateau chahuté
  • printemps ou automne selon que l’arbre produit ou perd ses feuilles
  • été ou hiver selon que la plante pousse ou hiberne
  • monter ou descendre tel l’avion en vol
Un imagier design, original et ludique, continuant d’éveiller le sens de l’observation des jeunes lecteurs tout en les mettant à contribution pour construire le sens des premiers mots de tout horizon qu’ils apprendront : ici, les saisons, les verbes d’action, mais aussi quelques notions un peu plus abstraites… Quelques images ici-bas (si vous lisez cet article sur tablette, vous pouvez toujours tenter de retourner l’écran ^^) :
debut finen haut en basheures

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Apprendre à relativiser…

notes vagabondes

Jour de printemps, livre vert clair, cartonné oh so graphique,intitulé Pas tant que ça, par l’auteur vénézuelienne Menena Cottin, édité par Thierry Magnier dans la collection Tête de lard en 2014. En l’occurrence, c’est l’histoire, non pas d’un lard, mais d’un têtard, allez, non, d’une grenouille, mais petite, toute petite, et très observatrice : elle ne cesse de s’étonner et s’enthousiasmer des caractéristiques physiques et des comportements d’animaux dont elle croise la route : comme celui-ci est grand… comme celui-là est gros…

pas-tant-que-ca-menena-cottin

Or cette petite grenouille est loin de connaître tous les animaux : en voici un encore plus grand, un autre encore plus gros !! Et sa prime évaluation d’être, page après page, contredite par un énergumène toujours « plus » que le précédent, qui lui oppose à chaque situation la formule magico-pédagogique : « pas tant que ça » [« ni tanto », en V.O.]. Ainsi, la trompe de l’éléphant bat le long nez du tamanoir en termes de longueur…

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