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C’est la petite bête qui monte…

Un livre-caresse dans la BBthèque, et comme ça fait quelques temps qu’il n’y en avait point eu de chroniqué par ici, en voici un beau, un chouette, un formidable, qui non seulement se lit, mais aussi se joue, se dit et s’écoute en musique et en conte, piano-voix s’il-vous-plaît pour les toutes petites oreilles et les tout petits yeux ! Une version originale de la comptine C’est la petite bête qui monte…, signée Elsa Devernois côté texte, Audrey Calleja côté illustrations, aux éditions Benjamins Media, collection Taille S :

c est la petite bete qui monte devernois calleja

Les dessins sont sobres et tendres, dans l’herbe, jeux de main entre une petite fille et sa maman, chatouilles, parcours-découverte de ce tout petit corps et des surprises qu’il réserve ici ou encore là, de la main jusqu’à la tête… et puis on redscend… toboggan ! Les paroles & le dialogue disent la complicité d’une mère avec son enfant ; le CD qui accompagne le tout constitue la cerise sur le gâteau : une comédienne, Alexandra Mori, en duo avec une enfant prénommée Zoé, met en voix cette chansonnette, accompagnée au piano ; rires et notes se répondent superbement !

Un petit bijou d’éveil corporel & musical pour les jeunes enfants.

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J’ai perdu ma langue

Et si on prenait un peu le temps de rire avec les bébés ? J’ai le livre du moment qu’il vous faut : J’ai perdu ma langue, de Michaël Escoffier et Sébastien Mourrain aux éditions du Seuil jeunesse, qui se sont, je suis prête à le parier, bien amusés aussi à pondre ce drôle de livre-jeu tout cartonné !

Tout a commencé ainsi :

Hier, en mangeant une glace, j’ai perdu ma langue.

dit le texte sur la page de gauche, comme écrit à la main ; l’image, à droite, montre le narrateur la main devant sa bouche, comme si, surpris, il disait « oh ! » ou « oups » !  C’est embêtant, de perdre sa langue… heureusement les auteurs eux l’ont bien pendue, et ils entament toute une quête pour retrouver la langue… baladeuse.

Oui baladeuse car au gré de l’enquête (premier roman policier pour bébé ^^ ?), cherche et trouve Charlie ta langue, les auteurs jouent avec leur petit lecteur par l’image, page de droite, s’amusant à placer à chaque fois le même visuel de langue… employé pour tout autre chose : le képi rouge du policier, un gâteau aux fruits rouges, un parapluie au-dessus d’une brave dame, un bain, une fleur, un bec de canard, etc. Tant de personnages qui veulent aider le narrateur à remettre la main sur la langue, mais qui n’y parviennent pas, parlent de ce qu’ils ne connaissent pas, extrapolent parfois (aurait-elle été enlevée par des extraterrestres ?)… jusqu’à ce que la glace elle-même s’insurge :

« Vous racontez n’importe quoi ! » s’est écriée ma glace. « Les extraterrestres, ça n’existe pas. »

J’ai baissé les yeux : ma langue était là, depuis le début, juste sous mon nez !

Je l’ai remise à sa place vite fait, bien fait. Vous ne me croyez pas ?

Regardez [et le narrateur, espiègle comme un enfant, de tirer la langue, fin de l’histoire] !

Ou comment, par un jeu de rappels en cascades, entrer dans l’esprit rêveur d’un enfant lapant une glace par beau temps ; occupé à manger, il ne dit mot mais n’en pense pas moins… et s’imagine mille et une histoires, l’une en entraînant une autre, avant de revenir vers le point de départ. Un livre-jeu très graphique, très sympa, à lire et relire avec les tout-petits !

Hé, pssst ! Si tu cherches ta langue, je crois savoir où elle est…

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Jardiner avec un bébé

Un livre 100% printanier aujourd’hui dans la BBthèque, qui invite, par les mots, l’image et l’action, les bébés à jardiner via un très chouette premier documentaire tout-cartonné :

Ce livre, signé Corinne Dreyfuss au Seuil jeunesse, propose au tout-petit, en le prenant par la main, une promenade au jardin, où l’adulte explique et indique à l’enfant ce qu’est la nature au printemps, comment travailler la terre, planter un graine, l’arroser, faire pousser des fruits, des fleurs, observer la vie des fourmis, souffler comme le vent dans l’herbe, attraper une sauterelle, un papillon, sentir les fleurs, chasser les oiseaux, manger une poire tombée de l’arbre… L’occasion d’échanger avec les jeunes enfants sur la vie des plantes et des petits animaux, ce qui se passe au dehors, quand le printemps pointe le bout de son nez… et toutes les activités associées. Prendre le temps, au repos, de mettre des mots sur ce qu’on observe au quotidien ; par le livre-jeu, susciter l’éveil et la curiosité des bébés… et les inviter, fondamentalement, à vivre et revivre cette formidable aventure à l’air frais.

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Abracadabra, doigts magiques & doigts festifs

Après 1, 2, 3 partons ! Delphine Chedru publie aux éditions Hélium deux nouvelles variantes de livres tout cartonnés et tactiles dont les doigts des petits marmots sont les vrais héros :

Vive la fête constitue le pendant 100% festif d’1, 2, 3 partons ! Cet album invite le bébé à vivre mille et une aventures en plaçant son doigt sur le chemin… qui devient fête avec lui, par un jeu de volumes et de mouvements : en route pour les parcs d’attractions, faire un tour de grande roue, le grand huit ou encore les montagnes russes, dévaler le toboggan géant, jouer aux auto tamponneuses, pénétrer et surmonter un labyrinthe, et à la tombée de la nuit, quand c’est l’heure de la fête, place aux confettis voire aux feu d’artifice… avant de filer au lit… pour une excellente nuit.

Abracadadoigts propose quant à lui au tout-petit d’utiliser ses tout-petits doigts cette fois-ci… pour animer le livre et créer la magie… ou la vie ! Ici le doigt du bébé lecteur n’est pas un personnage du livre mais plutôt un élément pop-up dans cet album à trous : selon les pages, le voici transformé en nez reniflant une fleur, en oreilles de lapin, en ailes pour permettre à l’oiseau de fondre dans le ciel, en pinces de crabe, en bec à l’affût d’un mets, en trompe d’éléphant jongleur, en tête de ver de terre amoureux, en antenne d’escargot fort urbain, en queue de chien ravi, en langue de chat gourmand, etc. Un écho sympa aux Asticodoigts d’Hervé Tullet, Jeu de doigts, Jeu de voyages, Jeu du cirque, etc. que la BBthèque vous recommande,par ailleurs, vivement… !

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L’enfance de l’art

L’art est un jeu d’enfants, démontre une nouvelle fois la maison d’édition Palette… avec son nouveau livre-jeu destiné aux lecteurs en herbe :

L’enfance de l’art

conçu par Loïc Le Gall

avec le suivi éditorial de Marion Balalud de Saint-Jean

Ce livre d’éveil artistique — format paysage et à spirales s’il-vous-plaît — joue la carte ludique à 100%. Dès la première page, la règle du jeu est communiquée à l’enfant :

Retrouve les trois œuvres qui illustrent chaque thème : femme, arbre, maison, enfant, fleur, fruit, légume, chat, chien, cheval, oiseau, bateau, soleil, voiture !

Puis, hop, le livre se scinde en trois colonnes, trois mini-livres pour s’adonner au jeu des mille et unes correspondances ! Comme dans un méli-mélo, c’est au bébé lecteur de faire tourner les mini-pages, chaque mini-page reproduisant une grande œuvre d’art… classique, moderne ou contemporaine… peinture, sculpture, faïence… déco, portrait, nature morte… jusqu’à obtenir la combinaison gagnante : les trois maisons, les trois femmes, les trois enfants…

Une démarche originale pour faire découvrir aux plus petits les plus grandes œuvres d’art : par le jeu, donc, mais aussi par des thèmes universels et accessibles, le tout servi par une très belle qualité d’impression permettant d’apprécier les détails de chaque tableau. Dans ce premier documentaire à manipuler avec ses petites mains, chaque repro est légendée : thème, nom de l’artiste, titre et date de l’œuvre, pour la culture générale de l’adulte lecteur… mais aussi pour une lecture évolutive de l’enfant grandissant, qui se voit offrir un formidable et fécond voyage dans l’histoire et la pratique de l’art.

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Théâtre hilarant en pâte à modeler

Le froid s’installe, la nuit tombe de plus en plus tôt, les uns et les autres font grise mine… halte à la déprime, l’auteur(e) et illustrateur japonaise Michiyo Namura a décidé de nous redonner le sourire avec son album hi hi ha ha ha publié à l’école des loisirs, théâtre hilarant pour enfants, tout en pâte à modeler  :

Un atelier plastique résolument joyeux, dans la mesure où Michiyo Namura utilise la pâte à modeler, très colorée, pour représenter et offrir aux bébés lecteurs le spectacle de la gaieté. Ses réalisations rondes et vives (la bienveillance jusqu’à la dernière dent de tous ces sourires à pleines dents) sont photographiées et présentées sur fonds de couleurs pastel unies (blanc, violet, rose, vert, bleu…)… plus vraies que nature, comme si elles venaient d’être modelées par les petites mains des petits lecteurs. Ses réalisations, à savoir de petits bonshommes, adultes, enfants, bébés, à qui la vie sourit ou qui sourient à la vie, exprimant leur bonheur tant via leurs mines réjouies que par l’émission de drôles de petits bruits, onomatopées enclenchant tout un jeu avec le son… les sonorités, donc, des émotions. Ici, le rire est toujours partagé : un tout-petit dans les bras d’un adulte aimant, le berçant ; et parfois même une famille entière ! Des câlins, des guiliguilis, une berceuse, une balade, une sieste (avec doudous contents itou également), des bisous, un méga sourire quand on nous prend en photo… in fine, tout au long de la journée, tout peut devenir prétexte à s’amuser et s’extasier.

En bref, un album un brin euphorisant pour mettre en images et en sons les émotions avec les jeunes enfants, rire ensemble à gorge déployée… et leur lancer, pourquoi pas, des défis en pâte à modeler !

Et… psssst… rendez-vous ici pour découvrir d’autres livres d’éveil artistique !

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Imagier & doudou

Place à un album en tissu dans la BBthèque aujourd’hui, signé Surya Sajnani, artiste née en Inde, qui, après des études de botanique et zoologie, s’est ensuite orientée vers le design… pour enfants quand elle est devenue maman : Petit ours et ses amis, un imagier-doudou, livre-accordéon à déplier et replier à loisir, dans la collection Mon imagier doudou de Casterman.

Un livre-caresse, molletonné, agréable à toucher, qu’on peut glisser à proximité du bébé, et dont les couleurs noir / blanc / gris se distinguent par leur douceur et leurs contrastes à même d’attirer le regard des plus petits des tout-petits. A mesure que l’enfant grandit, il s’amusera à distinguer les animaux présentés comme les proches de celui qui figure et tire à lui toute la couverture, gris foncé, avec des yeux & un museau en relief pour le plaisir des petits doigts aventuriers : le petit ours, qui s’en va prêter ses oreilles qui bruissent (petits doigts bienvenus là-aussi pour les caresser) à ses amis à quatre pattes contenus à l’intérieur du livre… Car quand on ouvre l’album, sur fonds blanc, on découvre d’autres animaux sauvages : un ours, un singe, un éléphant, un lion, un tigre et un crocodile.

Une réalisation sympa, que je vous invite à découvrir en images sur la chronique d’un autre blog : http://mamanenjoy.over-blog.com/2017/03/petit-ours-et-ses-amis-le-premier-livre-en-tissu-de-bebe-des-editions-casterman.html.