0

Imagiers bilingues #2

La BBthèque a a cœur de présenter régulièrement des livres pour bébés qui contribuent à l’éveil des tout-petits aux cultures d’ici et d’ailleurs, à commencer par la découverte de langues différentes. Ainsi, la rubrique « Bilingue » s’enrichit aujourd’hui d’une palette de nouveaux premiers documentaires à destination de la petite enfance, au travers de nouvelles parutions de deux éditeurs distincts, Hikari d’une part, Léon Art & Stories d’autre part.

Mes imagiers… arabe, chinois, vietnamien

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Connaissez-vous la série d’imagiers bilingues japonais, signée Julie Blanchin Fujita aux éditions Hikari, dont le premier volume a été chroniqué ici-même dans la BBthèque ? La collection s’est depuis agrandie, avec l’ouverture à d’autres langues, et, partant, à de nouvelles contrées : voici que paraissent des imagiers bilingues français/arabe, français/vietnamien et français/chinois, dans le même format tout-petit carré et tout cartonné. Ces trois ouvrages, très facilement maniables par les toutes petites mains, ménagent des ouvertures vers d’autres écritures, d’autres expressions, grâce à une approche combinant illustrations, graphies et éléments de prononciation, transposition, traduction et définition. Mon imagier arabe, co-signé Olfa Berhouma et Sakakibara, présente ainsi douze mots emblématiques de cette langue (chameau, thé à la menthe, dattes, désert du Sahara…), de même que Mon imagier vietnamien signé Olivier Blanchain (le bun cha, les marionnettes d’eau, les gecko…) tandis que Mon imagier chinois (premier du nom), signé Kai Hua Cheng, recense les douze animaux du calendrier chinois (rat, buffle, tigre…).

Mon parcours artistique bilingue anglais/français

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Connaissez-vous la collection Mini Léon de Léon Art & Stories ? Il s’agit d’une série d’ouvrages souples, so-signés Hélène Kérillis, Guillaume Trannoy (traduction Régine Bobée) et combinant une approche docu/fiction, pour susciter l’éveil artistique des bébés lecteurs d’une part, l’éveil linguistique d’autre part, à travers l’utilisation symétrique des langues française et anglaise. Les deux nouveaux titres de la série, Noir & Blanc (Black & White) et Bleu (Blue) ne dérogent pas pas à cette règle du bilinguisme intégral, et présentent, pour illustrer chacune de ces couleurs, des œuvres d’art de Tina Palmer, Pekla Halonen, Antoine Watteau, Pierre Soulages, Wilhelm Hammershoi, Enos, Georges Braque, Sofonisba Anguissola, Jan Asselijn, Frans Hals, Pablo Pocasso, Otto Therodore Leyde,Cathy Banneville, Maurice Denis ; Franz Marc, Claude Monet, Sandy Skoglund, Yves Klein, Odilon Redon, Andrea Mantegna, Sarah Butterfield, Mary Cassat, Edouard Manet, Kawase Hasui et Watanabe Shozaburo, Edgar Degas, Fritz Thaulow, France Bihannic.

1

Mini bestiaires pour apprendre à compter ou encore s’initier au japonais… !

Les bébés lecteurs ont une appétence singulière pour les extrêmes, en matière de formats livresques : les albums gigantesquement géants et ceux tout tout tout… petits. Les minis, concentrés de riches contenus et livres-objets à manipuler par les petites mains. Comme celui-ci, ou comme ceux présentés aujourd’hui, qui empruntent chacun au genre du bestiaire… combiné avec d’autres approches suscitant l’éveil des jeunes enfants :

1 chien, 10 chats !

par Martine Perrin

Ce tout cartonné, format carré de 9 x 9 cm s’il-vous-plaît, est tout à la fois un bestiaire (faisant l’apologie du plein air !), un livre-jeu et un livre pour apprendre à compter (de 1 à 10)… tout en s’amusant à coucou-cacher et à nommer/dénombrer les animaux rencontrés au quotidien, à la campagne ou dans un jardin.

Grâce à un trou rond présent une page sur deux et aux jeux de graphisme autour ce trou-trou, l’enfant se lance dans une partie de devinette : je vois un bout de l’image mais pas tout, qu’y a-t-il d’autre ? et trouve la réponse à ses questions à la page suivante, en même tant que, dans le trou, prend place le nombre illustré sur la double page dévoilée, et ce de manière extrêmement lisible. Dans mon jardin, il y a ainsi… 1… chien ; il y a aussi une pente et sur la pente… 2… escargots ; il y a un arbre et en haut de l’arbre… 3… oiseaux ; etc.

A la toute fin, surprise, tout le jardin, montré jusqu’ici par bribes, comme autant de gros plans sans corrélation apparente les uns avec les autres, est représenté globalement dans l’espace avec une sorte de jeu fait plan, par lequel l’enfant comprend son aménagement, ainsi que les habitats respectifs des petits êtres qu’il vient de rencontrer, de la niche au poulailler, la mare au pied de l’arbre, la terre en pente au dessus du terrier. Une invitation pour le jeune enfant à observer son environnement, et à le traduire en mots et en nombres.

Quelques images ici !

Mon imagier japonais : les animaux

de Julie Blanchin Fujita

Cet autre premier documentaire tout cartonné, un poil plus grand que le précédent (10 x 10 cm), propose au bébé lecteur de l’initier à la langue mais aussi à la faune japonaise. Dans cet imagier bilingue (français-japonais) de 22 petites pages, chaque double page présente un animal… occidental ou extrême-oriental : le moineau, le papillon, l’ours noir d’Asie, le poisson rouge, le chat, le scarabée, le chien viverrin, la libellule, la luciole, le chien akita.

Sur chaque page de gauche, l’illustration de l’animal, réalisée à la peinture à l’eau ; sur chaque page de droite, le mot lui-même : écrit comme à la main en langue française pour commencer, puis en japonais, et ce de plusieurs façons différentes : comment le mot se prononce (grâce à sa transcription en lettres latines) et comment il s’écrit (sa graphie  : kanji, hiragana et katakana !). Une belle introduction à une autre culture…

Quelques images à découvrir ici.