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Portrait vivant d’une autrice-illustratrice : Lucie Félix

Surprise : la BBthèque vous propose aujourd’hui de découvrir un nouveau portrait vivant d’une autrice illustratrice ! Lumière aujourd’hui sur :

Lucie Félix

Lucie Félix - portrait vivant - BBthèque


Lucie Félix s’est prêtée au jeu du portrait vivant en nous livrant ses réponses à ces quelques questions :

Qui suis-je ?

Une petite fille qui a bien grandi et beaucoup changé, mais qui a toujours aimé lire et dessiner, et toujours aimé jouer !

Comment et pourquoi j’ai choisi de faire ce métier ?

Petite, je voulais être paléontologue, ou dessinatrice. En grandissant, j’ai un peu oublié, tant ces métiers me semblaient inaccessibles ! Puis finalement, j’ai passé un master de paléontologie, avant de faire une école d’art, de rencontrer mon éditrice aux Grandes personnes, et de sortir mon premier livre Deux yeux ?

DEUX-YEUX_Lucie Félix

Ensuite, je me suis mise à rencontrer mes lecteurs, dans des écoles ou des bibliothèques, et cela m’a reconnectée avec ma “petite fille intérieure”. J’ai été très touchée par la vulnérabilité, l’exigence, mais aussi la force de l’Enfance. Les enfants sont un lectorat exceptionnel : ils sont spontanés, exigeants, curieux, joueurs… comment rêver mieux ?

Comment je travaille pour écrire un livre ?

Je fais beaucoup d’observation des habitudes de lecture des enfants : comment interagissent-ils avec le livre, où, dans quelles circonstances… Cela se passe lors d’ateliers, de rencontres scolaires, ou avec mes propres enfants. Je conçois aussi des ateliers artistiques, plastiques, ou d’expression, et ces moments me permettent aussi d’observer les enfants, de mieux comprendre comment ils fonctionnent, quelles sont leurs besoins.

J’ai ainsi pris conscience de choses toutes bêtes mais qu’il m’a fallu réapprendre. Par exemple, le fait qu’un livre est en grande partie un lien entre un enfant et la personne qui lui fait la lecture, donc qu’il y a beaucoup d’affectif qui passe dans ces moments de lecture. Aussi, le fait que l’exploration du monde passe beaucoup par le corps, la manipulation chez les tout-petits. Typiquement, Coucou est un livre fenêtre entre deux personnes, fait pour mettre en valeur les échanges, et aussi un dispositif fait pour créer des espaces de narration dans lesquelles le bébé est amené à bouger. Prendre et Donner est basé sur l’idée que l’enfant donne sens aux mots par son geste. Dans La promenade de Petit Bonhomme et Hariki, l’enfant joue ou fait bouger le petit personnage, ce qui lui facilite la compréhension du récit…

Bien sûr, à l’origine de chaque livre, il y a aussi comme une sorte de vision plastique, un objet que je rêve, surtout des impressions liées à la matière et aux couleurs, auxquelles j’essaie de donner corps, en m’appuyant sur mes idées de manipulations venant de mes observations…

Comment j’imagine mes jeunes lecteurs quand j’écris ?

Je les imagine heureux, avec un joli sourire, dans leur lit avec un parent qui prend bien soin d’eux, ou à l’école avec leur copains, assis en tailleur, ou se roulant sur les tapis accueillants d’une bibliothèque… Les enfants peuvent se montrer très créatifs quand il s’agit de trouver des endroits pour lire ! Tout y passe, sous la table de la cuisine, dans une cabane sous des couvertures, au parc, dans les escaliers, aux toilettes, sous le lit des parents…

Est-ce qu’il m’arrive de discuter avec les enfants autour de mes livres ?

J’écoute ce que disent les enfants spontanément dans les ateliers, je les observe beaucoup. Comme je le disais précédemment, ces moments sont très importants. Les livres peuvent servir de point de départ à des conversations, mais en fait c’est plutôt l’inverse !


Un énorme merci à Lucie Félix d’avoir répondu à l’appel du portrait vivant ce mois de juillet ! La BBthèque vous recommande chaudement de lire en jouant et de jouer en lisant les géniaux livres-objets de Lucie Félix publiés aux éditions Les Grandes Personnes, parmi lesquels ceux-ci chroniqués ici-même :

 

 

Et d’accompagner ces lectures d’une visite du  site internet ludique de Lucie Félix  !Site internet Lucie Félix

 

 

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Lecture filmée : maman maison

La BBthèque vous propose à partir d’aujourd’hui, et pendant toute la durée du confinement, une nouvelle lecture filmée, du livre suivant :

Lecture filmée - Une maman c'est comme une maison

Nous voyageons cette fois à travers les mots et images, vers l’extérieur mais aussi l’intérieur, à la source de toute vie, en rendant hommage aux mamans… d’hier, d’aujourd’hui et demain, aux femmes enceintes dans cette période de confinement, aux toutes jeunes mamans, bref à toutes les mamans… et à tous les enfants. Car une maman… c’est comme une maison… et réciproquement !

Aurore Petit le dit, l’écrit et l’illustre à merveille dans Une maman c’est comme une maison, publié aux éditions Les Fourmis Rouges (souvenez-vous, la BBthèque avait chroniqué ce bel album ici il y a quelques mois), dont nous vous proposons ci-dessous, avec l’autorisation de l’éditeur (merci !) la lecture filmée réalisée dans les locaux « coconfinés » de la BBthèque :

 

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Au-delà, la BBthèque vous recommande vivement de vous procurer, en librairie, en bibliothèque publique ou dans la bibliothèque privée d’un ou d’une amie, quand les conditions le permettront, ce livre fabuleux dont voici la belle page de couverture :

Une maman

c’est comme une maison

Aurore Petit

éd. Les Fourmis rouges (2019)

une-maman-c-est-comme-une-maison-aurore-petit

Extra bonus : la jaquette se déplie et se transforme en affiche ! On n’est pas bien là !?

Une maman c'est comme une maison 2

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PS : retrouver l’ensemble des lectures filmées, proposées et/ou réalisées par la BBthèque pendant le confinement, ici !

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Frouch !

Ceci est une histoire sans mots. Ceci est une histoire à bruits. Ceci est une histoire d’hier et d’aujourd’hui, une histoire toute simple et riche d’ironie présentée dans la BBthèque ici et ce jour-ci :

frouch

de Mathieu Lavoie

aux éditions Hélium

Un bébé lecteur écoute la voix de celle ou celui qui lui lit, lui raconte une histoire, et observe les images qui se présentent à lui. Dans Frouch, le récit, mettant en scène l’environnement d’une maman et de son tout (tout) petit, est porté par une séquence d’images faites sons, grâce à un graphisme épuré d’une part, au recours exclusif aux onomatopées comme éléments de langage d’autre part. Le bébé bercé par sa maman dans l’album, comme celui à qui l’histoire est destinée, est invité ouvrir grands ses yeux et oreilles pour embrasser cette aventure… celle d’une maman un peu débordée par les premiers temps de la naissance de son enfant.

On se croirait dans un village. Une fermière se déplace avec son âne (Hihan !), sa poule (Cot ! Cot !), un oiseau les accompagne (Cui ! Cui !), un chien les précède (Ouaf !), un chien itou également (Miaou !). L’assemblée vient proposer ses services à la porte de la jeune maman (Ding ! Dong !), qui prend un œuf (Cot ! Cot !) pour un sou (Cling !) tandis que le bébé qu’elle porte dans son dos fait dodo (Zzzz…). L’assemblée poursuit son bonhomme de chemin, avec les mêmes sons augmentés d’un œuf éclos (Piou !). La maman se lance dans la confection d’un gâteau en cassant l’œuf (Crac !) et en fouettant la préparation (Zwiz !), sous le regard attentif du chien (Ouaf !) et du chat (Miaou !) tandis que le bébé continue de ronfler (Zzz…) bercé par toute cette activité. Puis vient l’attente de la cuisson de ce gâteau fait maison, où la maman continue de s’adonner aux tâches ménagères et donc de ne point se ménager (Tic ! Tic ! Tic ! dit la minuterie du four ; Frot ! Frot ! le balai en mouvement ; Zzz… poursuit l’enfant). Bref… la maman finit par succomber à son tour à la fatigue et au sommeil… et là c’est le drame. La sonnerie de fin de cuisson retentit (Ping !). Mais personne pour réagir à temps en prévenant l’incendie naissant… Sauf l’enfant qui retraduit le son qu’il entend en désignant la source du problème avec son doit : « Frouch !« , maman, « Frouch !« . Pin-pon ! Glou-glou ! Splish ! Splash ! Un gâteau calciné… et tout à recommencer… parce que c’est pas tout ça mais il fait un peu faim… non ? Allez, et si le bébé prenait le relais pendant que maman prend le large… en s’accordant un peu de repos ?

Spéciale dédicace à toutes les jeunes mamans… !

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Découvrir la vie… d’après nature

A quelques jours des fêtes de fin d’année, la BBthèque a le plaisir de vous présenter deux très beaux livres à parcourir dès le plus jeune âge… et bien au-delà :

D’après nature

d’Isabelle Simler

Ce premier documentaire, adoptant le genre de l’abécédaire, se donne à lire en format paysage, comme autant de scènes, portraits d’êtres vivants dans leurs environnements, saisis sur le vifs par une dessinatrice de grand talent : Isabelle Simler, dont le magnifique Doux rêveurs a déjà été chroniqué ici dans la BBthèque.

Chaque lettre de l’alphabet est illustrée par a minima un animal ou un végétal. L’illustration, au crayon, semble issue d’un carnet de croquis de haute voltige, où l’illustratrice dessinerait, comme l’indique d’ailleurs le titre du livre, la faune et la flore d’après nature. Et ce avec un sens aigu du détail, une capacité formidable à représenter le mouvement et le temps, un art de la composition et une palette de couleurs extraordinaire.

Un trésor de livre, qui contribue grandement à l’éveil à la nature des petits et des grands. Quelques extraits de croquis d’Isabelle Simler à découvrir ici.

Les choses qui s’en vont

de Beatrice Alemagna

Si D’après nature met en scène le vivant dans l’espace, Les choses qui s’en vont parlent du temps et de son emprise sur le vivant.

Dans la vie, beaucoup de choses s’en vont.
Elles se transforment, elles passent.

Ce livre d’artiste, signé Beatrice Alemagna, dit, avec des mots, des illustrations, et des feuilles de papier calque dessinées incarnant quand on les tourne le cours de la vie, l’ensemble des métamorphoses qui constituent notre quotidien : l’envol d’un oiseau au loin l’instant après qu’il se soit posé sur sa main, le sommeil qui s’en va et s’en vient, les blessures qui font mal sur le moment puis qui passent parfois en laissant une légère trace, etc.

Tout, finalement, passe, s’éloigne ou change.
Mais une seule chose ne s’en va pas.
Et ne s’en ira jamais.

Dans un monde de changements, dans l’espace, dans le temps, il est des enfants, qui vont grandir, et il est des repères fondamentaux, permanents. Avez-vous deviné de quoi il s’agit ? L’amour, celui d’une maman pour son enfant, pardi !

Un beau livre d’artiste, empli de poésie, qui transmet aux tout-petits un message vrai et serein sur la vie.

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Joyeuses fêtes livresques aux tout-petits et aux plus grands !

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Papa, maman, quel talent !

Les parents à l’honneur dans la BBthèque aujourd’hui, avec un très bel album polonais de Malgorzata Swedrowska (textes) et Joanna Bartosik (illustrations), publié aux éditions Thierry Magnier :

Papa, maman, quel talent !

Cet album en papier épais de qualité, format carré, dit au bébé lecteur en 48 pages la palette de talents de son papa et sa maman, et au-delà, chante pour tous les jeunes enfants les qualités des parents, le tout comme dit par le tout-petit :

Ma maman sait faire beaucoup de choses. […]

Mon papa sait faire beaucoup de choses.

Le fond de la page, toujours blanc, se voit enrichi à chaque page d’un exemple de talent du papa ou de la maman, en phrases et en images. Le propos est profondément paritaire : à tour de rôle, on commence par la maman puis on parle du papa, puis on commence par le papa puis on parle de la maman ; les activités traduisent une réalité s’affranchissant d’un discours « genré » : parfois, ma maman plante des clous ; parfois, mon papa prépare la soupe ; mon papa concocte des projets ; ma maman construit des histoires, mon papa leur donne vie, etc. Aucun rôle ou mission pré-établi.e ici, tant l’enfant restitue leurs rôles à travers les instants vécus.

C’est un livre non seulement à l’intérieur duquel les parents sont très présents, c’est même au-delà un livre dont les parents sont les héros. Les héros des enfants, en toute simplicité et… ensemble ; ils sont complémentaires entre eux et dans leurs relations à l’enfant. Ainsi, chaque double page incarne ce mariage de compétences, permettant au bébé lecteur d’apprécier les liens entre les activités et actions : ma maman allume le feu, mon papa étanche ma soif ; ma maman cligne de l’œil, mon papa tend l’oreille…

Une magnifique et émouvante déclaration d’amour d’un enfant à ses parents.

Ma maman et mon papa sont tout pour moi.