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Noël dans ma poche

Noël s’approche… cette fête, au début de l’hiver, pleine de cadeaux et de surprises… de quoi inspirer Martine Perrin pour un tout petit livre —  8,5 cm * 8,5 cm — , tout cartonné, mignon tout plein, qui joue la carte du livre à trou, coucou-caché, quelles surprises Noël et le Père Noël nous ont réservé…

La couverture elle-même (rouge !) est découpée : étoile donnant sur des étoiles brillantes dans la nuit bleutée… C’est la veille de noël, le Père Noël n’est-il pas en train d’effectuer sa tournée, se demande le bébé ? Sûrement, « alors ce matin, j’ai sauté sur mes deux pieds », oh une page (bleue !) découpée : triangle donnant sur… « le sapin illuminé »… sous lequel « j’ai découvert, tout excité », oh une nouvelle page (verte !) découpée : carré, donnant sur… non pas un, mais « plein de cadeaux à déballer ! »

Jeux de formes et de couleurs vives

comme des papiers cadeaux !! 

La suite du récit, vous vous en doutez, c’est le grand déballage de ces mille et un cadeaux… le jeu de formes se poursuivant ainsi au gré des objets offerts :

  • un cercle ? un tambour bien sûr…
  • un losange ? un cerf-volant !!
  • un ovale ? un nounours…
  • un rectangle ? un livre
  • un cœur ? une carte de remerciements !

Et à la fin du livre, un quiz visuel pour déterminer si le tout petit se souvient de ce que chaque emballage cadeau contenait 🙂

Un très chouette premier album pour jouer et rejouer la magie de noël avec les tout-petits.

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Attention livres qui remuent !

Et hop, pop pop : pop-up un jour, pop-up toujours ! La preuve avec deux livres qui remuent & couleurs pop ! aux éditions des Grandes Personnes :

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Dans ces deux tout cartonnés, résolument vifs et colorés, Alain Crozon imagine et met en scène des créatures sympathiques et dynamiques, à l’image du bébé lecteur qui leur donne vie en manipulant les rabats, les bras, les jambes, le haut du crâne, l’oreille des dits personnages pour leur imprimer le mouvement qui les propulse vers l’arrière… vers l’avant !

Amis animaux

Dans ce bestiaire sooooo pop, le narrateur, probablement un enfant, indique l’animal qu’il aime et en quoi il l’apprécie :

J’aime la petite bête qui monte… qui monte… qui monte…

et qui redescend.

Et le bébé lecteur est invité à faire monter monter monter la petite bête, puis à la faire redescendre. Idem pour le poney, que l’enfant fait basculer & galoper ; le volatile, qu’il fait roucouler (oui, il y a aussi moult onomatopées) ; l’abeille, tournicoter ; le singe… gesticuler ; le rhinocéros, marcher ; la grenouille, bondir et le chat rrrrrronronner.

 

Pestacle… surprise !

Et hop, une virée au cirque version pop : pirouettes, gymnastique, danses, musiques, acrobaties, pantomimes… tout le petit monde circassien se plie et se déplie par les doigts experts d’un bébé lecteur-acteur-prestidigitateur qui lui donne volume et vie ! Des saynètes de jonglage, domptage, cavalcade, équilibrisme, soulèvement de poids, pyramide humaine animale, pour jouer et rejouer la magie d’un spectacle qui ne prend fin que lorsque le livre se ferme. Ré-activable à loisir, un pur moment de bonheur pour les bébés lecteurs, à qui cette expérience parle énormément, tant à leur âge ils sont joueurs, souples, énergiques, démonstratifs… sans parler de tout ce qu’ils aiment faire avec les peluches… domptables à merci !

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L’art des tout-petits

Vous souvenez-vous de L’art des bébés paru aux éditions Palette… il y a quelques années ? Il a désormais un petit… que dis-je, un grand frère : L’art des tout-petits ! Car ce nouveau volume s’adresse aux bébés un peu plus grands : ceux dont la vue va au-delà du blanc et du noir, explorés dans L’art des bébés, et partent désormais à la découverte des couleurs… primaires ! Par le biais de l’art, encore et toujours… :

Au menu : l’éveil artistique des jeunes enfants, à qui ce premier documentaire propose un parcours-visite au sein d’un musée de papier, à travers

  • les reproductions de dix-huit œuvres d’art sélectionnées à la fois pour
    • leur accessibilité
    • et leur belle richesse appelant à une lecture première, mais aussi, par la magie de l’exploration, tant et tant de lectures plurielles…
  • et un fil rouge, donc, les couleurs… primaires, car « dès l’âge de quatre mois, les bébés perçoivent les couleurs », avec, pour commencer, « une préférence pour les couleurs saturées », nous indique Anne Baudier (maître de conférences en psychologie de l’enfant) en préface de l’ouvrage !

Bleu comme… un nu bleu d’Henri Matisse (1952), l’icône accessible de Tim Ferguson-Sauder (2009-2011), l’archer de Theo van Doesburg (1919), les lignes ou courbes (Free Buren) de Sylvie Fleury (2012) !

Jaune comme…Monsieur Chat (2003) tout en ailes et sourire, aussi représenté en couverture du livre ; la Cup of coffee de Roy Lichtenstein (1961), un Visage sur fonds jaune d’Henri Matisse toujours (1952), des Signes jaunes par Paul Klee (1937).

Rouge commeLe poisson d’argent fort délicieux (voyage dans le temps : 1754 !), les lignes blanches et carrés rouges de Marc Devade (1967), 10 lignes au hasard par François Morellet (2008) et Dessine-moi un mouton par Jean-Philippe Lemée (1996), qui bien sûr, invite le bébé lecteur et artiste à dessiner (ou faire dessiner, comme le veut la coutume introduite par Antoine de Saint-Exupéry), à son tour, un mouton.

Et puis… place au mélange des couleurs primaires !!! Les danseurs et/ou chanteurs de Keith Haring (1983) nous donnent rendez-vous ; Claudia Comte avec ses courbes et ses angles (2015) est de la partie, Piet Mondrian aussi (oeuvres de 1921 et 1942), sans oublier Kasimir Malevitch avec son Pressentiment complexe (1932) et la Gradation des couleurs selon Sophie Taeuber-Artp (1939)

Un premier — voire second, si on a déjà nourri artistiquement le nourrisson avec la lecture-feuilletage de L’art des bébés ^^ — livre d’art très riche pour les tout-petits et les adultes accompagnant les jeunes enfants dans leur soif de découverte du monde et sa représentation… figurative ou abstraite : l’occasion de découvrir les couleurs bien sûr, mais du côté de leur composition !

Plus un mot (si un dernier tout de même, pour préciser que le papier est épais dans ce livre et donc complètement adapté aux toutes petits mains des tout petits bambins) et place aux images (+ d’extraits sur le site de l’éditeur, en cliquant ici) :

 

 

 

 

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Origines

Vous souvenez-vous du magnifique libre-objet Papaye et Mamangue, sur la naissance et la parentalité version fruitée, signée Lydia Gaudin Chakrabarty aux éditions Chandeigne ? Lydia Gaudin récidive, avec un splendide nouvel album intitulé…

Origines 

Un livre tout cartonné, tout en carton découpé, qui se forme littéralement au fur et à mesure de sa lecture à tout âge de la vie pour explorer précisément tous les âges de la vie :

  • Dès la page de couverture, un trou, tout rond, permet de voir les différentes strates du vivant par essence évoluant, comme un judas pénétrant le monde d’autrefois, celui d’avant l’homme, et, au-delà, une invitation, pour le lecteur, à ouvrir grand ses yeux et à libérer ses mains pour explorer cette matière en mouvement…
  • Car à peine le livre ouvert et la lecture commencée, au fil des pages, c’est un défilé à observer et palper : tour à tour de multiples combinaisons de couleurs et de formes sobres et tout en rondeurs, en continuité ou en rupture avec les pages passées, représentent juxtaposée l’histoire plurielle de nos origines minérales (la pierre, les montagnes…)… végétales (les feuilles, les fruits)… animales, qu’il pleuve ou que le soleil réponde présent au rendez-vous.

Une promenade graphique, poétique, à la fois scientifique et spirituelle, tant la planète Terre toute entière et son historicité semblent contenus dans ces quelques pages, et, comme une mise en abîme sublime en couverture, dans cette sphère en volume, ouverture et lecture à la fois infimes et infinies sur le monde, sphérique, dans lequel nous vivons. La dernière de couverture, d’ailleurs, présente, en écho à la couverture, la figure d’un être humain héritier de tout ce processus, avec le deuxième et dernier mot du livre, après le premier qui correspond au titre : « nous ». Une expérience riche pour le jeune enfant, tant d’un point de vue sensoriel que pour se familiariser intelligemment avec les notions de vie ou encore de temps.

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Théâtre hilarant en pâte à modeler

Le froid s’installe, la nuit tombe de plus en plus tôt, les uns et les autres font grise mine… halte à la déprime, l’auteur(e) et illustrateur japonaise Michiyo Namura a décidé de nous redonner le sourire avec son album hi hi ha ha ha publié à l’école des loisirs, théâtre hilarant pour enfants, tout en pâte à modeler  :

Un atelier plastique résolument joyeux, dans la mesure où Michiyo Namura utilise la pâte à modeler, très colorée, pour représenter et offrir aux bébés lecteurs le spectacle de la gaieté. Ses réalisations rondes et vives (la bienveillance jusqu’à la dernière dent de tous ces sourires à pleines dents) sont photographiées et présentées sur fonds de couleurs pastel unies (blanc, violet, rose, vert, bleu…)… plus vraies que nature, comme si elles venaient d’être modelées par les petites mains des petits lecteurs. Ses réalisations, à savoir de petits bonshommes, adultes, enfants, bébés, à qui la vie sourit ou qui sourient à la vie, exprimant leur bonheur tant via leurs mines réjouies que par l’émission de drôles de petits bruits, onomatopées enclenchant tout un jeu avec le son… les sonorités, donc, des émotions. Ici, le rire est toujours partagé : un tout-petit dans les bras d’un adulte aimant, le berçant ; et parfois même une famille entière ! Des câlins, des guiliguilis, une berceuse, une balade, une sieste (avec doudous contents itou également), des bisous, un méga sourire quand on nous prend en photo… in fine, tout au long de la journée, tout peut devenir prétexte à s’amuser et s’extasier.

En bref, un album un brin euphorisant pour mettre en images et en sons les émotions avec les jeunes enfants, rire ensemble à gorge déployée… et leur lancer, pourquoi pas, des défis en pâte à modeler !

Et… psssst… rendez-vous ici pour découvrir d’autres livres d’éveil artistique !

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Blanc chouette et noir rhinocéros

Blanc et noir, les deux couleurs qui manquaient encore à la tip top série, mi-nuancier, mi-bestiaire, de Janik Coat aux éditions MeMo :

Et comme tout livre noir & blanc fait pour les tout petits n’enfants, il peut être mis dans les mains des plus petits qui voient très tôt les contrastes très forts !

Comme leurs camarades Marron mammouth, Violet Chat, Rose poulpe, Orange sanglier, Jaune chameau, Bleu éléphant, Rouge hippopotame et Vert tamanoir, ce sont deux nouveaux animaux, le rhino et la chouette, qui voient la vie, respectivement, en noir et blanc ; et avec ces deux créatures, cette jolie série atteint ses dix titres !

« Mon rhinocéros est noir »… comme un haut-de-forme, ou encore le corbeau de la sorcière, la nuit et puis le loup ! Bouh !!! Une touche d’élégance, avant de décliner les éléments typiques de la peur du noir qu’éprouvent souvent les jeunes enfants… ouf, le graphisme transformant ce féroce animal en créature de papier hébétée et raplatie met cette peur à plat, ainsi que les retrouvailles, à la dernière double page, avec les amis hauts en couleurs de notre rhino : oui, toute une bande multicolore ! Au bébé lecteur de retrouver, parmi ses comparses à corne… orange, violet, marron, blanc, rouge, rose, bleu, jaune,  vert… l’ami Vassia (c’est le nom de ton rhinocéros noir, ami lecteur).

A contrario, « ma chouette est blanche »… comme le lait, la neige, les nuages… l’ours polaire ! Et suivez mon regard, les yeux de ma chouette sont vifs et expressifs : ils jettent un coup d’œil par-ci, par-là… parfois. Cette chouette en couverture donne vraiment envie d’être coloriée, non ? Hop à la dernière double page, comme d’habitude, la voici mêlée à ses congénères de toutes les couleurs, vert, orange, noir, marron, violet, rouge, rose, jaune et bleu. Et le bébé lecteur est invité à l’identifier, sa chouette blanche qui s’appelle Lilou.

Allez, comme c’étaient les deux derniers de la série, on se fait plaisir et on les fait défiler tous ici pour une belle manifestation de couleurs !

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Assemble ton canard et ton histoire !

Vous souvenez-vous du formidable C’est ma mare de Claire Garralon chroniqué ici ? L’histoire d’une mare occupée par un, deux, trois… une kyrielle de canards contraints d’apprendre l’art du partage. Une très belle leçon philosophique et civique à portée des tout-petits, mais aussi l’occasion pour les bébés lecteurs de faire l’apprentissage des chiffres (un, deux, trois… beaucoup) et des couleurs (voici un canard jaune, voici un canard rouge, etc.).

Voici qu’ils sont de retour, toujours aux éditions MeMo, et qu’ils partent en promenade !

Voici donc de nouveau un canard… mais un autre canard… en pièces détachées ! Si, si, car dès la première page on voit : un grand cercle rouge, un moyen cercle noir, un petit cercle blanc et un tout petit cercle noir, un triangle orange, un demi-cercle jaune, un carré bleu et un rectangle vert, et en assemblant ces diverses formes et couleurs, cher bébé lecteur, tu composeras un canard d’un nouveau type, le canard géométrique, aux couleurs vives qui plus est. Et puis non, en fait, ce n’est pas un canard, c’est une cane. Avec ses canetons. Et cette maman, et ses marmottons, se baladent et trouvent en chemin de nouvelles formes… représentant en fait divers éléments naturels rencontrés sur leur passage : un grand carré bleu pour un lac, un rectangle vert pour l’herbe verte du pré…

Une variante, branchée éveil artistique et mathématiques, au premier titre, donc, plutôt qu’une suite ! Pour les bébés lecteurs & acteurs, une sympathique invitation à jouer, en compagnie de nos amis coin-coin, avec les formes et les couleurs, stimulant l’imagination et la créativité à l’âge des premières abstractions. Ou comment un récit prend littéralement forme…

Quelques extraits à découvrir sur le site de l’éditeur : http://www.editions-memo.fr/la-promenade-des-canards

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