0

Big bang pop !

Big bang theory for babies… !? Voici aujourd’hui, dans la BBthèque, un nouveau premier documentaire pour les jeunes lecteurs, livre d’initiation à l’histoire, en grand format : Big bang pop ! de Claire Cantais à l’Atelier du poisson soluble.

Ce nouveau récit de l’apparition de la vie & de l’évolution du vivant vient rejoindre le club restreint des albums darwiniens pour petits bambins chroniqués çà et là dans la BBthèque, et s’en rapproche fort dans l’esprit :

Des mots et des images, empruntant à la technique du découpage & du collage, pour parler au tout petit du passé, des origines, du cycle de la vie jusqu’à aujourd’hui… puis demain : mettre les sciences à portée de sens pour les petits enfants.

Dans Big bang pop ! les illustrations incarnent littéralement le mouvement, mais savent aussi figer le temps. Le livre s’adresse au bébé lecteur à la deuxième personne du singulier, et lui parle sans faux semblant, par les faits, scientifiquement, mais aussi avec un peu de l’art oral du conte pour emporter l’auditoire (que de points d’exclamations, d’onomatopées… l’enthousiasme est au rendez-vous) + quelques comparaisons à la clé pour mieux parler aux grands bébés : la boule originelle, BANG, qui tourbillonne comme un manège, par exemple ! La folle agitation d’abord, tempête, puis le retour au calme coïncidant avec la naissance de la vie sur Terre, dans les eaux puis sur la surface terrestre. Quelques pages consacrés aux dinosaures, puis focus sur les mammifères… et en particulier :

Parmi tous les animaux qui se partageait la Terre à cette période, il en est un, petit homme, qui te ressemblait : l’hominidé.

Peu à peu certains de ces hominidés sont devenus des Homo Sapiens, dressés sur leurs deux pieds, fabriquant des outils avec des pierres, maîtrisant le feu.

Ainsi naît l’histoire de l’humanité : représenter le monde, bâtir, communiquer, inventer, voyager sur Terre, dans les airs et même dans l’univers, et recréer la vie. Ainsi naît… un nouveau bébé… et cher bébé lecteur, il s’agit de toi, qui, à ton tour, va prendre part à cette histoire dans l’Histoire…

Mention spéciale à la couverture du livre, qui montre le bébé se redressant, visant, avec son regard et sa main, l’apparition même de la vie, la cellule originelle représentée comme un ballon portant l’éponyme mention « Big bang pop ! ». On joue ensemble, petit être en devenir ? L’évolution de la vie est un terrain de jeu infini…

Publicités
0

C’est la petite bête qui monte…

Un livre-caresse dans la BBthèque, et comme ça fait quelques temps qu’il n’y en avait point eu de chroniqué par ici, en voici un beau, un chouette, un formidable, qui non seulement se lit, mais aussi se joue, se dit et s’écoute en musique et en conte, piano-voix s’il-vous-plaît pour les toutes petites oreilles et les tout petits yeux ! Une version originale de la comptine C’est la petite bête qui monte…, signée Elsa Devernois côté texte, Audrey Calleja côté illustrations, aux éditions Benjamins Media, collection Taille S :

c est la petite bete qui monte devernois calleja

Les dessins sont sobres et tendres, dans l’herbe, jeux de main entre une petite fille et sa maman, chatouilles, parcours-découverte de ce tout petit corps et des surprises qu’il réserve ici ou encore là, de la main jusqu’à la tête… et puis on redscend… toboggan ! Les paroles & le dialogue disent la complicité d’une mère avec son enfant ; le CD qui accompagne le tout constitue la cerise sur le gâteau : une comédienne, Alexandra Mori, en duo avec une enfant prénommée Zoé, met en voix cette chansonnette, accompagnée au piano ; rires et notes se répondent superbement !

Un petit bijou d’éveil corporel & musical pour les jeunes enfants.

0

A toi de choisir…

Livre-jeu un jour, livre-jeu toujours ! Nous parlons aujourd’hui dans la BBthèque de Mes petits moments choisis, d’Ella Charbon aux éditions L’école des loisirs, un joli petit album tout cartonné qui décline un concept qui fonctionne fort bien auprès des petits bambins : 1 image, 2 volets, 3 possibilités…

Ce livre, format paysage, invite le bébé lecteur, par un système de rabats, à agencer l’image et découvrir une lecture à plusieurs niveaux des illustrations proposées, selon ses petites manipulations, et, au-delà, à faire un choix… voire opter pour les deux solutions proposées si c’est ce qu’il préfère, bref s’affirmer et gagner en autonomie.

A ma gauche, une question avec deux propositions alternatives qui correspondent toujours à deux verbes : « Goûter ou jardiner ? », « Etre un petit cochon ou être le loup ? », etc. A ma droite, une illustration en deux volets qu’on peut ouvrir, pour découvrir… une toute nouvelle scène mêlant les deux options ! En refermant au contraire un volet et en ouvrant l’autre, on distingue les spectacles de la première action et de la seconde.

Avec en fil rouge, un seul et unique narrateur et auteur de toutes ces actions du quotidien : un ours blanc, souriant et bon vivant, qu’on suit, effet-miroir, dans tous les moments-clés d’une journée. En bref, un tout premier documentaire ludique, tendre et rigolo.

0

J’ai perdu ma langue

Et si on prenait un peu le temps de rire avec les bébés ? J’ai le livre du moment qu’il vous faut : J’ai perdu ma langue, de Michaël Escoffier et Sébastien Mourrain aux éditions du Seuil jeunesse, qui se sont, je suis prête à le parier, bien amusés aussi à pondre ce drôle de livre-jeu tout cartonné !

Tout a commencé ainsi :

Hier, en mangeant une glace, j’ai perdu ma langue.

dit le texte sur la page de gauche, comme écrit à la main ; l’image, à droite, montre le narrateur la main devant sa bouche, comme si, surpris, il disait « oh ! » ou « oups » !  C’est embêtant, de perdre sa langue… heureusement les auteurs eux l’ont bien pendue, et ils entament toute une quête pour retrouver la langue… baladeuse.

Oui baladeuse car au gré de l’enquête (premier roman policier pour bébé ^^ ?), cherche et trouve Charlie ta langue, les auteurs jouent avec leur petit lecteur par l’image, page de droite, s’amusant à placer à chaque fois le même visuel de langue… employé pour tout autre chose : le képi rouge du policier, un gâteau aux fruits rouges, un parapluie au-dessus d’une brave dame, un bain, une fleur, un bec de canard, etc. Tant de personnages qui veulent aider le narrateur à remettre la main sur la langue, mais qui n’y parviennent pas, parlent de ce qu’ils ne connaissent pas, extrapolent parfois (aurait-elle été enlevée par des extraterrestres ?)… jusqu’à ce que la glace elle-même s’insurge :

« Vous racontez n’importe quoi ! » s’est écriée ma glace. « Les extraterrestres, ça n’existe pas. »

J’ai baissé les yeux : ma langue était là, depuis le début, juste sous mon nez !

Je l’ai remise à sa place vite fait, bien fait. Vous ne me croyez pas ?

Regardez [et le narrateur, espiègle comme un enfant, de tirer la langue, fin de l’histoire] !

Ou comment, par un jeu de rappels en cascades, entrer dans l’esprit rêveur d’un enfant lapant une glace par beau temps ; occupé à manger, il ne dit mot mais n’en pense pas moins… et s’imagine mille et une histoires, l’une en entraînant une autre, avant de revenir vers le point de départ. Un livre-jeu très graphique, très sympa, à lire et relire avec les tout-petits !

Hé, pssst ! Si tu cherches ta langue, je crois savoir où elle est…

0

Dans le ciel

Après Mes envolées, et si on partait plus avant à la découverte du ciel avec les tout-petits n’enfants ? Un fil continu de poésie, de grandes et magnifiques illustrations ainsi qu’un texte d’information qui pose tout un tas de questions et prend le temps d’y répondre brièvement et simplement : c’est le pari réussi du premier documentaire Dans le ciel, écrit par Aurélia Coulaty et illustré par un duo d’illustrateurs et designers réunis au sein de l’atelier Bingo, aux éditions Amaterra :

Les images, expressives, colorées, empruntant à l’abstraction pour mieux mettre en scène le ciel, occupent la majeure partie des doubles pages, et le texte figure en-dessous, telle une légende, à gauche le mot, à droite l’explication, invitant le bébé lecteur à lever les yeux pour mieux observer le ciel en général, alternant points de vue fondamental et original, soit, en particulier… : le soleil, la pluie, l’arc-en-ciel, les cerfs-volants, le vent, les grues, l’aurore boréale, les lanternes célestes, l’âme des gens, la brume, la trace de l’avion, les montgolfières, l’orage, les abeilles, les graines de pissenlit, l’aube, le crépuscule, les étoiles filantes, les pigeons voyageurs, les machines volantes, la tornade, les nuages, les chauves-souris, la lune, les flocons de neige, les lâchers de colombes, la fumée, les feuilles d’automne, les feux d’artifice, les papillons, la grêle et la Voie lactée.

On passe d’un sujet à l’autre sans transition ou presque, et ce livre peut être lu du début à la fin d’une traite, comme au gré des petites mains qui le feuilletteraient dans l’ordre qu’elles voudraient ; on s’intéresse au climat, aux saisons, au jour, à la nuit, à comment, qu’on soit homme ou animal, voler et traverser le ciel, à ce que les hommes projettent et mettent dans leur tête quand ils regardent et investissent à leur tour cet espace immense au-dessus de nous. En bref, il s’agit là d’une superbe et inédite encyclopédie visuelle du ciel, dont vous pouvez découvrir quelques extraits ici

0

Mes envolées

Qu’est-ce qui donne des ailes aux enfants ? Les éditions Dyozol, Emma Robert et Célina Guiné misent sur la poésiepoésie, dans un très bel album intitulé Mes envolées :

Le jeune enfant s’exprime ici à la première personne, c’est le narrateur, un brin rêveur, qui prend au pied de la lettre les expressions figurées qu’il entend dans son entourage :

Maman me dit souvent que je suis tête en l’air

Papa me dit parfois que je suis dans les nuages

Grand-mère me dit souvent que je n’ai pas les pieds sur terre

Maîtresse me dit que je suis toujours dans la lune

Métaphores de l’envol, l’enfant s’interroge et se dit qu’à la fois en effet il est physiquement là, mais que peut-être une partie de lui, un autre ou le même, un double peut-être, voyage sur Terre et dans les airs !? Pensées à hauteur d’enfant qui valent le déplacement ! Un joli moment de lecture à partager avec les bébés lecteurs, les bébés rêveurs, les bébés voyageurs ; l’occasion aussi d’expliquer aussi aux tout-petits que le langage est constitué de mots mais aussi d’images…

0

Pimpanicaille

Eveil musical dans la BBthèque aujourd’hui… mais aussi éveil artistique, avec la publication à l’Ecole des loisirs de Pimpanicaille, par Jean Colombain et une myriade de bambins :

Un album tout-cartonné aux couleurs vives et aux dessins naïfs et premiers… car ils sont réalisés par des enfants ! Toutes les images de l’ouvrage proviennent en effet d’une collection de dessins & peintures d’enfants réalisés dans les années 1950, un magnifique univers visuel, qui vient rencontrer la poésie de comptines revisitées. Pas moins de vingt-sept ritournelles et chansonnettes détournées, écho de rengaines connues des petits comme des grands, que Jean Colombain, l’auteur de ce recueil original, imagine en écho aux dessins d’enfants avant de soumettre à son tour un répertoire inédit aux enfants d’aujourd’hui. Des comptines en couleurs, qui marient avec succès l’ancien et le nouveau… la répétition et la création. Un petit extrait ?

Si j’étais une girafe, 

Je monterais sans escalier

A la lucarne du grenier.

Veux-tu que je t’emmène 

Là-haut dans la plaine,

Pour cueillir des fleurs

De toutes les couleurs ?