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Les P’tites Chauves-Souris

Elles ont eu mauvaise presse il y a deux ans environ lorsque la Covid-19 est apparue dans nos vies, elles font toutefois partie de notre faune, elles sont même, peut-être, les reines de la nuit : les p’tites chauves-souris, que nous vous proposons de découvrir plus avant aujourd’hui en vous présentant le dernier-né de la série de documentaires animaliers publiée par les éditions du Ricochet, via sa collection Eveil Nature :

Les P’tites Chauves-Souris

de Claire Lecœuvre & Chloé du Colombier

Le soleil se couche. La nuit tombe.

Tiens ! Les chauves-souris se réveillent.

Presque sans bruit, elles s’envolent

Et tourbillonnent dans la nuit.

L’ouvrage, illustré avec pédagogie, douceur et talent, commence par décrire le contexte de vie des chauves-souris : leur déplacement en groupe, en volant, dès la tombée de la nuit. Puis nous nous intéressons, par un effet zoom, à ce à quoi ressemble une chauve-sous : un être avec une peau très fine, des ailes sans plumes, des doigts longs ; nous découvrons aussi leur alimentation (moustiques, mouches, papillons…), leur mode de communication qui leur sert aussi de mode d’orientation (si, si ! le cri), leur repos quotidien quand s’en va la nuit, et saisonnier quand l’hiver surgit. C’est l’été que naissent les bébés : chaque maman chauve-sous a un bébé chauve-souris qu’elle enveloppe dans ses ailes où il se nourrit bien au chaud le temps qu’il faut. Vient ensuite le temps de l’envol des petits, et de l’apprentissage de la chasse.

Un documentaire très agréable à lire avec des très jeunes et jeunes enfants, pour mieux connaître les chauve-souris, mais aussi voyager à travers leurs yeux. Quelques extraits de ce livre décrivant la vie de ces êtres chiroptères, ici : https://www.editionsduricochet.com/catalogue/eveil-nature/les-p-tites-chauves-souris-la-vie-d-un-chiroptere/ !

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Mais j’ai croisé…

L’heure des vacances a sonné, pour un certain nombre de parents et d’enfants, c’est l’occasion de passer plus de temps ensemble… et donc d’entendre les mille et une histoires que les petits sont capables d’inventer, parfois pour se justifier de telle ou telle situation donnée, action effectuée : « pardon papa [ou maman], si je suis en retard, mais j’ai croisé… » sobrement résumé dans cette courte phrase qui fonde le titre de l’album chroniqué aujourd’hui, signé Agnès de Lestrade et João Vaz de Carvalho aux éditions l’Atelier du poisson soluble :

Mais j’ai croisé…

Agnès de Lestrade

João Vaz de Carvalho

C’est l’enfant qui parle, oui peut-être bien celui qui, sur la couverture e ce livre en papier, porte une casquette rouge, a les mains dans les poches et le nez un brin allongé qui évoque un cousin lointain, un certain pantin transformé en âne avant de devenir le petit garçon que son père rêvait de le voir devenir, être. Or donc ce petit garçon, qui pourrait aussi être une petite fille, est en retard et va trouver mille et une excuses à présenter à son père pour le justifier. Toutes commençant par « Mais j’ai croisé… » Place à un inventaire à la Prévert, sous la forme de petits mensonges poèmes jouant sur les sens et sons des mots, avec des illustrations humoristiques pour appuyer le propos foisonnant de l’enfant.

« Mais j’ai croisé… »

« un bœuf qui couvait un œuf, »

« un escargot qui faisait du vélo, »

« un phacochère les fesses à l’air, »

etc. jusqu’à ce que le papa [ou la maman] de cet enfant-là reprenne la main dans le débat et rétorque :

« Et tu n’as pas croisé le crabe bleu qui fait les gros yeux quand on fait attendre son papa ? »

[et il en va de même quand c’est la maman qui attend !]

Une lecture drôle, loufoque et sympa, clin d’œil à la vivacité d’esprit des enfants… et des parents ! Des extraits à consulter en ligne ici : https://www.poissonsoluble.com/produit/mais-jai-croise/

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Alors, ça mord ?

La BBthèque vous propose une lecture-rigolade par ce temps hivernal, avec Alors, ça mord ? de Jean Gourounas aux éditions l’Atelier du Poisson soluble :

Alors, ça mord ?

de Jean Gourounas

Un pingouin (ayant l’air un tantinet énervé) s’en va pêcher, seul, au calme, sur un lac gelé. L’attente semble longue, en tout cas les poissons ne mordent pas.

De quoi donner lieu à un humour de répétition : le pingouin reçoit peu à peu la visite d’une série d’autres animaux qui, de poissons ne pêchent point, mais à la pêche aux infos vont (le temps ils tuent) : à tour de rôle chacun demande au pingouin « Alors ça mord ? », qui ne pipe mot. Et comme le pingouin ne veut pas répondre (à part en indiquant une fin de non recevoir : « Chut » !), la place du dialogue est investie par ces spectateurs bien bavards, qui construisent d’abord à un, puis à deux, puis à trois, etc. un, puis deux, puis trois, etc., commentaires s’étonnant pour le moins de cette situation.

Tout le monde en vient à se demander : mais diantre pourquoi ça ne mord pas ? Et de se tourner vers le pingouin : au fait, il y a quoi au bout de l’hameçon ? Du saucisson ! Miam trop bon ! Pourquoi ça ne fonctionne pas alors ? Excellente question… ! A moins que ce ne soit pas la bonne question finalement… ? Et si les poissons étaient tout simplement en train d’attendre la suite de l’apéro, et de se dire eux-mêmes : alors, ça vient, oui ou non ?

Or donc… qui pêche qui et quoi, au final ? Un joli retournement de situation pour clore cet humour de répétition ! Quelques extraits de cet album bien marrant à consulter ici : https://www.poissonsoluble.com/alors-ca-mord/ !

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Atchoum !

La BBthèque vous propose des lectures de saison où le mouchoir est notre meilleur compagnon : qu’on soit loup ou lapin, petit garçon ou grande fille, atchoum ! le rhume est de sortie, alors zou au lit, avec pourquoi pas, comme livre de chevet, un ouvrage dont le personnage principal rencontre les mêmes infortunes que toi ! Voici ainsi :

  • Atchoum, de Judith Drews et Cally Stronk aux éditions NordSud
  • Atchoum ! Voilà le loup… de Vincent Poensgen aux éditions Mijade

Mon premier, tout cartonné, a une couverture rouge, représente un lapin de face, la goutte au nez, portant une belle écharpe bleue rayée : c’est un petit lapin, malade, qui éternue à tout-va, complètement raplapla. Heureusement pour lui, ses amis et sa famille prennent soin de lui : à tour de rôle ils défilent dans sa chambre pour lui remettre un présent, partager avec lui une idée, pour qu’il se remette vite sur pied : le geste d’un ami, un bol d’air frais et de chocolat chaud, un doudou réconfort, du soleil, un bon fruit, une jolie fleur et un gros câlin de la part des parents ! Ca va déjà beaucoup mieux. Après une bonne nuit de repos, tour ira certainement mieux demain, bonne nuit Petit Lapin !

Mon second, tout papier, a une couverture bleue, représente un loup de profil que le nez gratouille, chatouille, emmitouflé dans une belle écharpe rouge. Ce matin-là Monsieur Loup se réveille lui aussi malade, et, misère, sans aucun médicament dans sa maison pour le remettre d’aplomb ! Il se résout à solliciter l’aide de ses voisins… qui ne sont autres que les trois petits cochons. Vous imaginez bien la réaction des trois petits cochons : effrayés, ils vont lui dire non, non et non ! Et vous devinez sans doute, peut-être, que l’album se poursuit joyeusement comme une jolie parodie du célèbre conte du grand méchant loup et des trois petits cochons. Au lieu de souffler sur les maisons pour manger leurs habitants, le loup bien malgré lui leur éternue dessus les détruisant itou également. Arrivé à la maison en brique, il monte à la cheminée car son écharpe s’y est envolée et coincée ; les cochons inquiets font bouillir la marmite ; le loup tout là-haut bénéficie d’un traitement de choix : une inhalation à hauteur de maison. Le malentendu se lève petit à petit, les cochons viennent aider leur nouvel ami qui, en retour, une fois remis, reconstruit ce qu’il a détruit. Atchoum, le conte est fini, et le rhume aussi !

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L’imagier d’Afrique

Par ces temps froids, la BBthèque vous prescrit et propose un remède apte à réchauffer les corps et les esprits : un voyage en Afrique noire, en lisant et dépliant

Imagier d’Afrique

de Magali Attiogbé

aux éditions Amaterra

La famille des livres-accordéons, de type tout premier guide de voyage, guide de langage, signés Magali Attiogbé aux éditions Amaterra, s’agrandit : aux côtés des imagiers d’Amérique latine (chronique BBthèque à (re) découvrir à ce lien : https://bebetheque.wordpress.com/2020/01/22/imagier-d-amerique-latine-magalie-attiogbe/), d’Asie (présenté ici : https://amaterra.fr/catalogue/imagier-dasie/) et du Maghreb (présenté là : https://amaterra.fr/catalogue/imagier-du-maghreb/), voici l’imagier d’Afrique, à la couverture d’un beau rouge qui vous enveloppe de sa chaleur, de son énergie.

Dans ce leporello tout cartonné, livre accordéon qui, déplié, se donne à lire comme une fresque du continent visité, une carte de ses mots-clés et principales caractéristiques, les jeunes enfants, de 0 à 6 ans, reconnaissent des éléments familiers tout en pouvant situer leurs origines, et découvrent, peut-être, aussi, de nouveaux concepts.

Une page par mot, avec une belle et grande illustration, qui n’est pas sans rappeler les tissus colorés africains (inspiration wax ?). Le livre se lit par ordre alphabétique (avec de temps en temps un invité surprise, comme le lion qui se glisse entre le baobab et le boubou !) : on commence avec l’ananas, on poursuit avec l’autruche, le balafon, les bijoux, le baobab… et on termine par le taxi brousse et les tresses !

Faune et flore, coutumes et modes de vie, moyens de transports, musiques, alimentation, cérémonies : un vrai petit condensé de la vie dans cette autre contrée, contribuant à l’éveil des jeunes enfants à d’autres cultures. Bon voyage, et bonne lecture les petits :