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Portrait vivant d’une autrice-illustratrice : Emilie Vast

La BBthèque a le grand plaisir de vous proposer de découvrir un nouveau portrait vivant d’une autrice illustratrice, en vous présentant aujourd’hui plus avant… :

Emilie Vast

photo- Emilie Vast- crédit photo Romu Ducros

Emilie Vast – crédit photo : Romu Ducros


Pour ce portrait vivant, Emilie Vast a accepté de répondre à ces quelques questions :

Qui suis-je ?

Je suis Emilie Vast, autrice-illustratrice d’albums jeunesse, amoureuse de la nature et de la jolie ligne.

Comment et pourquoi j’ai choisi de faire ce métier ?

Je n’ai pas vraiment choisi ce métier. Il m’est arrivé dessus par une succession de beaux hasards.
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Certes je dessinais dans mon coin, mais je n’avais pas projeté d’en faire mon métier. J’étais graphiste à l’époque, je me servais parfois du dessin dans cette activité. Et par le biais d’amis d’amis, mon travail a été suggéré à une autrice : Anne Mulpas. Elle a voulu me rencontrer par curiosité, nous nous sommes plu, elle m’a proposé un texte, nous avons trouvé un éditeur, c’est devenu un livre, le mal était fait !
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Voir mon nom écrit sur une couverture fut un déclic, j’ai choppé le virus, je me suis jetée dans la profession… donc d’abord en tant que simple illustratrice. Après moult péripéties, la deuxième vraie marche franchie, fut celle la maison d’édition MeMo. Là, pas vraiment un hasard : j’ai poussé la porte. Ici, c’est Christine Morault, l’éditrice, qui m’a poussée à l’écriture d’histoires (j’avais écrit un doc pour eux et fait un livre sans texte juste avant, mais ce n’est pas pareil !). Je ne me sentais pas franchement légitime au départ, mais elle a su me convaincre et cela a fonctionné, je suis devenue autrice. Vive les influences extérieures !

Qu’est-ce qui me plaît et me motive dans ce métier ?

Parler de la nature, véhiculer des valeurs, transmettre. Je me suis surtout concentrée sur la nature, l’envie de réveiller un intérêt pour elle chez l’enfant. Je me dis toujours que si on arrive à faire aimer quelque chose à quelqu’un, il naîtra du respect pour cette chose.

Comment je travaille pour écrire un livre ?

Aïe, c’est dur cette question. Car il n’y a pas vraiment de méthode ! C’est différent pour chaque livre !
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Généralement, tout part d’une envie de parler d’un thème.
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Ces thèmes vont venir d’inspiration diverses. Cela peut-être :

  • une résurgence de l’enfance. Par exemple, pour ma première écriture, j’étais assez perdue. Je me suis dit qu’il fallait commencer par quelque chose de classique, j’ai choisi : les couleurs. Direct, m’est revenu en mémoire mon apprentissage de la lecture sur Le magicien des couleurs de Arnold Lobel. J’ai repris l’idée générale de ce livre et c’est devenu « Neige, le blanc et les couleurs » + « Océan, le noir et les couleurs ».
  • des discussions avec les enfants en classe, et c’est étrange à dire, mais cela vient de leurs lacunes… Je suis tellement étonnée de leur méconnaissance dans un thème, que je vois la place à prendre, l’envie de combler… Sont nés ainsi : Abeille et épeire parce que j’avais de la peine pour l’énorme désamour pour les araignées et un vrai besoin de parler des abeilles ; Plantes vagabondes car les enfants semblaient trouver les plantes sans intérêt et j’ai voulu leur montrer à quel point elles étaient créatives et surprenantes.
  • une envie basique : « tiens, je n’ai pas de livre avec un loup, tout le monde a un livre avec un loup… zut, moi j’aime les loups, je vais faire en sorte, que les enfants n’en aient plus peur…» et hop = « moi j’ai peur du loup ».
  • des choses de la vie. La perte de mon chat a donné « Chamour »

Bref, vous avez compris, autant de livres, autant de manières d’en trouver le thème.
Après, pour l’histoire en elle même, c’est presque magique, ça peut venir vraiment d’un coup sans trop y penser. Je ne suis pas une laborieuse (bon, sauf pour les documentaires !!!), je laisse venir, quand le fruit est mûr, il me tombe dans la main. Par contre, ce système est frustrant quand le fruit ne mûrit pas ou met du temps ! Il faut être patient… cela peut prendre 2 jours comme plusieurs années…

Puis vient l’écriture simple et basique pour que cela soit lisible par autrui. Là, commence le vrai travail pour que cela sonne bien.
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Et puis le dessin! C’est long, mais j’adore cela, c’est là que l’histoire devient vivante. L’histoire sert de guide et je dois trouver comment l’accompagner le plus joliment et clairement possible.
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Comment j’imagine mes jeunes lecteurs quand j’écris ?

J’avoue que je n’y pense pas. La lectrice à laquelle je m’adresse est très clairement « moi, petite fille ».

Est-ce qu’il m’arrive de discuter avec les enfants autour de mes livres ?

Cela m’arrive, pas au moment de leur création, mais après. Souvent dans les classes.
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C’est toujours une émotion quand je lis une première fois l’un de mes livres, car je n’ai généralement aucune idée de comment il va être reçu. J’ai parfois eu des surprises ! De les voir rire, là où je ne m’attendais pas particulièrement à être drôle ! Comme à la lecture de… De maman en maman. Après, nous discutons et c’est donc parfois ces discussions qui m’inspirent de nouveaux thèmes…

La BBthèque remercie beaucoup Emilie Vast d’avoir répondu à ces quelques questions et invite tout un chacun à se plonger dans l’œuvre riche, sensible et féconde de cette autrice-illustratrice.
Vous pouvez retrouver ci-dessous les chroniques BBthèque des livres d’Emilie Vast en cliquant sur les titres ci-dessous :

Il ne nous reste plus qu’à vous en souhaiter de très belles lectures !

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Le chemin de la vie

La BBthèque aujourd’hui vous présente trois nouveaux et superbes livres qui racontent le chemin de la vie aux tout-petits, de la conception à la fin de vie, en passant par toutes les péripéties qu’entre-temps l’on vit :

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Hariki

de Lucie Félix

Réjouissons-nous : Lucie Félix, l’auteur-illustratrice de Prendre & donner, La promenade de Petit Bonhomme, Coucou !… est de retour, avec un livre-objet de toute beauté, qui dit, en couleurs et en mouvements, l’origine de la vie sur Terre à ceux qui viennent précisément tout juste de la découvrir.

En effet, les protagonistes de ce livre animé sont des cellules… aux noms ludiques (Harikos, Harikis !, qui plairont beaucoup aux tout-petits) et aux comportements fondamentalement exploratoires : et si j’allais ici, et si j’allais par là, tout seul ou en bonne compagnie ? Des personnages hauts en couleurs curieux de parcourir le monde à plusieurs et de se mélanger les uns les autres pour grandir et changer.

L’acteur de ces rencontres, de ces actions, dans ce livre, n’est autre que le bébé lecteur, qui fait glisser les micro-personnages d’un point A à un point B, écrivant sa propre histoire tout en reconstituant la grande Histoire.

Car ces cellules ne sont pas sans évoquer, aussi, les bébés eux-mêmes… D’ailleurs la narratrice conte l’Histoire comme si elle s’adressait à ses propres enfants à qui elle lirait une histoire du soir : « et maintenant, […] mes Harikos nouveaux, au dodo ! »

Un trésor de livre pour les tout-petits.

Une maman c’est comme une maison

d’Aurore Petit

Dès la page de couverture, des couleurs vives, une femme, un enfant, enlacés, l’un avec l’autre interagissant. C’est le portrait d’une maman, hommage à toutes les mères du monde. C’est l’histoire des origines de l’enfant, qu’il conservera avec lui quand il sera plus grand.

Dans cet album de 48 pages, chaque page écrit et illustre ce qu’est une maman, en utilisant le biais de l’anaphore imagée : « Une maman, c’est comme… ». Au fil des pages, le temps passe : au début, la maman est comme une maison abritant le tout-petit encore lové dans son ventre rond ; puis la maman est comme un véhicule marchant d’un bon pas, vers la maternité peut-être ; puis la maman est comme un nid quand elle tient entre ses bras un nouveau-né… Le papa aussi est présent dans les images, parfois. La relation au fil des pages entre la femme et l’enfant continue de se construire, une mère et son petit, fille ou garçon : « une maman, c’est doux », « une maman, c’est comme un refuge », « une maman, c’est comme un miroir », une maman, c’est comme une île »… et d’évoluer tout en conservant sa qualité.

Et voici qu’un jour l’enfant se met debout. « Une maman, c’est comme une cascade » quand elle est émue.

Il fait ses tout premiers pas, en partant des bras de son papa… pour rejoindre tout seul sa maman qui lui tend les bras un mètre plus loin. « Une maman, c’est comme une récompense ».

Et puis le voici autonome, heureux de marcher seul, confiant, sous le regard bienveillant de ses parents. « Une maman, c’est comme une maison… »

Immense coup de cœur pour ce livre-somme sur la maternité vue comme un foyer, et tellement plus encore : un album-poème aux illustrations modernes, qui transforme des scènes de vie quotidiennes en un tableau universel de l’origine de la vie.

Les rides

par JR

Et voici pour finir un très beau livre de photographies, à découvrir dès le plus jeune âge, fruit du travail de l’artiste et photographe JR dont c’est le premier livre pour la jeunesse. Ce premier livre d’art, que l’auteur dédie à « nos grand-parents », fait le choix de mettre à l’honneur un sujet original et difficile parfois : les rides… montrées sous l’angle des histoires qu’elles racontent.

Les rides racontent les histoires de toute une vie.

La page de couverture, sur fond très coloré, montre une personne très ridée, que le bébé lecteur peut effleurer de ses doigts. Puis le texte vient expliquer, accompagné de portraits : « nous avons tous deux yeux, un nez, une bouche… » « … et certains d’entre nous ont des rides ». Pourquoi des rides ? Parce qu’elles apparaissent avec l’âge. Quelles sont leurs caractéristiques physiques ? Elles semblent se graver doucement et progressivement comme des rayures sur la peau. Comment ? Quand on rit, quand on aime, quand on s’amuse, quand on se repose, quand on réfléchit… Quand on vit.

Chaque ride raconte une histoire ; chaque personne âgée et ridée a vécu mille et une histoires… à te raconter. Magnifique ouverture au dialogue intergénérationnel : le propos est sublime, et les photographies, noir et blanc, aussi, mettant en scène des modèles ayant tous le point commun d’avoir un certain âge et d’exposer les effets de l’âge avec naturel et beauté. A la fin du livre d’ailleurs, JR présente « les histoires qui se cachent derrière les rides de ce livre », en rédigeant de courtes bibliographies des modèles.

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Des poules et des oeufs

Des poules et des œufs : c’est le titre d’un livre tout cartonné écrit et illustré par Pauline Kalioujny, publié en 2019 aux éditions Thierry Magnier. Un premier documentaire qui dit et met brillamment en scène cette question, éternelle en ce que la réponse apportée engendre une nouvelle question qui trouve la même réponse que la question initiale, et ainsi de suite sans qu’il ne semble y avoir de fin et, si bien qu’au final on ne sait plus très bien quelle était la première question et on la reformule ainsi : diantre, qui de l’œuf ou de la poule est apparu le premier ?

Sans doute le noterez vous en observant la couverture du livre ci-dessus : cet album est un livre avec un trou… c’est même un livre à trous, comme le lecteur le découvre en feuilletant ce livre-objet à lire, écouter, regarder et manipuler.

Le narrateur est un poussin (représenté par un un tout petit trou en forme de poussin) qui pose une question à sa maman : « Dis, Maman, je suis né comment ? ». Et la maman de répondre : « D’un œuf » (représenté par un petit trou ovale évoquant la forme de l’œuf) ;  « Et d’une poule, et d’un coq ».

L’explication pourrait s’arrêter là, sauf que le petit poussin est curieux et intelligent : maintenant qu’il sait d’où il vient, il demande à sa maman d’où elle vient. L’histoire se répète ainsi, mais plus loin dans le temps, et avec des trous plus grands. A la fin du livre, le bébé lecteur découvre des poules et des œufs (en creux) emboîtés les uns dans les autres, du plus petit au plus grand, comme des matriochka, poupées russes déclinant le thème de la parentalité (lire et relire à ce propos ces deux autres tout cartonnés géniaux De maman en maman et De papa en papa d’Emilie Vast, chroniqués ici).

Une lecture toute en jeux et volumes, jaune poussin, coquille d’or, variantes-répétitions à gogo qui, l’un dans l’autre, dit et échange beaucoup avec le jeune enfant sur la question des origines tout particulièrement.

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Le livre qui se penche sur ton berceau

Jamais deux sans trois : après Le visiteur d’Iching Hung et Tu vas voir de Frédérique Bertrand, voici tout comme d’Henri Meunier, un tout aussi chouette livre de naissance, paru au Rouergue, qui se distingue par sa gaie fantaisie :

Ici, ce sont toutes sortes de fées de France et de Navarre qui viennent se pencher sur le berceau du bébé pas-encore-né ou tout-juste-né et qui lui adressent une tendre prédiction se fondant toujours sur un effet miroir : tu seras tout comme moi, mon fils, ma fille, mon filleul, ma filleule, etc. !

Le ton, résolument ludique, des images comme des mots, plaira aux tout-petits comme aux plus grands, l’écart entre la fée et le bébé, traduit visuellement, étant proprement hilarant :

« Oouh oouh ! » dit le loup, tu auras de l’appétit et tu auras bon goût, comme moi

[à ma gauche, un loup avec fourchette et couteau ; à ma droite, un biberon]

« Grooar », dit le lion, tu auras des rêves majestueux et tu trôneras, comme moi

[à ma gauche, le roi lion sur son siège ; à ma droite, un pot et du papier toilette]

Cet album traduit avec beaucoup de bienveillance les tout premiers échanges qui ont presque toujours lieu à l’occasion d’une naissance, entre un nouveau-né et ses êtres les plus proches, ce qu’ils lui disent, la part d’eux-mêmes qu’ils ne manquent pas de projeter sur cette toute petite et toute nouvelle personne, tandis que celle-ci entend, perçoit et reçoit ces premiers gestes et mots destinés à elle seule.

Il dit l’amour, mais aussi, fondamentalement, l’humour, dès le premier souffle de vie. Car l’événement met en joie et après le premier cri viendront les sourires et les rires nourris de complicité : l’histoire, qui se dit comme une ritournelle, se donne aussi à voir comme un spectacle, un théâtre pour tout public friand de bons sentiments ET de second degré — quand la base est là, on peut passer ensemble au niveau suivant. Place à la comédie, parodie des visites à la maternité, et entrée, par l’intertextualité, du bébé lecteur en lecture et littérature ! En effet, en fait, dans ce livre, les proches venus rencontrer le bébé ne ressemblent pas tant que ça à des parents, je dirais même plus, quelques-unes des fées réunies rappellent à s’y tromper des personnages tout droit sortis du folklore et patrimoine de la littérature jeunesse : le loup grand dévoreur depuis les temps anciens, le lion indétrônable roi des animaux, la grenouille qui veut qu’on l’embrasse… tant d’avatars issus de notre imaginaire fécond depuis des générations ! Vous reconnaîtrez-vous dans l’un de ces multiples personnages, papa coq, maman poule, maman coq, papa poule et tonton Robert ? Quand l’adulte fait le clown, fait l’enfant, pour accueillir et faire rire son propre enfant !

Bref, un livre-caresse dont le bébé est le héros… tout comme le reste de sa famille, les amis, et puis aussi les livres pour tout-petits… youpi, hohoho, hahaha, tralala et hihihi !

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Mini contes pour mini maxi lecteurs

Il y a quelques mois, je publiais un post par ici qui traduisait une quête de premiers contes pour tout-petits… Quelle nouvelle bonne surprise, depuis, que la toute nouvelle collection « Mini Contes » conçue par Attilio et éditée chez Gallimard Jeunesse en 2018… qui permet d’introduire les contes presque dès le berceau ! Elle s’ouvre avec quatre des contes les plus célèbres au monde :

Les couvertures de ces albums tout-cartonnés, petit format carré, représentent très bien les livres eux-mêmes : des dessins simples et modernes, sur un fond blanc, et qui vont raconter, avec des phrases simples et modernes, les contes les plus classiques, le tout servi par un ton joyeux et dynamique.

On retrouve complètement l’esprit originel de ses contes dans ce travail, effectué avec brio par Attilio Cassinelli, d’adaptation de leurs contenus à l’environnement actuel des tout-petits. Ou comment partager avec les plus jeunes la substantifique moelle du patrimoine ancestral en respectant l’esprit mais pas la lettre, réussir sobrement et dans la bonne humeur à faire passer aux enfants présents les messages d’hier et de demain… par l’entremise de petites histoires, mini contes, mine de rien.

Exemple avec Le vilain petit canard :

C’était l’été, le soleil resplendissait.

Maman cane regardait ses petits à peine nés. L’œuf le plus gros n’avait pas encore éclos.

Finalement, l’œuf se brisa. Le dernier petit canard sortit et tous se mirent à marcher à la queue leu leu.

Le petit dernier, qu’on désigne comme le vilain petit canard, est tant et tant rejeté qu’il s’isole jusqu’à s’endormir dans une tanière l’hiver. Quand il se réveille au printemps, il s’est réconcilié avec lui-même et a trouvé ses pareils : laissons le temps au temps, ce vilain petit canard là n’était ni vilain ni canard, mais cygne en devenir, bel oiseau parmi les siens.

Je ne peux que vous conseiller de prendre en main et de partager avec vos mini bambins ces mini contes qui concentrent en eux un maximum de qualités !