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Imagier bilingue by Eric Carle

Eric Carle revient avec un nouveau livre, a brand new book, dans les librairies, les bibliothèques et la BBthèque : un livre GRAND, un livre de toutes les COULEURS, un livre qui parle de TOUT ou plutôt d’un peu BEAUCOUP, c’est, en anglais et en français s’il-vous-plait :

ERIC CARLE’S BOOK OF MANY THINGS

L’IMAGIER ERIC CARLE

Avec 200 mots (euh… 400 en fait : 200 en anglais, 200 en français)… auxquels sont associées 200 images, pour le plus grand plaisir des bébés lecteurs à l’heure de leur premiers pas dans le langage, quand ils sortent progressivement du babillage pour désigner, dessiner et exprimer le monde qui les entoure avec des mots. Mes premières choses, mes premières images, mes premiers mots : Eric Carle met l’environnement de l’enfant en images et en mots dans ce tout premier documentaire somme, encyclopédie bilingue pour tout-petit. Publié aux éditions Mijade, cet ouvrage rayonnant et joyeux décline le quotidien et plus encore à travers différentes grandes thématiques organisées en plusieurs thèmes :

  • Things I see : ce que je vois
    • At home, à la maison
    • In the garden, dans le jardin
    • Creepers and flyers, ce qui rampe et ce qui vole
    • On the farm, à la ferme
    • In the forest, dans la forêt
    • In the wild, les animaux sauvages
    • In the sea, au fond de la mer
    • Things that go, les moyens de transport
    • Weather, la météo
  • Things I eat : ce que je mange
    • Fruits, les fruits
    • Dinner time, le dîner
    • Party food, le goûter d’anniversaire
  • Things I learn : ce que j’apprends
    • Numbers, les chiffres
    • Shapes, les formes
    • Opposites, les contraires
    • Patterns, les motifs
  • Colourful things : les couleurs
  • Things about me : les mots pour parler de moi
    • My body, mon corps
    • What I wear, les vêtements
    • Moves I can make, les mouvements
    • How I feel, comme je me sens
    • Things I can do : tout ce que je peux faire
    • Having fun with friends, passer du temps avec mes amis

Chaque thème se déploie sur une double page, avec une illustration pleine page, et un ensemble de nouveaux mots-images sur la seconde page. Et toujours, une illustration qui emprunte à l’art, si cher à Eric Carle, du découpage : ainsi sur les pages à mots, un fonds de couleurs sur lequel sont posés comme des étiquettes ou nuages blancs sur lesquels sont posés des images qui semblent tout droits venus d’autres albums d’Eric Carle — l’araignée (spider), la toile (web), la chenille (caterpillar), le coq (rooster), l’hippocampe (seahorse), etc. Une démarche qui invite aux joies de l’intertextualité (tu te souviens de ce personnage ? de ce dessin ? on l’a vu où ? ou… tu crois qu’on le trouve ailleurs, dans un autre livre d’Eric Carle ? on le cherche ensemble ?) et, au-delà, qui peut inspirer les jeunes enfants pour construire le sens par la créativité : regrouper ensemble des éléments épars selon tel ou tel critère, copier, couper, décoller, déconstruire et reconstruire, assembler et ré-assembler, recycler, créer.

A la fin du livre, place aux images seulement, avec une dernière double page intitulée « Let’s play », en français « A toi de jouer! » : can you name all these things, peux-tu identifier les mots qui sont illustrés ? De bébé à qui on fait la lecture, le bébé devient ainsi bébé lecteur voire (co)auteur : c’est à présent lui qui va dire et mettre les mots sur les images qu’il voit.

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Virées dans l’art avec Léon

Les éditions Léon art & stories, qui nous viennent de Bordeaux, sont à l’initiative, dans la collection « mini léon », d’une série d’ouvrages, entre la fiction et le documentaire, formats paysages souples, qui proposent aux bébés lecteurs, des virées artistiques selon une approche thématique. Lumière aujourd’hui dans la BBthèque sur deux livres, deux thèmes : A la ferme (R. Bobée / G.Trannoy) et Jaune (H. Kérillis / G.Trannoy), qui présentent chacun 13 œuvres d’art d’époques et d’artistes différents.

Le guide de ces livres est un petit être vert, le dénommé Léon, aux accoutrements variés et fantaisie, écho aux œuvres d’art dont il présente le contenu (plus que la démarche artistique) et le commente avec une touche humoristique (et qui n’est pas sans rappeler le rat des goûts des éditions Eliart chroniqué ici), en français mais aussi en anglais. Car cette collection fait le choix original du bilinguisme tout au long de l’ouvrage, du titre aux crédits en passant par le texte. Elle comprend également une double page dite docu-ludique, qui clôt chaque ouvrage en apportant quelques informations-clés aux lecteurs sur le thème abordé et/ou sur une oeuvre d’art en particulier, et propose de prolonger la lecture par des jeux.

Dans ces ouvrages d’éveil artistique et de découverte du monde, le bébé lecteur découvre notamment des œuvres d’art du XIXème et XXème siècles, et parfois plus anciennes, parmi lesquels La Méridienne ou la Sieste de Van Gogh, Le Toit bleu ou Ferme ou Pouldu de Paul Gauguin, Les Dindons de Claude Monet, La ferme de Ralph Wheelock de Francis Alexander, Paysage avec les vaches du Douanier Rousseau… côté ferme et agriculture, La Clownesse Cha-U-Kao en tutu de Toulouse-Lautrec, Les Moissonneurs de Pieter Brueghel l’Ancien, Jaune tendre de Vassily Kandinsky, Portrait d’Adèle Bloch-Bauer de Gustav Klimt, Formes circulaires de Robert Delaunay, Valse avec quinze tournesols de Van Gogh, etc. côté exploration de la couleur jaune par de grands artistes.

Un aperçu qui donne bien envie de se procurer toute la série, constituée de 20 titres au jour d’aujourd’hui, afin de permettre aux bébés lecteurs de rebondir d’un univers à l’autre, de tableau en tableau : pour en savoir plus, vous pouvez consulter le catalogue de la collection .

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Mini bestiaires pour apprendre à compter ou encore s’initier au japonais… !

Les bébés lecteurs ont une appétence singulière pour les extrêmes, en matière de formats livresques : les albums gigantesquement géants et ceux tout tout tout… petits. Les minis, concentrés de riches contenus et livres-objets à manipuler par les petites mains. Comme celui-ci, ou comme ceux présentés aujourd’hui, qui empruntent chacun au genre du bestiaire… combiné avec d’autres approches suscitant l’éveil des jeunes enfants :

1 chien, 10 chats !

par Martine Perrin

Ce tout cartonné, format carré de 9 x 9 cm s’il-vous-plaît, est tout à la fois un bestiaire (faisant l’apologie du plein air !), un livre-jeu et un livre pour apprendre à compter (de 1 à 10)… tout en s’amusant à coucou-cacher et à nommer/dénombrer les animaux rencontrés au quotidien, à la campagne ou dans un jardin.

Grâce à un trou rond présent une page sur deux et aux jeux de graphisme autour ce trou-trou, l’enfant se lance dans une partie de devinette : je vois un bout de l’image mais pas tout, qu’y a-t-il d’autre ? et trouve la réponse à ses questions à la page suivante, en même tant que, dans le trou, prend place le nombre illustré sur la double page dévoilée, et ce de manière extrêmement lisible. Dans mon jardin, il y a ainsi… 1… chien ; il y a aussi une pente et sur la pente… 2… escargots ; il y a un arbre et en haut de l’arbre… 3… oiseaux ; etc.

A la toute fin, surprise, tout le jardin, montré jusqu’ici par bribes, comme autant de gros plans sans corrélation apparente les uns avec les autres, est représenté globalement dans l’espace avec une sorte de jeu fait plan, par lequel l’enfant comprend son aménagement, ainsi que les habitats respectifs des petits êtres qu’il vient de rencontrer, de la niche au poulailler, la mare au pied de l’arbre, la terre en pente au dessus du terrier. Une invitation pour le jeune enfant à observer son environnement, et à le traduire en mots et en nombres.

Quelques images ici !

Mon imagier japonais : les animaux

de Julie Blanchin Fujita

Cet autre premier documentaire tout cartonné, un poil plus grand que le précédent (10 x 10 cm), propose au bébé lecteur de l’initier à la langue mais aussi à la faune japonaise. Dans cet imagier bilingue (français-japonais) de 22 petites pages, chaque double page présente un animal… occidental ou extrême-oriental : le moineau, le papillon, l’ours noir d’Asie, le poisson rouge, le chat, le scarabée, le chien viverrin, la libellule, la luciole, le chien akita.

Sur chaque page de gauche, l’illustration de l’animal, réalisée à la peinture à l’eau ; sur chaque page de droite, le mot lui-même : écrit comme à la main en langue française pour commencer, puis en japonais, et ce de plusieurs façons différentes : comment le mot se prononce (grâce à sa transcription en lettres latines) et comment il s’écrit (sa graphie  : kanji, hiragana et katakana !). Une belle introduction à une autre culture…

Quelques images à découvrir ici.