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Un coup de main

Elle a déjà été mise à l’honneur dans la BBthèque, la revoici sous les feux de l’actualité littéraire pour les tout-petits lecteurs, cette héroïne du quotidien et des livres pour bambins : LA MAIN ! C’est en effet, en fait, le personnage principal, le prétexte et l’objet, du très joli album Un coup de main, écrit et illustré par Cristina Sitja Rubio, publié aux éditions MeMo au mois de février dernier :

C’est l’histoire, crayonnée, de deux oiseaux, Manuel et Monelle, qui partagent le même toit et font tout ensemble, s’activant du matin au soir :

Comme vous le voyez, on fait des pieds et des mains toute la journée !

Le ton est donné : la suite de l’histoire, c’est la mise en scène, poétique, émouvante, drôle, d’expressions comportant le mot « main », le tout dans la perspective d’obtenir un coup de main.

Quand on croise nos amis, on n’a à peine le temps de leur serrer la main. « Appelle-moi demain ! » […]

Donc un jour, on a pris notre courage à deux mains, et on a décidé de passer la main.

Plusieurs mains se sont levées…

La quête du coup de main (quelques extraits ici) qui s’ensuit est proprement hilarante, en plus de constituer un reflet à la fois positif et réaliste des comportements individuels et des relations sociales qui accompagnent le bébé lecteur dans sa connaissance de lui-même et ses apprentissages de la vie en société. Avec, fondamentalement, cette notion centrale d’amitié : Manuel et Monelle, les inséparables volatiles, se font un nouvel ami, celui qui s’investit. Il s’agit de Firmin, qui leur donne « un fier coup de main » !

Un livre à rires, un livre à grandir, un livre à réfléchir… tant il apprend, mine de rien, et main dans la main, au bébé lecteur à se prendre en main : l’importance de faire des choses avec les dix doigts de ses mains, et si possible avec les copains, savoir qu’on peut demander de l’aide, comment, quand, saisir les fondements, l’essence, de l’entraide et de l’amitié. Un pur bonheur de lecture à partager avec les 0-3 ans… et les plus grands. Un coup de main, oui… un coup de cœur, aussi !

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Chat noir chat blanc

Ceci n’est pas une chronique consacrée à une adaptation pour les bébés d’un film d’Emir Kusturica ! Pourtant, le titre du livre présenté aujourd’hui ici est bien chat noir chat blanc (OK d’accord, sans virgule entres les deux et sans majuscule). C’est un album format carré, en noir et blanc, c’est dit dans le titre, essentiellement, il est signé Claire Garralon aux éditions MeMo, qui met les canards de côté (ceux-ci et puis aussi ceux-là) pour s’intéresser aux chats :

C’est l’histoire d’un chat, noir, qui habite une maison blanche ; d’un autre chat, blanc, qui habite une maison noire ; c’est l’histoire de la rencontre de ces deux chats, pas si évidente que ça.

Le choix du noir et blanc traduit visuellement (quelle esthétique, rencontrant une remarquable efficacité narrative) les ressorts de la relation à l’autre, par essence différent de soi : comment faire connaissance, comment se lier, comment devenir amis ? L’envie semble un pré-requis ; ici pas de souci. L’envie est d’ailleurs tellement forte que tout semble possible… sauf qu’elle se heurte, semble-t-il en premier lieu, à un certain nombre d’obstacles : comment approcher ce chat noir qui vit dans un monde blanc alors que je suis tout blanc dans un monde tout noir… et inversement ?

Comme dans sa parabole à becs (coin-coin C’est ma mare oui oui je l’ai déjà dit mais je le répète, un livre génial chroniqué ici), Claire Garralon parvient ici encore à mettre la philosophie & l’éducation civique à portée des tout-petits, comme un B-A-ba du vivre-ensemble, tout simplement. Une histoire des plus félines qui dit l’essence-même de la socialisation : l’art de se rencontrer pour jouer à deux et plus encore.

Au départ donc, il faut une envie, si possible partagée, et cette envie, ici, survient tout à fait naturellement, comme chez le jeune enfant : et si on se rencontrait ? Cette idée, cette volonté se met à influencer, à faire évoluer notre état d’esprit et notre vision du monde, et faire tomber les obstacles qu’on s’imaginait voir ici et là. Claire Garralon dit en effet aux tout-petits, ici, la possibilité, que dis-je, la nécessité, et in fine, combien il est en réalité aisé, de trouver un terrain d’entente afin de vivre à la fois individuellement et collectivement, un facteur commun au-delà des spécificités de chacun — un tiers-lieu où presque tout devient possible, où 1+1 =2 voire 3 et plus encore si on veut.

En substance, l’album dit : tout n’est pas noir ou blanc ! Si les chats blancs ne peuvent rencontrer les chats noirs dans leur univers tout blanc, et réciproquement, qu’à cela ne tienne, pourquoi toujours tout voir en noir et blanc ? Où est la nuance là-dedans ? Le monde est, en fait, à y regarder de nouveau et de plus près, constitué de tant et tant de couleurs, pourvu qu’on sorte d’une relation on/off ô combien limitante… Les couleurs que l’on construit ensemble, chat noir, chat blanc, gris, jaune ou encore rouge — chacun peut y mettre son empreinte, sa patte —, une fois qu’on a compris qu’il est essentiel d’avoir un esprit ouvert et donc libre… autres pré-requis pour inventer, communiquer, construire une société nourrie d’échanges et d’interactions.

Ainsi l’album, essentiellement en noir et blanc, revêt sur sa double-page finale toutes les couleurs de l’existence, magistrale leçon de vie pour les jeunes enfants, qui, de fait, font aussi pour partie leurs premiers apprentissages du vivre ensemble par le jeu collectif : et si on jouait à chat ?

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Des premiers livres aux premiers jeux… et vice-versa !

Lumière aujourd’hui sur une nouvelle et heureuse tendance ludique (ré ?) apparue dans l’édition jeunesse ces dernières années : en complément de l’édition d’albums de qualité, voici que les créateurs de livres éditent aussi des jeux, inspirés de ces albums et souvent d’ailleurs conçus avec leurs auteurs ! Plusieurs éditeurs s’y sont mis… : l’école des loisirs dont je m’apprête à vous présenter plus avant quelques jeux, les éditions MeMo (qui ont conçu… un memo, hihi, Raymond joue, à partir de l’univers d’Anne Crausaz… ou encore ce premier puzzle pour les 2-3 ans Raymond s’habille tout en colimaçon… ou encore ces cubes à empiler signés Janik Coat), sans parler des jeux signés Hervé Tullet et édités par Bayard Jeunesse il y a quelques années (les géniaux un jeu et un memo)…

Je vous présente aujourd’hui, à l’occasion des vacances d’hiver où il fait bon rester au chaud et se retrouver ensemble autour de la table, quelques premiers jeux de société pour les plus grands des bébés… à partir de 2 ans et demi voire 3 ans selon les enfants !

 

Le domino des bruits

Echo du Livre des bruits de Soledad Bravi, le domino des bruits est un jeu de domino où les joueurs s’amusent à coupler les images (objets et êtres vivants issus de notre quotidien) tout en émettant les bruits correspondants ! Deux niveaux de jeu, avec des sets de carte distincts : un premier set pour une première approche, puis un deuxième avec des images et sons plus complexes, qu’on peut coupler au premier set pour cumuler les difficultés… A jouer seul ou à plusieurs, selon son envie, et sans qu’il n’y ait de perdant. Hi Han. Plus d’infos ici : https://www.ecoledesloisirs.fr/livre/domino-bruits !

Elmer, le jeu des couleurs

Qui ne connaît pas Elmer & ses mille et une couleurs, l’éléphant « comme Paul Klee » de David McKee (le mieux c’est de l’en entendre parler… par ici) ? L’école des loisirs a eu l’idée éclairée d’en faire un jeu d’apprentissage des couleurs, fondé sur l’observation et le hasard… avec l’utilisation d’un dé dont les faces sont des couleurs ! Un jeu à jouer à 2, 3 ou 4 joueurs : chaque joueur lance les deux dés à tour de rôle et complète, selon la couleur affichée par la face du dé, une case de son éléphant avec le jeton de la même couleur. Pour complexifier le jeu si l’enfant est prêt, on trouve sur les deux dés quelques faces dites spéciales… qui relancent le jeu : un pinceau magique grâce auquel le joueur prend dans la pioche un jeton de la couleur de son choix (sympa), une baguette magique où il prend à un autre joueur un jeton de la couleur de son choix (moins sympa) et un jour de fête où tout le monde a le droit de prendre un jeton de la couleur du choix de celui qui a lancé les dés cette fois-là (super sympa). Un graphisme au top, pour un jeu où le premier à avoir attribué à son éléphant toutes ses couleurs emporte la partie. Plus d’infos ici : https://www.ecoledesloisirs.fr/livre/elmer-jeu-couleurs !

Le loto de la famille Souris

Et le petit dernier pour aujourd’hui, c’est le non moins formidable loto mettant en scène tous les membres de la très grande famille Souris, inspiré de la série d’albums éponymes de Kazuo Iwamura si poétiques et doux, disant la vie en communauté et en harmonie avec la nature. Un jeu à jouer, si on le veut, par (presque) autant de joueurs qu’il y a de souris… et, aussi, un jeu dans lequel on crie beaucoup « souris ! ». Chaque joueur se voit attribuer une grille (ou plusieurs, si on aime les défis), sur laquelle figurent quatre souris différentes, chacune prise dans un moment de sa vie (c’est une petite souris en train de laver son linge par beau temps ; c’est une petite souris en train de faire de la luge l’hiver ; c’est une mamie souris qui….). Au milieu de la table, un tas de cartes « souris », faces cachées. Chacun leur tour, les joueurs retournent une carte et la montrent à l’assemblée ; le premier qui reconnaît une souris figurant sur sa grille crie « SOURIS ! ». Le plus rapide obtient ladite souris ; mais s’il se trompe… il doit rendre une autre souris ! Surprises… quelques cartes spéciales viennent pimenter la partie, si l’enfant se sent prêt : la très pratique « feuille magique », aka joker ; la carte « champignons » qui oblige le joueur piocheur à se défausser d’une de ses souris… Plus d’infos ici : https://www.ecoledesloisirs.fr/livre/loto-famille-souris !

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Micha au cirque

Lumière sur un album très graphique sur l’univers du cirque, signé Isaure Fouquet aux éditions MeMo, qui présentent en ces termes cette illustratrice-plasticienne :

Isaure Fouquet […] crée un bestiaire enfantin et symbolique peuplé d’animaux hybrides et singuliers. Inspirée par les civilisations anciennes, l’art primitif, Picasso ou encore Le Douanier Rousseau, elle développe une poésie graphique et chimérique.

Micha au cirque

MIcha est un (drôle de) chat (mi animal, mi homme… ?) qui se lance dans des aventures acrobatiques, en tombant nez-à-nez, à l’occasion d’une promenade, sur une camionnette de cirque ! Aussitôt, il emboîte, enthousiaste, le pas d’un zèbre, pénètre dans le chapiteau, et découvre, souple et agile de corps et d’esprit, les jeux circassiens en s’y essayant bon an mal an au(x)…

  • trampoline : hop !
  • trapèze… balèze
  • jonglage (5 balles)
  • jeux d’équilibriste avec un ballon
  • monocycle
  • (mini) piano
  • haltères… oh hisse…
  • au cerceau… hulo hoop !
  • au cercle de feu… chaud !

Chaque double page présente ainsi, de façon très visuelle (trois couleurs : rouge, noir, blanc), y compris le brin de texte souvent accompagné d’onomatopées, un numéro de cirque effectué par l’artiste circassien improvisé, qui décidément n’a peur de rien et se débrouille, d’ailleurs, plutôt bien… Le voici, ce MIcha, endosse tous les rôles l’un après l’autre, découvrant par l’acte les métiers du spectacle, jusqu’à se vêtir des habits du maître de cérémonie, pour, précisément, clore, par un beau discours, cette (drôle de) représentation !

Un album simple et beau (quelques images à découvrir ici), jouant à fond la carte de l’investissement à 100%, mais aussi de l’immersion, de l’imitation et de l’apprentissage ou acquisition de compétences vitesse grand V, pour et par les bébés lecteurs, spectateurs et acteurs… qui, à cet âge, expérimentent comme MIcha, corps et âme, avec autant de plaisir que de sérieux, absolument tout par le jeu… !

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Blanc chouette et noir rhinocéros

Blanc et noir, les deux couleurs qui manquaient encore à la tip top série, mi-nuancier, mi-bestiaire, de Janik Coat aux éditions MeMo :

Et comme tout livre noir & blanc fait pour les tout petits n’enfants, il peut être mis dans les mains des plus petits qui voient très tôt les contrastes très forts !

Comme leurs camarades Marron mammouth, Violet Chat, Rose poulpe, Orange sanglier, Jaune chameau, Bleu éléphant, Rouge hippopotame et Vert tamanoir, ce sont deux nouveaux animaux, le rhino et la chouette, qui voient la vie, respectivement, en noir et blanc ; et avec ces deux créatures, cette jolie série atteint ses dix titres !

« Mon rhinocéros est noir »… comme un haut-de-forme, ou encore le corbeau de la sorcière, la nuit et puis le loup ! Bouh !!! Une touche d’élégance, avant de décliner les éléments typiques de la peur du noir qu’éprouvent souvent les jeunes enfants… ouf, le graphisme transformant ce féroce animal en créature de papier hébétée et raplatie met cette peur à plat, ainsi que les retrouvailles, à la dernière double page, avec les amis hauts en couleurs de notre rhino : oui, toute une bande multicolore ! Au bébé lecteur de retrouver, parmi ses comparses à corne… orange, violet, marron, blanc, rouge, rose, bleu, jaune,  vert… l’ami Vassia (c’est le nom de ton rhinocéros noir, ami lecteur).

A contrario, « ma chouette est blanche »… comme le lait, la neige, les nuages… l’ours polaire ! Et suivez mon regard, les yeux de ma chouette sont vifs et expressifs : ils jettent un coup d’œil par-ci, par-là… parfois. Cette chouette en couverture donne vraiment envie d’être coloriée, non ? Hop à la dernière double page, comme d’habitude, la voici mêlée à ses congénères de toutes les couleurs, vert, orange, noir, marron, violet, rouge, rose, jaune et bleu. Et le bébé lecteur est invité à l’identifier, sa chouette blanche qui s’appelle Lilou.

Allez, comme c’étaient les deux derniers de la série, on se fait plaisir et on les fait défiler tous ici pour une belle manifestation de couleurs !

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Assemble ton canard et ton histoire !

Vous souvenez-vous du formidable C’est ma mare de Claire Garralon chroniqué ici ? L’histoire d’une mare occupée par un, deux, trois… une kyrielle de canards contraints d’apprendre l’art du partage. Une très belle leçon philosophique et civique à portée des tout-petits, mais aussi l’occasion pour les bébés lecteurs de faire l’apprentissage des chiffres (un, deux, trois… beaucoup) et des couleurs (voici un canard jaune, voici un canard rouge, etc.).

Voici qu’ils sont de retour, toujours aux éditions MeMo, et qu’ils partent en promenade !

Voici donc de nouveau un canard… mais un autre canard… en pièces détachées ! Si, si, car dès la première page on voit : un grand cercle rouge, un moyen cercle noir, un petit cercle blanc et un tout petit cercle noir, un triangle orange, un demi-cercle jaune, un carré bleu et un rectangle vert, et en assemblant ces diverses formes et couleurs, cher bébé lecteur, tu composeras un canard d’un nouveau type, le canard géométrique, aux couleurs vives qui plus est. Et puis non, en fait, ce n’est pas un canard, c’est une cane. Avec ses canetons. Et cette maman, et ses marmottons, se baladent et trouvent en chemin de nouvelles formes… représentant en fait divers éléments naturels rencontrés sur leur passage : un grand carré bleu pour un lac, un rectangle vert pour l’herbe verte du pré…

Une variante, branchée éveil artistique et mathématiques, au premier titre, donc, plutôt qu’une suite ! Pour les bébés lecteurs & acteurs, une sympathique invitation à jouer, en compagnie de nos amis coin-coin, avec les formes et les couleurs, stimulant l’imagination et la créativité à l’âge des premières abstractions. Ou comment un récit prend littéralement forme…

Quelques extraits à découvrir sur le site de l’éditeur : http://www.editions-memo.fr/la-promenade-des-canards

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Vivons les aventures des trois gibbons…

« Voici Ibbon, Nibbon et Sabbon.

Ce sont les Trois Gibbons. »

Les Trois Gibbons de Kenji Abe, auteur-illustrateur japonais installé à Paris, publié par les éditions MeMo. Non pas un, non pas deux, mais trois, trois petits êtres de papier tout en vivacité, tonicité, le sourire aux lèvres et le poil lustré…

Ces trois petits personnages-là, doux, souples, agiles, tant dans le trait que par l’esprit, partagent avec nous leur petite journée ou parcours du jour : leur promenade, sur un chemin qui descend, roulades au programme, têtes en bas puis de nouveau têtes en haut, grimpette sur le tronc d’un palmier, puis se tenir la main pour, à trois, sauter par dessus la rivière et éviter le crocodile fort intéressé, danser de joie, manger… des bananes, chanter une fois rassasiés, puis rentrer chez soi se reposer.

En bref…

  • Un propos épuré, décrivant une aventure positive et solidaire, à portée des tout-petits, le temps d’une journée.
  • Un graphisme au top, tout en sobriété : des traits légers pour dessiner les corps en mouvements, des visages ronds dont on lit l’expression comme des émoticons (initiant le tout-petit au langage des émotions), le tout en noir et blanc agrémenté de touches de vert (les feuilles des arbres, le crocodile) et de jaune (les bananes !).

Et voici que les trois gibbons… mais aussi le crocodile… reviennent : la suite !

Une autre journée en compagnie des Trois Gibbons, qui cette fois, rencontrent un bébé crocodile en difficulté… et décident, malgré leur peur de cette petite-grosse bête, de le sauver ! Motricité, ingéniosité, générosité, les trois compères sont enchantés d’avoir libéré cette créature tierce… Et la maman ou le papa de l’enfant crocodile l’est tout autant : voici les ennemis devenus amis… ou comment coopérer et ainsi composer au mieux avec autrui  !

Ces premiers récits, jolis, jolis, à découvrir en images sur le site de l’éditeur : ici et .