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Des chiffres et des lettres

La BBthèque fait sa rentrée en accompagnant les bébés lecteurs dans leur rentrée !

Au menu cette semaine, des chiffres et des lettres : un premier contact, ludique, graphique, artistique, avec les nombres et l’alphabet, à travers une série de nouvelles publications.

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Côté chiffres

La BBthèque vous présente en particulier trois nouveaux livres pour l’éveil aux mathématiques, l’apprentissage progressif et créatif des chiffres de 1 à 10 : Chiffres de Leo Lionni aux éditions de l’école des loisirs ; 1, 2, 3… art de Marie-Jo Vidalinc et Carole Crouzet aux éditions Eliart ; Les poissons (chiffres) d’Elo aux éditions Sarbacane.

Chiffres de Leo Lionni

Ce petit ouvrage tout cartonné, format carré, écrit par l’auteur-illustrateur de Petit-Bleu et Petit-Jaune, Leo Lionni, met en en scène 1, 2, 3… souris.

Une page, un chiffre ; le tout raconte une histoire : 1, quand la souris est seule, elle a la larme à l’œil ; 2, quand la souris rencontre un.e ami.e, l’une et l’autre sourient ; 3, les deux souris se sont reproduit ; 2 parents + 2 enfants dont 4 ; avant que le nombre de souriceaux continue de croître… l’occasion pour ces derniers de s’amuser, en nombre, avec les chiffres qui désignent leur quantité : monter sur le 5 ou sur le 8, caresser le 7 avec sa queue, porter à bout de bras le 6, lancer le 9 comme on lance un ballon, etc. Ou comment jouer avec la matérialité des mathématiques.

1, 2, 3… art par Marie-Jo Vidalinc et Carole Crouzet

Chiffres toujours, mais en compagnie, non plus de souris, mais de tableaux de renom : éveiller conjointement aux mathématiques et à l’art, tel est le pari relevé par les éditions Eliart dans ce premier documentaire.

Dans ce livre, format portrait, chaque double page incarne un chiffre : sur une page, la reproduction d’une œuvre d’art ; sur l’autre page, le chiffre lui-même et son écriture en toutes lettres, ainsi qu’un texte commentant l’œuvre à hauteur d’enfant… et invitant ce dernier à chercher-trouver, dans le tableau, un élément présent dans la quantité décrite par le nombre.

Au fur et à mesure de la lecture, un caméléon facétieux et heureux, comptant sur les doigts de sa maman, prend forme, matérialisant l’atteinte par les jeunes lecteurs de l’objectif mathématique : compter jusqu’à 10 ! Au passage, découvrir, observer, analysée des tableaux de Paul Signac, Joan Miró, Le Douanier Rousseau, Paul Cézanne, Vassily Kandinsky, Andy Warhol, Le Greco…

Quelques extraits à découvrir ici.

Les poissons (chiffres) d’Elo

Vous souvenez-vous des précédentes publications d’Elo aux éditions Sarbacane ? Après LES OISEAUX (couleurs), LES CHIENS (contraires) et LES CHATS (formes), Elo apprend aux tout-petits à compter comme des poissons dans l’eau, plongeant les chiffres avec les poissons dans l’eau de l’aquarium ou de l’océan.

Le principe de la collection est le même que pour les titres précédents : un livre-jeu à rabats aux illustration colorées et fantaisistes, à manipuler à souhait, sur le principe du coucou-caché : 1 gros poisson peut ainsi cacher 2 plus petits poissons : selon le point de vue, la scène change, une nageoire déplacée par exemple peut faire apparaître 1 nouveau poisson insoupçonné. Chaque double page introduit 1 poisson supplémentaire : + 1 ! Un titre fondamentalement ludique pour apprendre à compter (les poissons).

Côté lettres

Lettres de Leo Lionni

Indispensable pendant à Chiffres chroniqué ci-dessus, et également publié aux éditions de l’Ecole des loisirs, Lettres de Leo Lionni constitue un tout premier abécédaire, où une série de souris joue littérale-graphique-ment avec les lettres de l’alphabet.

Les lettres, représentées dans l’ordre alphabétique, se distinguent dans ce tout cartonné, format carré, par leurs couleurs et l’impression de matérialité qu’elles dégagent.

Les souris, toutes grises, touchent, portent, montent, traversent, transportent, se prêtent, échangent, etc. ces éléments que sont les lettres de l’alphabet.

La preuve en images :

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Bonne rentrée à toutes et à tous ! Vous pourrez retrouver aux liens suivants d’autres ouvrages au top sur les chiffres et les lettres pour les tout-petits :

  • A,B,C : sélection d’abécédaires pour les 0-3 ans
  • 1,2,3 : sélections de livres à chiffres pour les 0-3 ans
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Roulé – caché !

Lumière sur deux tout-cartonnés, publiés à l’attention des bébés en 2019 aux éditions l’Ecole des loisirs, qui ont pour point commun de raconter et mettre en scène le jeu premier… soit les jeux fondamentaux auxquels on joue dès la petite enfance et qui peuvent faire l’objet de mille et une variantes :

  • jouer à la balle : c’est l’objet de Roule ma boule, de Grégoire Solotareff
  • jouer à cache-cache : comme La mouette et le goéland, de Jeanne Boyer

Roule

ma boule

Sur la page de droite de la première double plage, la première phrase de cet album annonce la couleur : « C’est l’histoire de ma boule ». La deuxième phrase ouvre le récit : « Je l’avais laissée tout en haut de l’escalier » ; sur la page de gauche, le bébé lecteur voit « ma balle » (rouge) en haut d’un escalier (rose) de trois marches. Quand soudain arrive le facteur déclencheur. Un chat. Dont la patte joueuse passait par là. Résultat : la balle roula jusqu’en bas (de l’escalier rose qui désormais compte beaucoup beaucoup beaucoup plus de marches). Ce n’est pas le tout : l’histoire de ma boule continue, avec une porte lumineuse, donnant cependant sur un espace plongé dans le noir. Nouveau facteur déclencheur : une main s’empare de l’objet roulant… qui est à présent lancé, si loin qu’il a bien le temps de voir du pays et nous faire voyager avant de revenir… devinez, en haut d’un escalier. 3, 2, 1 c’est potentiellement reparti pour une nouvelle histoire !

Qui l’eût cru ? L’histoire de ma boule, signée Grégoire Solotareff, est une aventure à part entière, un périple parsemé de surprises, un voyage qui nous emmène loin et près à la fois ! Ce récit fondamentalement ludique et dynamique, à hauteur des tout-petits, est servi par des illustrations épurées et colorées, permettant aux très jeunes lecteurs d’identifier aisément les formes et le mouvement, tout en s’identifiant à cet objet devenu personnage principal de l’histoire : ma boule.

La mouette et le goéland

la mouette et le goéland jeanne boyer

En complément, voici deux oiseaux habitués de la plage : la mouette et le goéland, qui se donnent rendez-vous les pattes dans le sable et conviennent de se livrer à une partie de cache-cache. Coucou-caché, c’est le goéland qui compte et la mouette qui part se cacher. Passé le chiffre 20, le goéland démarre sa quête – et le bébé lecteur avec lui. Où est cachée la mouette ? Derrière les rochers ? Que nenni derrière les rochers c’est un crabe qui est caché ! Dans le château de sable ? Mais non ce sont les étoiles de mer qui nous saluent bien bas dans ce sable-là ! Sous la serviette ? Ne confondons pas tout et laissons à la tortue son abri pour son moment de calme et répit. Derrière le parasol ? Encore moins… vous allez rire, c’est un phoque qui se trouve là, les yeux rivés sur son smartphone… ! La mouette se serait-elle envolée ? Et pourquoi pas ? C’est en levant les yeux au ciel que le goéland finit par trouver au-dessus ce qu’il cherchait.

Cet album, écrit et illustré par Jeanne Boyer, raconte avec humour une partie de cache-cache en bord de mer ; l’occasion de passer en revue le bestiaire marin mais aussi les poncifs de la plage, dans la bonne humeur, tout en faisant la part belle à l’amitié : se chercher pour mieux se trouver ; dans une partie de coucou-caché, il est essentiel, en effet, de se retrouver ; et profiter alors à nouveau, comme la mouette et le goéland, d’un agréable moment… ensemble.

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2 comptines, 1 poule, 1 canard

Dans la BBthèque cette semaine, voici deux comptines volatiles, revisitées avec brio par deux grands auteurs-illustrateurs jeunesse pour le plaisir des yeux et des oreilles des tout-petits :

« Une poule sur un mur … »

par Thierry Dedieu

Un nouveau titre signé Dedieu dans l’excellente collection Bon pour les bébés au Seuil jeunesse, c’est toujours une bonne nouvelle — pour mémoire, cette collection combine notamment un grand format pour tout-petit lecteur et des illustrations noir et blanc exclusivement.

Retour aux fondamentaux avec cette comptine si triviale et musicale à la fois, tellement universelle qu’elle fait systématiquement le bonheur des très jeunes enfants, et ce tout particulièrement quand les paroles de la comptine sont servies par des illustrations aussi expressives, mention spéciale à la poule dont le bébé lecteur épouse les mouvements de tête, les mouvements de cou, les mouvements de bec, pour, avec un large sourire, picoti… picota, picoter sa nourriture, le pain dur, lever la queue puis lever le camp !

« Un petit canard au bord de l’eau … »

par Jeanne Ashbé

Publié dans la collection Pastel des éditions de l’Ecole des loisirs, le nouvel album de Jeanne Ashbé exprime dès la couverture sa substantifique moelle : une coquille d’oeuf (dont le bébé lecteur appréciera le volume du bout des doigts) en train de se fêler car il est l’heure pour un caneton de voir le jour… ou comment naître au monde, mais aussi grandir — faire ses premiers pas, connaître son premier envol, sous le regard protecteur et bienveillant d’une maman.

Bon…, s’intitule cet album de naissance : comme une maman dirait, murmurerait, scanderait, chantonnerait, commenterait chaque petit ou grand événement par autant de « bon… », « bon bon bon »…, « bon… jour, toi », « bon… zour », jolie répétition de sonorités pour les bébés, et au-delà, jeux et choix de mots qui disent tout l’amour que le parent porte à l’enfant et qui nourrit la confiance de celui-ci envers le monde qu’il découvre, sécurité affective te voici te voilà.

Place ensuite… à une musique un peu plus complexe, une comptine, revisitée, qui correspond à un deuxième temps : le caneton va devenir canard, car voici qu’au bord de la mare la comptine narre l’autonomisation progressive de ce petit être en devenir. « Un petit canard au bord de l’eau… il est si beau… il est si beau… » (se mirer dans l’eau, prendre conscience de soi : je suis un être à part entière à présent), « un petit canard au bord de l’eau… il est si beau qu’il tombe dans l’eau… Plouf ! » « Bon… bon… booon »… commente la mère cane, large sourire au bec, de voir le jeune canard ressortir la tête de l’eau après ce plongeon involontaire et premier, l’air de dire l’air de dire, tu es tombé, ce n’est pas grave, tu t’es relevé maintenant, c’est en faisant qu’on apprend, bref, bon… voilà qui est fait… alors… on passe à une nouvelle étape : le petit canard, mais aussi ses comparses (si ce n’est toi c’est donc ta sœur… ou ton frère), barbotent ainsi, ensuite, derrière leur mère, avant de s’envoler ensemble dans les airs !

« Bon voyage, petit canard ! » dit le mot de la fin, montrant notre petit canard sans frère, sans sœur, sans maman, mais volant comme un grand… en souriant.

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Croc croque

Dans la BBthèque aujourd’hui, c’est un crocodile qui vient rendre visite… au bébé lecteur. Vous avez peur ? Peut-être avez-vous raison ! On y va ? Voici donc une chronique sur Croc croque, l’histoire d’un jeune crocro souriant et avenant, écrite et illustrée par Lucie Phan aux éditions de l’Ecole des loisirs :

Dans cet album tout cartonné, format carré, un protagoniste unique à écailles s’adresse au jeune lecteur : il salue son lectorat d’un geste de la main sur la page de la couverture, avant de l’entreprendre en engageant une conversation.

Bonjour !

C’est gentil de venir me voir.

Comment t’appelles-tu ?

Et le bébé lecteur est ainsi invité à se présenter en communiquant son propre prénom à ce crocodile qu’il ne connaît pas encore, et qui lui répond :

Enchanté !

Moi c’est Croc.

Croc pose beaucoup de questions, il s’intéresse aux goûts de son interlocuteur : il lui demande tour à tour quel est son jouet préféré, son livre préféré… son plat préféré. Et après avoir laissé à l’autre le temps de répondre, il exprime à son tour ses loisirs favoris, jusqu’au terrible (prévisible ?) point final du livre :

Moi, tu sais c’est quoi mon plat préféré ?

C’est toi !

Et le crocodile à ce moment de se matérialiser gueule béante se précipitant vers le tout jeune lecteur pour n’en faire qu’une bouchée (pop-up très réussi, qui pousse la perfection jusqu’à mettre en scène l’ouverture puis la fermeture de la gueule du croco n’ayant somme toute pas réussi à attraper sa proie, manquerait plus que ça !).

Mais est-ce vraiment le point final du livre, sa conclusion gravée dans le marbre ? Que nenni, sur la quatrième de couverture, on retrouve Croc plié de rire qui désamorce le propos : « Haha ! je blague ! Je ne croque que des carottes ! »

Un album facétieux qui aborde de manière ludique (sourires et rires à foison, interactivité avec le lecteur, jeux avec l’objet même du livre classiquement plat avec pop-up surprise en point d’orgue) la sensation de peur que l’on ressent dès le plus jeune âge mais aussi la naissance d’une nouvelle amitié… qui, sous le couvert d’une blague, met en relief une interrogation.

En fait, cet album, mine de rien et l’air de tout, dit au tout-petit et à ses parents lecteurs tout ce que comprend la rencontre avec autrui : faire connaissance avec quelqu’un signifie à la fois entrer dans une relation de confiance et/ou de méfiance selon la nature de l’échange, percevoir qu’il y a une part d’inconnu dans le connu (et inversement), apprendre à percevoir les intentions qui animent l’autre dans sa relation à moi. Reste à accompagner les tout-petits dans leurs premières expériences de sociabilisation, en prenant par exemple cet excellent livre comme support.

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Livres de naissance

Dans la BBthèque aujourd’hui, lumière sur une nouvelle sélection de livres de naissances, de la conception, parfois ardue, à la mise au monde, et plus encore…

Petite pousse

de Sandra Le Guen et Popy Matigot aux éditions Sarbacane

« Née une nuit de juillet au cœur d’un été chaud, bleu, sable, un peu sec et orageux, je suis… »

Je, c’est Petite pousse, la narratrice. Je suis, dit-elle : je suis dès que mon père et ma mère m’ont conçue, à partir du moment où je suis « arrivée dans le ventre de ma mère », je suis et je deviens, en secret d’abord, puis en images, avant de voir le jour, et de me montrer en chair et en os : « je suis moi ».

Un album poétique et sensoriel sur l’amour, la parentalité, la naissance et l’identité.

Am stram graine

d’Anne-Catherine Le Roux et Jules aux éditions Le Pommier

Publié par les éditions Le Pommier qui mettent des questions scientifiques à portée de tous, cet album met en scène, à l’occasion des mille et une hypothèses de « comment on fait les bébés… !? » suite à l’annonce par la maîtresse qu’elle porte un enfant en son ventre, une petite fille qui raconte une histoire à ses copains, une histoire que l’on dit sans doute rarement en cour de recréation, mais qui est la sienne et qu’elle est ravie de partager. C’est l’histoire originale de sa conception, telle que ses parents la lui ont expliquée : des parents qui avaient très envie d’avoir un bébé, mais qui n’y parvenaient pas, ont donc consulté le corps médical pour comprendre, et ainsi appris la nature du problème : les « graines » du papa étaient trop petites, avant de trouver une solution : le don de graines (« on appelle ça les gamètes »). Grâce à ce don, la maman est devenue enceinte, et les (futurs) parents se sont beaucoup investis dès la période de grossesse dans leur relation avec leur (future) enfant : en lui disant des mots d’amour, en lui chantant des chansons, etc.

Un album qui dit aussi l’amour de parents pour un(e) enfant & réciproquement, et permet d’aborder avec les enfants l’extrême diversité des origines, y compris dans l’acte de conception.

Pablo

de Rascal aux éditions L’Ecole des loisirs

Avec Pablo, on quitte les humains pour s’intéresser à un volatile à naître. C’est l’histoire, en noir & blanc, parfaitement graphique, de la naissance d’un oiseau : Pablo. Première double page avant même la page de titre : un fonds noir (Pablo est dans l’obscurité tant qu’il réside dans l’œuf), deux yeux blancs, un bec blanc. Dernière double page avant la dernière de couverture : un fonds blanc (Pablo est né, la lumière l’éclaire), deux yeux noirs, un bec noir. Entre les deux, le bébé lecteur va observer la naissance de Pablo. Au début donc, il est encore dans son œuf, mais il « doit sortir de sa coquille » car « maintenant, il est trop grand ». Comment il s’y prend ? Progressivement. Avec un premier petit trou au niveau de son œil droit, il peut jeter un œil sur l’inconnu qui l’attend ; et renouveler l’opération avec l’œil droit ; puis percer de nouveaux trous pour écouter le monde, découvrir ses odeurs, le tâter des pattes avant enfin de déployer ses ailes pour mieux le parcourir, tout en gardant, on sait jamais, un bout de coquille, pour se protéger si besoin. Un beau propos servi par un graphisme de haut vol : à mesure que l’oisillon sort de l’œuf, l’œuf se transforme en oisillon.

Mon petit roi

de Rascal et Serge Bloch aux éditions Tom’poche

Graphisme toujours ! Mon petit roi assimile le créateur (qu’est l’auteur et/ou le dessinateur) à un papa : quelqu’un qui donne naissance à quelqu’un d’autre. Dans cet album qui marie superbement dessin et photographie, les lecteurs assistent à la naissance, en direct, d’un personnage dessiné (tout en traits) par le biais d’une (vraie) main (elle semble d’autant plus vraie qu’elle est photographiée), figurant celle de son créateur. « Voici la première page d’une histoire à naître. Une histoire dont j’ignore tout » : dans ce livre, un être naît, et avec lui son histoire… à venir et à construire.

PS : encore d’autres livres sur la naissance à découvrir ici !

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A toi de choisir…

Livre-jeu un jour, livre-jeu toujours ! Nous parlons aujourd’hui dans la BBthèque de Mes petits moments choisis, d’Ella Charbon aux éditions L’école des loisirs, un joli petit album tout cartonné qui décline un concept qui fonctionne fort bien auprès des petits bambins : 1 image, 2 volets, 3 possibilités…

Ce livre, format paysage, invite le bébé lecteur, par un système de rabats, à agencer l’image et découvrir une lecture à plusieurs niveaux des illustrations proposées, selon ses petites manipulations, et, au-delà, à faire un choix… voire opter pour les deux solutions proposées si c’est ce qu’il préfère, bref s’affirmer et gagner en autonomie.

A ma gauche, une question avec deux propositions alternatives qui correspondent toujours à deux verbes : « Goûter ou jardiner ? », « Etre un petit cochon ou être le loup ? », etc. A ma droite, une illustration en deux volets qu’on peut ouvrir, pour découvrir… une toute nouvelle scène mêlant les deux options ! En refermant au contraire un volet et en ouvrant l’autre, on distingue les spectacles de la première action et de la seconde.

Avec en fil rouge, un seul et unique narrateur et auteur de toutes ces actions du quotidien : un ours blanc, souriant et bon vivant, qu’on suit, effet-miroir, dans tous les moments-clés d’une journée. En bref, un tout premier documentaire ludique, tendre et rigolo.

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Pimpanicaille

Eveil musical dans la BBthèque aujourd’hui… mais aussi éveil artistique, avec la publication à l’Ecole des loisirs de Pimpanicaille, par Jean Colombain et une myriade de bambins :

Un album tout-cartonné aux couleurs vives et aux dessins naïfs et premiers… car ils sont réalisés par des enfants ! Toutes les images de l’ouvrage proviennent en effet d’une collection de dessins & peintures d’enfants réalisés dans les années 1950, un magnifique univers visuel, qui vient rencontrer la poésie de comptines revisitées. Pas moins de vingt-sept ritournelles et chansonnettes détournées, écho de rengaines connues des petits comme des grands, que Jean Colombain, l’auteur de ce recueil original, imagine en écho aux dessins d’enfants avant de soumettre à son tour un répertoire inédit aux enfants d’aujourd’hui. Des comptines en couleurs, qui marient avec succès l’ancien et le nouveau… la répétition et la création. Un petit extrait ?

Si j’étais une girafe, 

Je monterais sans escalier

A la lucarne du grenier.

Veux-tu que je t’emmène 

Là-haut dans la plaine,

Pour cueillir des fleurs

De toutes les couleurs ?