0

Nouveaux livres à gogo #12 : à travers le monde

Cet été, la BBthèque continue de mettre en lumière des albums récents que vous pouvez vous procurer dans vos librairies indépendantes préférées ou en bibliothèque. Aujourd’hui, la BBthèque vous invite à parcourir le monde en retraçant le trajet de réfugiés s’installant en France, ou en rêvant les différences et convergences entre deux petites filles partageant le même prénom mais pas le même lieu de vie. Deux très beaux ouvrages édités… chez Rue du monde, bien sûr :

  • Salut les p’tits amis ! Un livre pour apprendre à compter et à être solidaire, d’Hollis Kurman et Barroux
  • Fatou du monde, d’Angélique Thyssen et Judith Gueyfier

Salut les p’tits amis !

Salut les p'tits amis ! Compter - être solidaire - Hollis Kurman - Barroux

Une première histoire et un premier documentaire tout à la fois : un livre qui se lit à la première personne du pluriel « nous » et qui raconte étape après étape, 1, 2, 3… le long périple d’une famille (une maman et ses trois enfants) pliant bagages en réponse à la situation problématique qu’elle vivait à l’endroit où elle habitait : « Comment faire quand tout devient inquiétant dans notre village et qu’il nous faut partir ? Restons bien ensemble, comptons jusqu’à 10 et, bientôt, tout ira mieux ! ». Dans cette épopée optimiste, chaque étape joue le rôle, non pas d’un obstacle comme on pourrait s’y attendre, mais d’un coup de pouce, d’un adjuvant. Etape n°1 : 1 premier bateau pour larguer les amarres ; étape n°2 : 2 mains qui mettent la famille à l’abri du danger ; étape n°3 : 3 repas pour se refaire une santé ; etc. et ainsi de suite jusqu’à parvenir dans leur nouveau pays, leur terre d’accueil où les gens leur souhaitent non seulement la bienvenue mais aussi les intègrent d’emblée dans leur vie de tous les jours : l’école, les matchs de foot, l’amitié : salut, les p’tits amis !

Un livre deux en un, où apprendre à compter se conjugue avec apprendre à compter sur les autres en faisant preuve de solidarité. Un récit de l’exil qui se lit comme une comptine, résolument positive et rythmée.

Fatou du monde

Fatou du monde - Angélique Thyssen - Judith Gueyfier

C’est l’histoire d’une petite fille du Grand Froid, habitante du Groenland, que ses parents ont choisi d’appeler Fatou en référence aux pays chaud du Sud qu’ils ont exploré dans des livres. Fatou du Groenland grandit dans sa terre, physiquement, mais aussi en partie, mentalement, dans une autre contrée opposée et pourtant similaire en bien des endroits sans nul doute : perpétuant l’intention de ses parents, elle pense souvent aux terres chaudes du Sénégal où d’autres petites filles, au moins une en tout cas, celle qu’elle imagine, portent aussi le prénom de Fatou ; elle projette déjà la rencontre avec cette sœur d’ailleurs.

Je vous propose de découvrir en vidéo la présentation de ce livre par son illustratrice, Judith Gueyfier :

Vidéo Fatou du monde - Judith Gueyfier

0

Nouveaux livres à gogo #6 : changer de point de vue

Depuis le 11 mai, top départ du déconfinement progressif, la BBthèque met en lumière des albums récents que vous pouvez vous procurer dans vos librairies indépendantes préférées. Aujourd’hui, la BBthèque vous propose, par ces temps versatiles, d’explorer dès le plus jeune âge la loi de la relativité… enfin, tout est question de point de vue ^^ Les deux ouvrages présentés aujourd’hui constituent à dire vrai surtout des petites leçons de re-la-ti-vi-sa-tion… Bonne idée, non !?

je suis le roi - marco vialeMon premier pense qu’il est le roi, mais l’est-il vraiment tout le temps pleinement ? Le narrateur de Je suis le roi ! de Marco Viale aux éditions A2mimo est en convaincu : c’est moi le roi, aka c’est moi le plus… avec tous les adjectifs qui vont bien. Il est le roi et il le dit à quelqu’un (à qui ? pour le moment on ne sait pas). Il pérore à tout va : « moi je suis le plus… », « moi j’ai le plus… » et il se montre un tant soit peu condescendant avec celle ou celui qui l’écoute pérorer : « et toi ? » Et son interlocutrice ou interlocuteur répond invariablement : « moi, non ». Jusqu’à ce que… la nuit tombe et que ce roi de papier, qui avait jusqu’ici la grosse tête et donc une large couronne l’écrasant de tout son poids, admette une faille : j’ai peut-être un peu beaucoup peur du noir en fait ; et de s’enquérir auprès de son acolyte : « et toi ? » « Moi, non ». Eh oui : le narrateur est peut être parfois roi, mais la reine de la nuit, ç’en est une autre, en l’occurrence celle ou celui auprès de qui il se vantait à tort et à travers jusqu’ici : la luciole, qui brille dans la nuit. Tout pouvoir a ses limites non ? Un album graphique dont vous pouvez découvrir quelques extraits ici.

le bon cote du mur jon ageeDans une autre histoire, Le bon côté du mur de Jon Agee aux éditions Gallimard Jeunesse, un autre enfant, preux chevalier, est convaincu d’être localisé du bon côté du mur en briques érigé juste à côté. De l’autre côté, il en sûr et certain, il n’y a que des êtres vils et de terribles dangers. Jusqu’à ce que… le narrateur ne doive réviser son opinion, en constatant que derrière lui, de son côté du mur qu’il croyait si bon, il est menacé. Ouf, il est accueilli à bras ouvert de l’autre côté, qui finalement a lui aussi ses bons côtés… Faire tomber le mur des préjugés… quelle excellente idée ! Un album ludique dont vous pouvez feuilleter quelques extraits .

La BBthèque vous invite à découvrir aussi à ce lien d’autres ouvrages où l’on apprend à relativiser quel que soit notre âge !

0

Lecture filmée : maman maison

La BBthèque vous propose à partir d’aujourd’hui, et pendant toute la durée du confinement, une nouvelle lecture filmée, du livre suivant :

Lecture filmée - Une maman c'est comme une maison

Nous voyageons cette fois à travers les mots et images, vers l’extérieur mais aussi l’intérieur, à la source de toute vie, en rendant hommage aux mamans… d’hier, d’aujourd’hui et demain, aux femmes enceintes dans cette période de confinement, aux toutes jeunes mamans, bref à toutes les mamans… et à tous les enfants. Car une maman… c’est comme une maison… et réciproquement !

Aurore Petit le dit, l’écrit et l’illustre à merveille dans Une maman c’est comme une maison, publié aux éditions Les Fourmis Rouges (souvenez-vous, la BBthèque avait chroniqué ce bel album ici il y a quelques mois), dont nous vous proposons ci-dessous, avec l’autorisation de l’éditeur (merci !) la lecture filmée réalisée dans les locaux « coconfinés » de la BBthèque :

 

***

Au-delà, la BBthèque vous recommande vivement de vous procurer, en librairie, en bibliothèque publique ou dans la bibliothèque privée d’un ou d’une amie, quand les conditions le permettront, ce livre fabuleux dont voici la belle page de couverture :

Une maman

c’est comme une maison

Aurore Petit

éd. Les Fourmis rouges (2019)

une-maman-c-est-comme-une-maison-aurore-petit

Extra bonus : la jaquette se déplie et se transforme en affiche ! On n’est pas bien là !?

Une maman c'est comme une maison 2

***

PS : retrouver l’ensemble des lectures filmées, proposées et/ou réalisées par la BBthèque pendant le confinement, ici !

0

Histoires à lire et écouter

Les jours de pluie, un chocolat chaud en main, mettre un CD dans le lecteur, se blottir entre des coussins avec une pile de bouquins. Aujourd’hui dans la BBthèque, lumière sur 3 livres-CD édités par Benjamins Medias, pour les jeunes enfants :

  • Meugli d’Emilie Chazerand et Félix Rousseau
  • Alain l’alien de Xavier Laurent-Petit et Alain Mets
  • On ne va pas se laisser faire ! de Richard Marnier et Amélie Jackowski

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Ces trois histoires réunissent des ingrédients communs :

  • des sujets difficiles : l’abandon d’un enfant, la différence et l’exclusion, le racket
  • traités selon une approche constructive, avec un contre-pied mariant récit, musique et humour (Meuhhhhhgli) et montrant comment, avec la persévérance individuelle des personnages, souvent haut comme trois pommes, complétée du collectif, on sort d’une situation difficile pour tendre à une résolution : une fin heureuse.

Des histoires riches en apprentissages, où rien n’est écrit : à situation de départ donnée, la situation d’arrivée est radicalement changée, grâce aux ressorts et stratégies de chacun. Des livres-CD malins, qui font du bien.

0

Adulte = (un peu, beaucoup…) Enfant !

Pépite pour les petits et les grands, dans la BBthèque aujourd’hui ! Un livre pour savoir à quoi ça ressemble d’être un adulte, par Henry Blackshaw, aux éditions du Seuil Jeunesse. Et la quatrième de couverture de préciser :

Un livre pour les enfants qui veulent savoir ce que c’est d’être un adulte.

Un livre pour les adultes qui veulent savoir ce que c’est d’être toujours un enfant.

Alors… un adulte… ça ressemble à quoi ? Scoop : à… un enfant… celui qu’il a été un jour… tout comme toi, bébé lecteur !

Chers enfants,

Saviez-vous que tous les adultes ont un enfant qui vit en eux ?

Mais si… regarde bien sur l’image de la couverture : tu le vois, cet enfant contenu dans l’adulte ! Oui ? Maintenant que l’auteur-illustrateur t’a révélé cette grande vérité invisible à l’œil nu, ouvre grand tes yeux de bébé lecteur, afin d’imaginer, donner corps, avec Henry Blackshaw, à tous ces enfants contenus dans ces corps devenus grands. Tu t’apercevras peut-être que les attitudes de ces adultes, vis-à-vis de leur âme d’enfant, sont très variables, d’un individu à l’autre, et même d’un jour à l’autre. Si un adulte très occupé ou stressé tend à contenir son enfant en lui, sa part d’enfance finit souvent… toujours !? par le rattraper. Oui, tout adulte est encore finalement un peu beaucoup un enfant : regarde celui-ci qui danse, celle-là qui joue, ceux que la peur ou l’amour gagnent, et les plus âges d’entre nous qui font les 400 coups !

Et l’auteur-illustrateur de conclure :

L’enfance est un moment important. On y apprend des choses qu’on ne pourra jamais oublier ! Quand vous serez grands, vous aurez toujours un enfant en vous. […] Promettez-moi que vous prendrez soin de cet enfant en vous. […] Car c’est cet enfant qui rend la vie d’adulte… bien plus amusante !

Un album extraordinaire, par ses propos et ses illustrations qui rendent si palpables les enfants qui subsistent en nous, fondamentalement : l’enfance revêt un caractère essentiel… or il toujours savoir revenir à l’essentiel ; le temps passe, mais l’enfance demeure vivace, source de vie, tel un réservoir d’énergie.

A hauteur de bébé lecteur, de quoi se réjouir et voir les adultes autrement… comme d’autres enfants… quand c’est possible, à certains moments !

Des extraits à découvrir ici. Bonus : sur la couverture du livre imprimé, que tu ne manqueras pas d’acheter, d’emprunter, de consulter… tu peux toucher du doigt l’enfant qui saute au plafond dans l’adulte en costard-cravate !