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La BBthèque chez soi… éveil musical 100 % numérique

Dans le contexte actuel de crise sanitaire où les écoles et crèches sont fermées, voici une sélection audio et vidéo de ressources d’éveil musical, sélectionnées par la BBthèque pour leur grande qualité & pour leur accessibilité à distancen, de par leur format ouvert et numérique :

On tune, des radios d’enfants

Vous pouvez vous brancher sur l’une de ces web radios pour enfants :

  • Radio Barbouillots en partenariat avec Gallimard Jeunesse, Didier Jeunesse, les éditions des Braques…
  • Radio Pomme d’api, par Bayard jeunesse, en partenariat avec Enfance et musique, Didier Jeunesse, les éditions des Braques

Images & sons : sélections

Rendez-vous sur les chaînes Youtube des acteurs de l’éveil musical :

  • Vidéos Enfance et musique avec des vidéos jeux de doigts et clips animés de très belle qualité tant visuelle que sonore
  • Tous les enfants, le portail multimédia des Editions des Braques : des vidéos de comptines, d’histoires, des chansons, des ressources s’adresser aux enfants scolarisés en maternelle et élémentaire, des activités
  • Vidéos Didier jeunesse : des comptines et des chansons avec de superbes illustrations animées, tout l’univers de Didier Jeunesse à portée d’éveil et de vue ! Mention spéciale pour l’ouverture des enfants aux musiques du monde…
  • Vidéos Benjamins Media : le son de Benjamins Media, mais côté chansons, avec des histoires et des sons, des chansons originales, douces ou déjantées ; une grande exigence et richesse musicale.

Ou comment faire de ce temps de confinement un temps d’ouverture aux musiques d’ici et d’ailleurs, à découvrir petites et grandes oreilles ouvertes.

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Frouch !

Ceci est une histoire sans mots. Ceci est une histoire à bruits. Ceci est une histoire d’hier et d’aujourd’hui, une histoire toute simple et riche d’ironie présentée dans la BBthèque ici et ce jour-ci :

frouch

de Mathieu Lavoie

aux éditions Hélium

Un bébé lecteur écoute la voix de celle ou celui qui lui lit, lui raconte une histoire, et observe les images qui se présentent à lui. Dans Frouch, le récit, mettant en scène l’environnement d’une maman et de son tout (tout) petit, est porté par une séquence d’images faites sons, grâce à un graphisme épuré d’une part, au recours exclusif aux onomatopées comme éléments de langage d’autre part. Le bébé bercé par sa maman dans l’album, comme celui à qui l’histoire est destinée, est invité ouvrir grands ses yeux et oreilles pour embrasser cette aventure… celle d’une maman un peu débordée par les premiers temps de la naissance de son enfant.

On se croirait dans un village. Une fermière se déplace avec son âne (Hihan !), sa poule (Cot ! Cot !), un oiseau les accompagne (Cui ! Cui !), un chien les précède (Ouaf !), un chien itou également (Miaou !). L’assemblée vient proposer ses services à la porte de la jeune maman (Ding ! Dong !), qui prend un œuf (Cot ! Cot !) pour un sou (Cling !) tandis que le bébé qu’elle porte dans son dos fait dodo (Zzzz…). L’assemblée poursuit son bonhomme de chemin, avec les mêmes sons augmentés d’un œuf éclos (Piou !). La maman se lance dans la confection d’un gâteau en cassant l’œuf (Crac !) et en fouettant la préparation (Zwiz !), sous le regard attentif du chien (Ouaf !) et du chat (Miaou !) tandis que le bébé continue de ronfler (Zzz…) bercé par toute cette activité. Puis vient l’attente de la cuisson de ce gâteau fait maison, où la maman continue de s’adonner aux tâches ménagères et donc de ne point se ménager (Tic ! Tic ! Tic ! dit la minuterie du four ; Frot ! Frot ! le balai en mouvement ; Zzz… poursuit l’enfant). Bref… la maman finit par succomber à son tour à la fatigue et au sommeil… et là c’est le drame. La sonnerie de fin de cuisson retentit (Ping !). Mais personne pour réagir à temps en prévenant l’incendie naissant… Sauf l’enfant qui retraduit le son qu’il entend en désignant la source du problème avec son doit : « Frouch !« , maman, « Frouch !« . Pin-pon ! Glou-glou ! Splish ! Splash ! Un gâteau calciné… et tout à recommencer… parce que c’est pas tout ça mais il fait un peu faim… non ? Allez, et si le bébé prenait le relais pendant que maman prend le large… en s’accordant un peu de repos ?

Spéciale dédicace à toutes les jeunes mamans… !

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Histoires à lire et écouter

Les jours de pluie, un chocolat chaud en main, mettre un CD dans le lecteur, se blottir entre des coussins avec une pile de bouquins. Aujourd’hui dans la BBthèque, lumière sur 3 livres-CD édités par Benjamins Medias, pour les jeunes enfants :

  • Meugli d’Emilie Chazerand et Félix Rousseau
  • Alain l’alien de Xavier Laurent-Petit et Alain Mets
  • On ne va pas se laisser faire ! de Richard Marnier et Amélie Jackowski

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Ces trois histoires réunissent des ingrédients communs :

  • des sujets difficiles : l’abandon d’un enfant, la différence et l’exclusion, le racket
  • traités selon une approche constructive, avec un contre-pied mariant récit, musique et humour (Meuhhhhhgli) et montrant comment, avec la persévérance individuelle des personnages, souvent haut comme trois pommes, complétée du collectif, on sort d’une situation difficile pour tendre à une résolution : une fin heureuse.

Des histoires riches en apprentissages, où rien n’est écrit : à situation de départ donnée, la situation d’arrivée est radicalement changée, grâce aux ressorts et stratégies de chacun. Des livres-CD malins, qui font du bien.

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Une maison très spéciale

Maurice Sendak et Ruth Krauss font enfin leur entrée dans la BBthèque, par un album classique (1953) qui nous arrive en France en 2019 grâce à la traduction de Françoise Morvan et aux éditions MeMo. Cet album rythmé et joyeux, hymne à l’imagination et à la construction de l’identité des petits, s’apparente à une comptine d’enfant, un enfant racontant la maison de ses rêves :

Une maison très spéciale

Dans cet album, où le fond est de couleur ocre, où l’enfant (qui est le narrateur) constitue le seul (personnage) doté de couleurs (peau blanche et haut blanc, cheveux noirs et salopette bleue) et où les autres êtres et objets sont dessinés au crayon noir uniquement, l’enfant à salopette bleue, heureux, chantonne SA version de SA maison.

Je connais une maison — pas une maison d’ânon ou d’écureuil des bois — pas une maison qu’on voit — pas au bord d’une rue ni d’une route non plus — oh juste une maison qui est à moi Moi MOI.

Dans cette maison il y a… un lit, une étagère, des chaises, des portes, des murs, une table… et chacun de ces éléments est, c’est à préciser, très spécial. Dans cette maison l’enfant peut apporter un tas de trésors : une tortue, un lapin, une souris, des ouistitis et même un lion ! qui s’attaque, c’est jouissif, au mobilier. C’est une maison où il fait bon de bouger en bonne compagnie : se dire des secrets, rire à s’en rouler par terre, jouer, mimer, chanter, courir… sans jamais devoir s’arrêter. C’est le royaume où on peut clamer « ENCORE » sans que personne ne dise « STOP ».

Cette maison, il y a plein d’endroits où elle n’est pas, et un seul lieu où elle est : la tête de l’enfant qui l’imagine, qui la construit, qui la dessine, qui la chante (sur un air de jazz qui plus est), qui la danse, qui la dit et redit… et qui s’en réjouit.

Un bonheur de lecture avec les petits.

 

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2 comptines, 1 poule, 1 canard

Dans la BBthèque cette semaine, voici deux comptines volatiles, revisitées avec brio par deux grands auteurs-illustrateurs jeunesse pour le plaisir des yeux et des oreilles des tout-petits :

« Une poule sur un mur … »

par Thierry Dedieu

Un nouveau titre signé Dedieu dans l’excellente collection Bon pour les bébés au Seuil jeunesse, c’est toujours une bonne nouvelle — pour mémoire, cette collection combine notamment un grand format pour tout-petit lecteur et des illustrations noir et blanc exclusivement.

Retour aux fondamentaux avec cette comptine si triviale et musicale à la fois, tellement universelle qu’elle fait systématiquement le bonheur des très jeunes enfants, et ce tout particulièrement quand les paroles de la comptine sont servies par des illustrations aussi expressives, mention spéciale à la poule dont le bébé lecteur épouse les mouvements de tête, les mouvements de cou, les mouvements de bec, pour, avec un large sourire, picoti… picota, picoter sa nourriture, le pain dur, lever la queue puis lever le camp !

« Un petit canard au bord de l’eau … »

par Jeanne Ashbé

Publié dans la collection Pastel des éditions de l’Ecole des loisirs, le nouvel album de Jeanne Ashbé exprime dès la couverture sa substantifique moelle : une coquille d’oeuf (dont le bébé lecteur appréciera le volume du bout des doigts) en train de se fêler car il est l’heure pour un caneton de voir le jour… ou comment naître au monde, mais aussi grandir — faire ses premiers pas, connaître son premier envol, sous le regard protecteur et bienveillant d’une maman.

Bon…, s’intitule cet album de naissance : comme une maman dirait, murmurerait, scanderait, chantonnerait, commenterait chaque petit ou grand événement par autant de « bon… », « bon bon bon »…, « bon… jour, toi », « bon… zour », jolie répétition de sonorités pour les bébés, et au-delà, jeux et choix de mots qui disent tout l’amour que le parent porte à l’enfant et qui nourrit la confiance de celui-ci envers le monde qu’il découvre, sécurité affective te voici te voilà.

Place ensuite… à une musique un peu plus complexe, une comptine, revisitée, qui correspond à un deuxième temps : le caneton va devenir canard, car voici qu’au bord de la mare la comptine narre l’autonomisation progressive de ce petit être en devenir. « Un petit canard au bord de l’eau… il est si beau… il est si beau… » (se mirer dans l’eau, prendre conscience de soi : je suis un être à part entière à présent), « un petit canard au bord de l’eau… il est si beau qu’il tombe dans l’eau… Plouf ! » « Bon… bon… booon »… commente la mère cane, large sourire au bec, de voir le jeune canard ressortir la tête de l’eau après ce plongeon involontaire et premier, l’air de dire l’air de dire, tu es tombé, ce n’est pas grave, tu t’es relevé maintenant, c’est en faisant qu’on apprend, bref, bon… voilà qui est fait… alors… on passe à une nouvelle étape : le petit canard, mais aussi ses comparses (si ce n’est toi c’est donc ta sœur… ou ton frère), barbotent ainsi, ensuite, derrière leur mère, avant de s’envoler ensemble dans les airs !

« Bon voyage, petit canard ! » dit le mot de la fin, montrant notre petit canard sans frère, sans sœur, sans maman, mais volant comme un grand… en souriant.

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Tipi Tipi Ta : comptines électroacoustiques !

Eveil musical au top du top : aujourd’hui la BBthèque vous parle d’un livre-CD-MP3 innovant et réjouissant à partager avec les très jeunes enfants… et les plus grands ! Publié aux éditions Benjamins Medias, collection Taille S, cet ovni inédit revisite le genre de la comptine avec une modernité qui fait beaucoup de bien aux oreilles et plus encore, le voici le voilà c’est :

Tipi Tipi Ta

Illustrations – Christophe Alline

Musiques – Fred Bigot

Savez-vous planter les choux, Petite graine est dans la terre, Le petit ver de terre, A la volette, Vent frais vent du matin, Bateau sur l’eau, Les petits poisson dans l’eau, Au feu les pompiers, Au clair de la lune… autant de chansons archiconnues que vous redécouvrirez complètement en lisant et en écoutant ce livre et ces musiques !

Tipi Tipi Ta, c’est tipi tipi top pour tout t’un tipi tipi tas de raisons ! 

Des illustrations tipi tipi top

Commençons par l’objet-livre d’abord (vous ne lisez pas la BBthèque pour rien) : un format carré, du papier épais, et une double page par comptine, dont les paroles sont 100% intégrées dans l’illustration qui devient scénographie, de la mise en image à la mise en scène de la chanson pour tout-petit ! Collecte d’objets d’ici et d’ailleurs donnant lieu à des assemblages et collages qui confèrent au livre une troisième dimension : par son travail d’illustrateur, Christophe Alline réunit ici les conditions pour emmener le bébé lecteur vers un univers parallèle et poétique, belle prouesse quand il s’agit de revisiter des comptines pour la plupart extrêmement connues dans le répertoire de la petite enfance et maintes fois illustrées ! Un véritable spectacle graphique, qu’il est agréable aussi de lire sans écouter la musique, en soi.

Un parcours tipi tipi top

Poursuivons avec la structure de l’œuvre, prodigieuse : ce n’est pas une somme de comptines, c’est un parcours, que dis-je, un voyage à travers les éléments ! Oui, le livre se donne à lire, et la musique à écouter, en quatre grands temps, chaque séquence étant introduite tant visuellement dans l’ouvrage que musicalement dans la composition de la bande son. Le bébé auditeur et lecteur explore ainsi d’abord les comptines ayant trait à la TERRE (planter les choux, petite graine, petit ver de terre…), avant de faire en tour en l’AIR (à la volette, cerf-volant, vent frais…), de se rafraîchir dans l’EAU (tombe la pluie, à la claire fontaine, bateau sur l’eau…) et de trouver la lumière et la chaleur auprès du FEU (au feu les pompiers, au clair de la lune…).

Des musiques tipi tipi top

Le meilleur pour la fin : les musiques, force irradiante de cette oeuvre ! Dès les premières notes, le bébé est transporté dans un univers 100% musical, où l’on sent, de la part du compositeur et musicien, Fred Bigot, à la fois le savoir-faire et le plaisir, communicatif, de l’expérimentation sonore, vocale et instrumentale, appliqué ici aux musiques populaires que constituent le répertoire des comptines pour enfants. Je vous laisse découvrir un extrait audio dans cette vidéo réalisée par l’éditeur :

Née d’un duo talentueux et complice, à l’occasion d’une résidence artistique et d’un festival, « Croq’ les mots, marmot », cette œuvre est… magique et pourrait bien faire date dans (l’édition de) l’éveil musical. Un livre, dixit l’éditeur, « 100% sensoriel », à lire et à écouter, à chanter et danser… aussi ! Quelques extraits à découvrir sur le site des éditions Benjamins media (par ici, le tipi tipi clic !).

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Au-delà des bestiaires

Place aux animaux dans la BBthèque ce jour, à travers deux splendides livres qui empruntent chacun au bestiaire tout en emmenant ce genre classique pour le tout jeune public vers d’autres genres favorisant itou également, et plus encore quand ils sont combinés avec le premier, l’éveil des tout-petits, et leur promettant un voyage vers un ailleurs, imaginaire et/ou réel : le livre d’art d’une part, le récit d’autre part.

L’art des tout-petits : animaux

Mon premier est le nouveau titre de la collection mettant l’art à portée des tout-petits aux éditions Palette qui (se) consacrent (à) l’éveil artistique. L’ours Pompon en vedette, il convie les jeunes enfants à retrouver les animaux dont ils sont familiers dans des œuvres d’art (peintures, sculptures) d’époques et de styles différents.

Le chat est ainsi dépeint par Suzanne Valadon (Bouquet et chat, 1919), le chien par Franz Marc (Chien couché dans la neige, 1910-1911), le cheval par Xu Beihong (Cheval galopant, 1937), l’on retrouve sur des fresques antiques les dauphins (Fresque des dauphins, 1550-1450 avant J-C) et le lion (Lion de la porte d’Ishtar à Babylone vers 575 avant J-C), et bien d’autres représentations d’animaux à travers une mini histoire thématique de l’art, pensée comme internationale.

Chaque reproduction de chef d’œuvre est accompagnée, comme dans le titre précédent de la collection, par une question semi-ouverte à choix fermé, pour amorcer un dialogue entre les lecteurs et les images, et s’en donner à cœur joie dans le grand jeu de l’observation et de l’interprétation. Le papier, épais, et la couverture, douce et rembourrée, contribuent au plaisir de ce voyage muséal par l’entremise de l’objet livre, dès le plus jeune âge.

Oui, qu’on soit tout-petit (lecteur) ou très-grand (artiste), on connaît tous les animaux, qui nous étonnent, nous intriguent voire nous fascinent.

Quelques extraits ici !

Jusqu’en haut 

Mon second est un livre dont l’arbre est la structure, et ses habitants ses héros. Il est signé Emilie Vast aux éditions MeMo.

Le récit met en scène une ascension au sommet de l’arbre des différents animaux le fréquentant ; une ascension qui constitue également une remontée à la source (le pourquoi du comment) de l’incident qui constitue le point de départ de l’histoire, au tout début du livre.

Mais rentrons plutôt dans le vif du sujet : nous sommes dans une forêt tropicale, et plus précisément au sein de la forêt amazonienne, poumon vert de la planète dans la mesure où elle produit 20% de l’oxygène de la Terre ! Elle abrite végétaux, minéraux, animaux… réunis dans un écosystème extrêmement riche mais menacé par l’exploitation humaine. Emilie Vast met ici en scène ces animaux que nous, adultes, connaissons mal et peu, et les donne ainsi à voir à tous les jeunes lecteurs… sous la forme d’une enquête presque policière !

Au départ, il y a Coati, qui, au sol, cherche à se sustenter avec de fruits. Quand PAF Ocelot lui tombe dessus ! Coati, gêné par la chute, demande à Ocelot pourquoi il lui est tombé ainsi sur le dos. Ocelot répond en relatant l’incident précédent dont lui-même a été victime l’instant d’avant : Ibis l’ayant piqué, il était tombé ; les deux animaux montent rejoindre Ibis pour lui demander la raison de son coup de bec. Ibis incrimine Tamandua et son coup de queue, et voilà les trois animaux en train de monter d’un cran pour interroger Tamandua. De branche en branche, d’animaux en animaux, se reconstitue la réaction en chaîne qui a conduit à la chute d’Ocelot sur Coati : un petit rhume dans la forêt humide, pour le petit Singe-Ecureuil… qui n’aurait, suppose l’auteur, pas bien appliqué les leçons de sa maman Singe-Ecureuil lui recommandant chaudement de bien enrouler sa queue autour de son cou… pour ne pas attraper froid…

Les illustrations, fines, modernes, opposant un arbre noir à des animaux de couleurs, montrent tant des points de détails (animaux, végétaux) que des vues d’ensemble, par un jeu d’alternance qui n’oublie pas d’inviter ses protagonistes principaux, les animaux, à jouer à cache-cache entre eux et avec le jeune lecteur : on les aperçoit, on les devine presque tous, et ce presque dès le début, mais ce n’est qu’au fur et à mesure du récit qu’on les découvre véritablement, et qu’on reconstitue l’histoire.

A la toute fin, sur la dernière double-page du livre, Emilie Vast dresse le portrait des différents animaux présentés, en révélant au tout jeune lecteur leurs principales caractéristiques. On retrouve ainsi : Coati, Ocelot, Ibis rouge, Tamandua, Toucan, Paresseux, Singe hurleur, Ara bleu et Singe Écureuil… êtres fragilisés par un avenir incertain.

Quelques extraits !