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Lecture filmée : maman maison

La BBthèque vous propose à partir d’aujourd’hui, et pendant toute la durée du confinement, une nouvelle lecture filmée, du livre suivant :

Lecture filmée - Une maman c'est comme une maison

Nous voyageons cette fois à travers les mots et images, vers l’extérieur mais aussi l’intérieur, à la source de toute vie, en rendant hommage aux mamans… d’hier, d’aujourd’hui et demain, aux femmes enceintes dans cette période de confinement, aux toutes jeunes mamans, bref à toutes les mamans… et à tous les enfants. Car une maman… c’est comme une maison… et réciproquement !

Aurore Petit le dit, l’écrit et l’illustre à merveille dans Une maman c’est comme une maison, publié aux éditions Les Fourmis Rouges (souvenez-vous, la BBthèque avait chroniqué ce bel album ici il y a quelques mois), dont nous vous proposons ci-dessous, avec l’autorisation de l’éditeur (merci !) la lecture filmée réalisée dans les locaux « coconfinés » de la BBthèque :

 

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Au-delà, la BBthèque vous recommande vivement de vous procurer, en librairie, en bibliothèque publique ou dans la bibliothèque privée d’un ou d’une amie, quand les conditions le permettront, ce livre fabuleux dont voici la belle page de couverture :

Une maman

c’est comme une maison

Aurore Petit

éd. Les Fourmis rouges (2019)

une-maman-c-est-comme-une-maison-aurore-petit

Extra bonus : la jaquette se déplie et se transforme en affiche ! On n’est pas bien là !?

Une maman c'est comme une maison 2

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PS : retrouver l’ensemble des lectures filmées, proposées et/ou réalisées par la BBthèque pendant le confinement, ici !

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Frouch !

Ceci est une histoire sans mots. Ceci est une histoire à bruits. Ceci est une histoire d’hier et d’aujourd’hui, une histoire toute simple et riche d’ironie présentée dans la BBthèque ici et ce jour-ci :

frouch

de Mathieu Lavoie

aux éditions Hélium

Un bébé lecteur écoute la voix de celle ou celui qui lui lit, lui raconte une histoire, et observe les images qui se présentent à lui. Dans Frouch, le récit, mettant en scène l’environnement d’une maman et de son tout (tout) petit, est porté par une séquence d’images faites sons, grâce à un graphisme épuré d’une part, au recours exclusif aux onomatopées comme éléments de langage d’autre part. Le bébé bercé par sa maman dans l’album, comme celui à qui l’histoire est destinée, est invité ouvrir grands ses yeux et oreilles pour embrasser cette aventure… celle d’une maman un peu débordée par les premiers temps de la naissance de son enfant.

On se croirait dans un village. Une fermière se déplace avec son âne (Hihan !), sa poule (Cot ! Cot !), un oiseau les accompagne (Cui ! Cui !), un chien les précède (Ouaf !), un chien itou également (Miaou !). L’assemblée vient proposer ses services à la porte de la jeune maman (Ding ! Dong !), qui prend un œuf (Cot ! Cot !) pour un sou (Cling !) tandis que le bébé qu’elle porte dans son dos fait dodo (Zzzz…). L’assemblée poursuit son bonhomme de chemin, avec les mêmes sons augmentés d’un œuf éclos (Piou !). La maman se lance dans la confection d’un gâteau en cassant l’œuf (Crac !) et en fouettant la préparation (Zwiz !), sous le regard attentif du chien (Ouaf !) et du chat (Miaou !) tandis que le bébé continue de ronfler (Zzz…) bercé par toute cette activité. Puis vient l’attente de la cuisson de ce gâteau fait maison, où la maman continue de s’adonner aux tâches ménagères et donc de ne point se ménager (Tic ! Tic ! Tic ! dit la minuterie du four ; Frot ! Frot ! le balai en mouvement ; Zzz… poursuit l’enfant). Bref… la maman finit par succomber à son tour à la fatigue et au sommeil… et là c’est le drame. La sonnerie de fin de cuisson retentit (Ping !). Mais personne pour réagir à temps en prévenant l’incendie naissant… Sauf l’enfant qui retraduit le son qu’il entend en désignant la source du problème avec son doit : « Frouch !« , maman, « Frouch !« . Pin-pon ! Glou-glou ! Splish ! Splash ! Un gâteau calciné… et tout à recommencer… parce que c’est pas tout ça mais il fait un peu faim… non ? Allez, et si le bébé prenait le relais pendant que maman prend le large… en s’accordant un peu de repos ?

Spéciale dédicace à toutes les jeunes mamans… !

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Papa, maman, quel talent !

Les parents à l’honneur dans la BBthèque aujourd’hui, avec un très bel album polonais de Malgorzata Swedrowska (textes) et Joanna Bartosik (illustrations), publié aux éditions Thierry Magnier :

Papa, maman, quel talent !

Cet album en papier épais de qualité, format carré, dit au bébé lecteur en 48 pages la palette de talents de son papa et sa maman, et au-delà, chante pour tous les jeunes enfants les qualités des parents, le tout comme dit par le tout-petit :

Ma maman sait faire beaucoup de choses. […]

Mon papa sait faire beaucoup de choses.

Le fond de la page, toujours blanc, se voit enrichi à chaque page d’un exemple de talent du papa ou de la maman, en phrases et en images. Le propos est profondément paritaire : à tour de rôle, on commence par la maman puis on parle du papa, puis on commence par le papa puis on parle de la maman ; les activités traduisent une réalité s’affranchissant d’un discours « genré » : parfois, ma maman plante des clous ; parfois, mon papa prépare la soupe ; mon papa concocte des projets ; ma maman construit des histoires, mon papa leur donne vie, etc. Aucun rôle ou mission pré-établi.e ici, tant l’enfant restitue leurs rôles à travers les instants vécus.

C’est un livre non seulement à l’intérieur duquel les parents sont très présents, c’est même au-delà un livre dont les parents sont les héros. Les héros des enfants, en toute simplicité et… ensemble ; ils sont complémentaires entre eux et dans leurs relations à l’enfant. Ainsi, chaque double page incarne ce mariage de compétences, permettant au bébé lecteur d’apprécier les liens entre les activités et actions : ma maman allume le feu, mon papa étanche ma soif ; ma maman cligne de l’œil, mon papa tend l’oreille…

Une magnifique et émouvante déclaration d’amour d’un enfant à ses parents.

Ma maman et mon papa sont tout pour moi.

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Bébé B-A-ba : bébé dictionnaire ou dictionnaire pour bébé

Après un tout premier roman pour les bébés (souvenez-vous… il s’appelle Caché et il est chroniqué ici), Corinne Dreyfuss relève un nouveau défi : avec l’illustratrice Kei Lam, elle écrit un tout premier dictionnaire pour les tout-petits publié en 2019 aux éditions Thierry Magnier… La BBthèque vous présente ainsi aujourd’hui :

Bébé Béaba : le tout premier dico

Corinne Dreyfuss & Kei Lam

Ce premier documentaire, présentant globalement le même aspect matériel que le premier roman pour bébés (dimensions du livre, format portrait… serait-ce le début d’une nouvelle collection !??), mélange et réunit en un seul objet des caractéristiques standard des livres pour bébés — c’est un tout cartonné, qui marie texte et images en donnant la part belle à des illustrations colorées — et des attributs des livres pour public plus âgé voire adulte — c’est un dictionnaire, liste de mots avec définition classés par ordre alphabétique.

Or donc, il s’agit d’un dictionnaire pour tout-petit, qui référence une trentaine de mots qui fondent les premiers échanges entre les bébés et les adultes, à commencer par les parents. Ces mots sont sélectionnés pour ce qu’ils désignent dans l’environnement familier et quotidien du jeune enfant (miam miam : manger, joujoux : tes jouets ; mamma : maman ; papa : papa), comme pour leurs sonorités (miam miam : onomatopée, tout comme à dada, blabla, cuicui, glagla) ou encore pour ce qu’ils ne manqueront pas d’évoquer comme sensation (caca : ça pue / cracra : c’est sale / guili guili : ça chatouille) ; ils ont une valeur éducative, aussi, parfois (pipi : c’est dans la couche ou dans le pot). Ces premiers mots, constitution d’un vocabulaire et d’une vocalisation balbutiant.e.s, figurent rarement dans un dictionnaire pour adulte, ni pour enfant : ce sont des vrai-faux mots dont l’usage est restreint aux parents, encadrants et enfants qui pourraient les utiliser pendant cette période spécifique de premier apprentissage intuitif du langage qu’est la petite enfance. Ils sont illustrés avec force humour, par des dessins sobres et expressifs, sur fonds de couleurs alternées ; à chaque page, on retrouve une image du bébé parleur / bébé lecteur, qui tour à tour, en fonction des termes qu’il incarne, prend des airs ravi, coquin, triste, conspirateur, observateur, serein, aventureux, etc. Tout ce que les mots nous permettent de vivre et d’exprimer…

Une démarche originale qui permet d’aborder avec le bébé lecteur de nombreuses notions, parmi lesquelles et de manière privilégiée : la parole, et de l’amener pas à pas vers la lecture et l’écriture, jusqu’à un jour, au sortir de la petite enfance, reconnaître et distinguer des lettres, par ordre alphabétique s’il-vous-plaît… l’heure sera alors venue d’écrire ou de consulter un nouveau dictionnaire, sans doute. Celui qui complétera le B-A-ba par de nouvelles images, de nouvelles expressions, de nouveaux mots.

Quelques images pour vous faire une idée :

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Ca veut dire quoi, être normal.e ?

Aujourd’hui, la BBthèque vous présente un livre au top, paru aux éditions Kaléïdoscope, qui aborde la question de l’identité de soi au regard des autres, sujet fondamental à l’heure des premières sociabilisations, en crèche par exemple, puis à l’école :

Les gens normaux

de Michaël Escoffier et Laure Monboulou

Le point de départ de l’album, c’est un.e enfant (Logan) qui dit à un.e autre enfant (Zita) qu’il.elle n’est pas normal.e. L’enfant recevant cette remarque s’interroge : ça veut dire quoi, être normal.e ? Pose d’abord la question à ses parents (réponse lambda mais qui ne lui suffit pas : être normal.e, c’est ressembler aux autres, faire comme tout le monde), puis se résout à mener sa propre enquête. Voici l’enfant supposé.e pas normal.e, Zita, en train d’observer et de prendre en notes, « méthodiquement », nous précise-t-on, dans diverses situations du quotidien, les caractéristiques et comportements de chacun de ses camarades :

  • quelle est la tendance en matière capillaire : peut-on dire que la norme c’est cheveux courts garçons / cheveux longs filles, ou y a-t-il des exceptions ?
  • comment les uns et les autres croisent leurs bras ? la plupart comme ci, mais certains comme cela
  • avec quoi on mange les frites : ketchup ou mayo ? ici le match est équilibré… mais il y a un.e enfant qui est allergique aux pommes de terre, donc c’est bon on peut le.la classer dans la catégorie des « pas normaux »

Zita arrive au terme de son enquête et analyse les résultats : deux groupes, dans la catégorie « pas normal » il y a plein d’enfants, presque tous en fait ; dans la catégorie « normal » il n’a qu’un.e enfant, Logan. « Quelque chose cloche… » Zita se met à espionner Logan… jusqu’à trouver la faille : Logan fait les boucles du « f » comme personne… il n’est donc pas normal NON PLUS !

Conclusion, que Zita court annoncer comme une bonne nouvelle à ses camarades :

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LES GENS NORMAUX N’EXISTENT PAS !

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Desservi par un graphisme enfantin et écrit 100% à hauteur d’enfant avec toute l’ingénuité, la détermination et l’intelligence de l’enfance, cet album est à lire et relire aux jeunes enfants, pour prendre conscience que, si nous sommes tous des être humains, chaque humain a sa propre identité, que rien ne sert donc de normer.