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Des poules et des oeufs

Des poules et des œufs : c’est le titre d’un livre tout cartonné écrit et illustré par Pauline Kalioujny, publié en 2019 aux éditions Thierry Magnier. Un premier documentaire qui dit et met brillamment en scène cette question, éternelle en ce que la réponse apportée engendre une nouvelle question qui trouve la même réponse que la question initiale, et ainsi de suite sans qu’il ne semble y avoir de fin et, si bien qu’au final on ne sait plus très bien quelle était la première question et on la reformule ainsi : diantre, qui de l’œuf ou de la poule est apparu le premier ?

Sans doute le noterez vous en observant la couverture du livre ci-dessus : cet album est un livre avec un trou… c’est même un livre à trous, comme le lecteur le découvre en feuilletant ce livre-objet à lire, écouter, regarder et manipuler.

Le narrateur est un poussin (représenté par un un tout petit trou en forme de poussin) qui pose une question à sa maman : « Dis, Maman, je suis né comment ? ». Et la maman de répondre : « D’un œuf » (représenté par un petit trou ovale évoquant la forme de l’œuf) ;  « Et d’une poule, et d’un coq ».

L’explication pourrait s’arrêter là, sauf que le petit poussin est curieux et intelligent : maintenant qu’il sait d’où il vient, il demande à sa maman d’où elle vient. L’histoire se répète ainsi, mais plus loin dans le temps, et avec des trous plus grands. A la fin du livre, le bébé lecteur découvre des poules et des œufs (en creux) emboîtés les uns dans les autres, du plus petit au plus grand, comme des matriochka, poupées russes déclinant le thème de la parentalité (lire et relire à ce propos ces deux autres tout cartonnés géniaux De maman en maman et De papa en papa d’Emilie Vast, chroniqués ici).

Une lecture toute en jeux et volumes, jaune poussin, coquille d’or, variantes-répétitions à gogo qui, l’un dans l’autre, dit et échange beaucoup avec le jeune enfant sur la question des origines tout particulièrement.

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L’amour dans, l’amour de… l’art !

Plongeons aujourd’hui dans un nouveau livre d’éveil artistique pour tout-petit :

Mon premier livre d’art : L’AMOUR

Dans ce très bel ouvrage, tout cartonné, 19 x 15 cm et 48 pages, édité par Phaidon & conçu pour les lecteurs en herbe, c’est un parcours combinant deux mots en A qui est proposé : A comme Art et A comme Amour… Comment les artistes mettent en scène l’amour, comment l’amour se décline et vient nourrir chacun en général, et les artistes sélectionnés en particulier.

Oui, dans ce superbe livre d’éveil artistique, le tout-petit met des mots et des images sur cette émotion ou affection fondamentale :

Parcourir l’amour

L’ouvrage est séquencé, présentant à tour de rôle les caractéristiques principales de l’amour, ce qu’il permet, ce qu’il peut générer chez tout un chacun, ce à quoi il ressemble, son universalité et sa beauté.

Parcourir l’art

Chaque séquence est illustrée de plusieurs reproductions d’œuvres de grands peintres et sculpteurs, en tout pas moins de 34 œuvres d’art, du XIXème siècle à aujourd’hui, sont ainsi offertes au regard des bébés lecteurs et découvreurs… : Robert Bechtle, Pierre Bonnard, Fernando Botero, Constantin Brancusi, Mary Cassatt, Marc Chagall, John Currin, Salvador Dalí, Jim Dine, Emory Douglas, Helen Frankenthaler, Paul Gauguin, Vincent van Gogh, Keith Haring, Damien Hirst, Winslow Homer, Robert Indiana, Alex Katz, Gustav Klimt, Jeff Koons, Peder Severin Kroyer, Fernand Léger, Kerry James Marshall, Henry Moore, Berthe Morisot, Alice Neel, Pablo Picasso, Pierre-Auguste Renoir, Diego Rivera, Mark Rothko, Amy Sherald, Henry Ossawa Tanner, Andy Warhol et Kehinde Wiley !

Les œuvres présentées sont reliées les unes aux autres dans chaque grande thématique par un bref commentaire, rédigé d’une main de maître par Shana Gozansky, qui vient en extraire une substantifique moelle à partager avec le tout petit lecteur.

L’ouvrage se clôt sur l’exposé des sources, communiquant de manière très synthétique les informations essentielles sur chaque œuvre d’art reproduite dans ce livre : nom et dates de vie de l’artiste, titre de l’œuvre, date, format, lieu (musée, collection particulière, etc.) où il est possible de la voir… en vrai !

En bref et pour conclure cette chronique : un trésor de livre, sur un thème ô combien bienveillant, propice à partager dans d’excellentes conditions l’amour de l’art avec des très jeunes enfants. Cet amour de l’art peut d’ailleurs être complété, prolongé, développé… avec d’autres livres au top, alors hop, direction la sélection EVEIL ARTISTIQUE de la BBthèque !

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Livres de naissance

Dans la BBthèque aujourd’hui, lumière sur une nouvelle sélection de livres de naissances, de la conception, parfois ardue, à la mise au monde, et plus encore…

Petite pousse

de Sandra Le Guen et Popy Matigot aux éditions Sarbacane

« Née une nuit de juillet au cœur d’un été chaud, bleu, sable, un peu sec et orageux, je suis… »

Je, c’est Petite pousse, la narratrice. Je suis, dit-elle : je suis dès que mon père et ma mère m’ont conçue, à partir du moment où je suis « arrivée dans le ventre de ma mère », je suis et je deviens, en secret d’abord, puis en images, avant de voir le jour, et de me montrer en chair et en os : « je suis moi ».

Un album poétique et sensoriel sur l’amour, la parentalité, la naissance et l’identité.

Am stram graine

d’Anne-Catherine Le Roux et Jules aux éditions Le Pommier

Publié par les éditions Le Pommier qui mettent des questions scientifiques à portée de tous, cet album met en scène, à l’occasion des mille et une hypothèses de « comment on fait les bébés… !? » suite à l’annonce par la maîtresse qu’elle porte un enfant en son ventre, une petite fille qui raconte une histoire à ses copains, une histoire que l’on dit sans doute rarement en cour de recréation, mais qui est la sienne et qu’elle est ravie de partager. C’est l’histoire originale de sa conception, telle que ses parents la lui ont expliquée : des parents qui avaient très envie d’avoir un bébé, mais qui n’y parvenaient pas, ont donc consulté le corps médical pour comprendre, et ainsi appris la nature du problème : les « graines » du papa étaient trop petites, avant de trouver une solution : le don de graines (« on appelle ça les gamètes »). Grâce à ce don, la maman est devenue enceinte, et les (futurs) parents se sont beaucoup investis dès la période de grossesse dans leur relation avec leur (future) enfant : en lui disant des mots d’amour, en lui chantant des chansons, etc.

Un album qui dit aussi l’amour de parents pour un(e) enfant & réciproquement, et permet d’aborder avec les enfants l’extrême diversité des origines, y compris dans l’acte de conception.

Pablo

de Rascal aux éditions L’Ecole des loisirs

Avec Pablo, on quitte les humains pour s’intéresser à un volatile à naître. C’est l’histoire, en noir & blanc, parfaitement graphique, de la naissance d’un oiseau : Pablo. Première double page avant même la page de titre : un fonds noir (Pablo est dans l’obscurité tant qu’il réside dans l’œuf), deux yeux blancs, un bec blanc. Dernière double page avant la dernière de couverture : un fonds blanc (Pablo est né, la lumière l’éclaire), deux yeux noirs, un bec noir. Entre les deux, le bébé lecteur va observer la naissance de Pablo. Au début donc, il est encore dans son œuf, mais il « doit sortir de sa coquille » car « maintenant, il est trop grand ». Comment il s’y prend ? Progressivement. Avec un premier petit trou au niveau de son œil droit, il peut jeter un œil sur l’inconnu qui l’attend ; et renouveler l’opération avec l’œil droit ; puis percer de nouveaux trous pour écouter le monde, découvrir ses odeurs, le tâter des pattes avant enfin de déployer ses ailes pour mieux le parcourir, tout en gardant, on sait jamais, un bout de coquille, pour se protéger si besoin. Un beau propos servi par un graphisme de haut vol : à mesure que l’oisillon sort de l’œuf, l’œuf se transforme en oisillon.

Mon petit roi

de Rascal et Serge Bloch aux éditions Tom’poche

Graphisme toujours ! Mon petit roi assimile le créateur (qu’est l’auteur et/ou le dessinateur) à un papa : quelqu’un qui donne naissance à quelqu’un d’autre. Dans cet album qui marie superbement dessin et photographie, les lecteurs assistent à la naissance, en direct, d’un personnage dessiné (tout en traits) par le biais d’une (vraie) main (elle semble d’autant plus vraie qu’elle est photographiée), figurant celle de son créateur. « Voici la première page d’une histoire à naître. Une histoire dont j’ignore tout » : dans ce livre, un être naît, et avec lui son histoire… à venir et à construire.

PS : encore d’autres livres sur la naissance à découvrir ici !

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Mon papa par M. Eric Carle

Eric Carle (1929-), ce génie de la littérature jeunesse, auteur notamment du non moins génial La chenille qui faisait des trous (en version originale The Very Hungry Caterpillar) où l’enfant vit la croissance et la métamorphose d’une chenille en papillon, en ayant appris au passage à compter, à nommer, à manger, etc., bref, cet auteur génial (je me répète ? noooon) arrive dans la BBthèque aujourd’hui avec un très joli album au titre tout simple et qui plaira beaucoup aux papas… : Mon papa ! édité chez Mijade en langue française en 2018.

Il y a mille et un papas…

Des papas toujours présents.

Des papas qui prennent le temps de jouer.

Des papas qui aiment parler, discuter et aussi écouter.

[…]

Chaque double page représente un papa avec un ou plusieurs de ses enfants, dans une situation donnée qui fait écho à la qualité de chaque papa, à ce que chaque père partage avec sa progéniture. Chaque papa, chaque enfant, est incarné par un type d’animal différent, ainsi le papa qui parle, discute et écoute est bien évidemment un papa perroquet ; le papa protecteur c’est le grand ours enveloppant son petit ourson, etc. Les illustrations sont… à la fois enfantines et… sublimes, colorées, lumineuses et toutes en volumes comme le reste du travail d’Eric Carle, friand de collages. L’enfant voyage à travers la faune et à travers le vaste monde avec tous ces papas, qui lui montrent aussi tout ce qu’est un papa, un papa comme le sien :

Il y a mille et un papas…

mais il n’y en a qu’un comme toi,

MON PAPA !

Un très bel album sur la paternité, à mettre entre les mains de tous les papas, de tous les bébés, de tous les enfants, de toutes les mamans… bref, de tout le monde, en somme.

PS1 destiné aux mamans notamment : Eric Carle vous/nous rend aussi un très bel hommage dans Les kangourous ont-ils une maman ? !

PS 2 : Ne pas oublier de compter le nombre d’occurrences du mot papa (singulier et pluriel) dans le livre d’Eric Carle et dans cet article. C’est très important. Ou pas.

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Petit homme, petit lapin

Les éditions MeMo publient deux beaux livres de Malika Doray (c’est un peu tautologique), Le petit homme et la mer et Lapin mon lapin :

Le petit homme et la mer

Mon premier est un conte initiatique, empli de poésie, qui met en scène un petit homme (jeune ou vieux, M. Hemingway le titre du livre de Malika Doray ne le précise pas).

C’est l’histoire, donc, d’un petit homme, aux allures de lutin ; un petit homme doté d’une grande ambition, qui se lance dans une aventure à la mesure de son projet : il part sur la grande mer du Nord pour pêcher le plus gros poisson du monde.

Quand je l’aurai attrapé, dit le petit homme, je rentrerai et tout le monde m’admirera. Et à tous ceux qui ne m’admireront pas, j’offrirai une des écailles du plus gros poisson du monde. Comme ça ils m’aimeront.

C’est un petit homme qui se lance un défi pour obtenir une récompense, c’est un petit homme qui se cherche, et que va-t-il trouver pendant son expédition ? Une libellule… pour appâter le poisson… puis LE poisson, car voici que le plus gros poisson du monde mord à l’hameçon.

– Ouiiiii, jubile le petit homme, j’ai attrapé le plus gros poisson du monde !

– Oh, oh, se dit le gros poisson, on dirait que j’ai pris un tout petit homme.

Ah… en fait, ce n’est pas que l’histoire d’un petit homme. C’est aussi l’histoire d’un gros poisson, qui cultive son propre projet à l’égard de ce petit homme là… : « le mettre sous une cloche en verre avec un paille pour qu’il respire et on le regarder gigoter » aie aie aie ! Il soumet son idée à ses parents (plus petits que lui, hihi), qui heureusement, lui remettent les points sur les i :

Grand Dieu ! A ton âge ! Tu n’as pas honte d’embêter plus petit que toi ? Allez, ramène le vite chez lui.

Le trajet retour des deux compagnons est le moment de la résolution du conflit, où le petit homme console le gros poisson, et réciproquement, où le dialogue émerge et s’instaure, et où les deux êtres rient et deviennent amis, jusqu’à savoir comment faire don d’un peu de soi à l’autre, qu’on a croisé sur son chemin et appris à connaître. Les deux protagonistes sortent grandis et changés de cette épopée ; ils y ont trouvé l’amitié. Les illustrations, sobres en couleurs, s’amusent à jouer de ce qui se passe à la surface de l’eau et sous l’eau, par un jeu de bordures en formes de vagues, faisant se rencontrer ces deux mondes, l’espace d’un instant… magique… inscrit dans le temps.

Lapin mon lapin

Mon second est un discours fait livre : c’est une maman lapin qui parle à son bébé lapin tout en le berçant (le bébé lapin est lui-même petit, comme le petit homme, et il sortira grandi, comme le petit homme, de cette conversation avec sa maman)… « lapin mon lapin », lui dit-elle…

« Lapin mon lapin », lui dit-elle quand le soleil se couche, pour toi il est l’heure de dormir, même si d’autres animaux vivent la nuit ;

« Lapin mon lapin », lui dit-elle à l’occasion de déjeuner, « tu as deux mains et une cuillère », quand d’autres ont un bec ou une trompe… tu n’as donc aucune raison de mettre tout par terre ;

« Lapin mon lapin », lui dit-elle quand elle a à faire seule, nous ne sommes pas inséparables, mais deux êtres différents, nous pouvons donc nous séparer… pour ensuite nous retrouver ;

« Lapin mon lapin », lui dit-elle quand elle a à faire seule, nous ne sommes pas inséparables, mais deux êtres différents, nous pouvons donc nous séparer… pour ensuite nous retrouver ;

« Lapin mon lapin », lui dit-elle quand elle a à faire tout court, les poulpes ont huit bras, les mille pattes ont mille mains, mais maman lapin n’en a que deux et ne peut pas tout faire à la fois ; petit lapin a deux mains aussi et « il faut tout faire un par un : jouer, se promener… ».

Un joli album qui dit aux tout-petits les joies de l’autonomie… et le regard bienveillant du parent.

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Pssst : pour découvrir d’autres livres de Malika Doray dans la BBthèque, c’est par ici !

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Une journée de bûcheron

Etes-vous prêts pour une virée en forêt ? Si oui, allons-y en bonne compagnie : avec l’un des maîtres de ces bois… alias le bûcheron ! Ce sont les éditions Kilowatt et l’auteur-illustrateur Arnaud Nebbache qui ont l’idée, brillante, de cette aventure en pleine nature, dans un magnifique album et premier documentaire à la fois :

Une journée de bûcheron

une journee de bucheron arnaud nebbache kilowatt

Aux couleurs orangées de l’automne, ce livre décrit, par le point de vue d’un grand connaisseur de la forêt, une journée de A à Z, du lever… au coucher. L’histoire, à l’image de la journée, est articulée en plusieurs phases, entre instantanéité, permanence et attention fine aux menus changements : le réveil, les exercices du matin (pour s’échauffer), la vie d’un arbre, l’écureuil en particulier, l’hivernation et l’hivernation tandis que l’automne progresse, les autres habitants de la forêt, comment se réchauffer, abattre un arbre, dormir dehors si nécessaire, faire du feu, le travail du bois ou la menuiserie, et le repos à la maison seul… ou avec des amis à quatre pattes.

La page de droite se présente toujours comme un imagier de la phase décrite ; tandis que la page de gauche se donne à lire par une grande et superbe illustration accompagnée d’un récit (ou est-ce l’inverse ?), celui de la vie du bûcheron, un homme âgé et expérimenté qui partage avec le tout-petit son savoir-faire, son expérience, sa connaissance du bois et de la forêt.

L’ouvrage offre aux bébés lecteurs une plongée magistrale et empathique dans la vie de la nature… là où la forêt est d’ordinaire matière à angoisses dans les contes pour enfants, ce premier documentaire amène les jeunes enfants à en comprendre la population, animaux et végétation, l’environnement et le facteur temps.

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L’imagier de l’été

Un imagier de l’été, signé Anne Bertier. Ou plutôt : Anne Bertier livre aux éditions MeMo son imagier de l’été, à savoir tout ce que l’été lui évoque, comme une série d’images, un film qu’elle se repasse quand elle songe à cette saison qui revient chaque année, que dis-je, quand elle en rêve, tant elle l’aime, dit-elle, infiniment. Son imagier de l’été, mais aussi, par ricochet, l’imagier estival des jeunes lecteurs qui, le temps de cette lecture, entrent de plein pied dans cette aventure, épousant le point de vue aimants de cette auteur-illustratrice un brin poète et regorgeant de talent. C’est ainsi qu’un imagier de l’été, le sien, le notre, devient :

L’imagier de l’été

par Anne Bertier

aux éditions MeMo

Un imagier qui ne se contente nullement de lier une image à un mot, mais qui raconte une histoire, l’histoire d’une saison, en images, avec de belles couleurs et des papiers découpés, et en phrases mises en scène comme des poèmes.

L’histoire d’une saison où le soleil est roi, et où bon nombre de gens vont se rafraîchir en bord de mer, maman, notamment. Avec sandales, chapeau et maillot, bien évidemment. Et moi (qui suis donc un enfant), qui prend en plus une bouée (je ne sais pas nager) et des palmes, pour barboter. A la plage, on peut observer les cerfs-volants dans le ciel bleu, les poissons et les algues dans la mer bleue, manger des glaces (au citron !), construire des châteaux de sable & d’eau, lézarder à l’ombre du parasol, puis vider les lieux pour laisser place à la balade des mouettes.

Le mot de la fin pour s’imprégner de tous ces mots et images qui constituent l’été ?

Le soleil,

la mer,

les algues,

les petits poissons,

les bateaux,

la glace,

le goûter,

le sable…

J’aime infiniment l’été !

Définitivement, un imagier de l’été… qui dit savoureusement bien l’été.