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Imagier de la montagne

François Delebecque est de retour dans la BBthèque ! Après notamment un Imagier de la plage, il prend de l’altitude et nous livre en plus, encore et toujours aux éditions (Les Grandes Personnes) un…

Imagier de la montagne

Cet imagier est un livre-jeu, qui se donne à lire avec des volets à soulever : en première approche, une silhouette ou forme en noir sur fonds blanc ou inversement ; et sous le rabat, une photo représentant la même image mais, en couleur et plus riche en détails. Comme une approche progressive des massifs montagneux et des principales caractéristiques de ce milieu : comment y va-t-on ? pourquoi pas en train ; qui y trouve-t-on ? vache et mouton l’été, chien de traîneau l’hiver ; qu’y fait-on ? on y randonne et dès le plus jeune âge pardi ! de l’accrobranche, parfois, aussi ; qu’y voit-on ? des boutons d’or, une cascade, un lac, un château, ou encore un glacier tout là-haut…

Un premier documentaire à partager été comme hiver, printemps et automne, à la montagne ou ailleurs, avec les tout jeunes enfants pour qui c’est l’occasion de mettre en mots et en images cet environnement donnant la part belle à la nature et à milles et une expériences en plein air.

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L’imagier de l’été

Un imagier de l’été, signé Anne Bertier. Ou plutôt : Anne Bertier livre aux éditions MeMo son imagier de l’été, à savoir tout ce que l’été lui évoque, comme une série d’images, un film qu’elle se repasse quand elle songe à cette saison qui revient chaque année, que dis-je, quand elle en rêve, tant elle l’aime, dit-elle, infiniment. Son imagier de l’été, mais aussi, par ricochet, l’imagier estival des jeunes lecteurs qui, le temps de cette lecture, entrent de plein pied dans cette aventure, épousant le point de vue aimants de cette auteur-illustratrice un brin poète et regorgeant de talent. C’est ainsi qu’un imagier de l’été, le sien, le notre, devient :

L’imagier de l’été

par Anne Bertier

aux éditions MeMo

Un imagier qui ne se contente nullement de lier une image à un mot, mais qui raconte une histoire, l’histoire d’une saison, en images, avec de belles couleurs et des papiers découpés, et en phrases mises en scène comme des poèmes.

L’histoire d’une saison où le soleil est roi, et où bon nombre de gens vont se rafraîchir en bord de mer, maman, notamment. Avec sandales, chapeau et maillot, bien évidemment. Et moi (qui suis donc un enfant), qui prend en plus une bouée (je ne sais pas nager) et des palmes, pour barboter. A la plage, on peut observer les cerfs-volants dans le ciel bleu, les poissons et les algues dans la mer bleue, manger des glaces (au citron !), construire des châteaux de sable & d’eau, lézarder à l’ombre du parasol, puis vider les lieux pour laisser place à la balade des mouettes.

Le mot de la fin pour s’imprégner de tous ces mots et images qui constituent l’été ?

Le soleil,

la mer,

les algues,

les petits poissons,

les bateaux,

la glace,

le goûter,

le sable…

J’aime infiniment l’été !

Définitivement, un imagier de l’été… qui dit savoureusement bien l’été.

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Jour de marché

Aujourd’hui, c’est jour de marché ! Ou pas… mais avec le livre du jour dans la BBthèque c’est tout comme :

Au marché

de Noëlle Smit

aux éditions Sarbacane

Par jour de beau temps, c’est l’été ou le printemps, main dans la main, une petite fille et sa maman (ainsi que le petit chien) partent faire leurs emplettes au marché, chacune avec leur panier. L’album se limite, en termes de texte, au seul titre, programmatique. Tout le reste est muet, succession de tableaux d’un marché en plein air…

Le voyage commence par une vue extérieure et surplombante : la mère et la fille, venues à bicyclette, ont garé leurs vélos à proximité des camions, et avancent en direction de la zone des stands, arborée. Le parcours se poursuit de scènes en scènes : pour chaque marchand auprès duquel les deux clientes flânent ou achètent, l’auteur-illustrateur ainsi que le bébé lecteur s’arrêtent et se nourrissent itou également…. des produits et de l’ambiance.

Une mine d’or pour observer… les étals du poissonnier, du boucher-charcutier, du maraîcher, du fromager, de condiments variés ou encore du boulanger, du bouquiniste, du fleuriste, des vendeurs de tissus, de chapeaux ou encore de glaces, sans oublier le bric-à-brac ! Chaque illustration fourmille de mille et un détails, selon qu’on s’attache aux passants, aux marchands, aux produits, aux actions et points de vue de la fille ou de la mère voire des animaux, chiens, chats, oiseaux… Jusqu’à ce que, hop ! les paniers soient remplis ! Les donzelles peuvent alors repartir… avec une perspective délicieuse de repas en plein air avec tous ces produits frais !

Un très beau premier documentaire sur le marché, qui met en lumière la diversité de ses produits frais, ses acteurs, producteurs, vendeurs, consommateurs, son ancrage profond et essentiel dans la société : quelle animation au marché, et quel bonheur de bien s’alimenter ! Une virée hautement conseillée.

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Voilà l’été !

Oui oui oui ça y est l’été nouveau est arrivé ! Et dans la BBthèque on va fêter cet événement de calendrier avec un magnifique tout cartonné… intitulé Voilà l’été ! Il est signé Pauline Kalioujny au Seuil jeunesse, et c’est un livre qui s’adresse aux petits bébés… tant par les mots et images que par les volumes : ici, l’approche tactile est privilégiée.

voila l ete pauline kalioujny

Dans ce premier documentaire à la fois moderne et intemporel, une histoire : celle d’une petite fille qui vit pleinement le passage à la saison estivale, de même qu’un certains nombre d’animaux, échos des premières expériences de cette jeune vacancière : c’est le moment de… se protéger du soleil, se jeter à l’eau, faire la planche, etc.

A chaque double page, le bébé lecteur découvre les couleurs et sensations estivales avec ses yeux observateurs, ses oreilles (buvant les mots lus à haute voix par l’adulte lecteur) et ses petits doigts explorateurs : sur les deux premières pages, il est invité à toucher, comme le parent en train de l’ajuster, le chapeau, en relief, de l’enfant arborant déjà ses lunettes de soleil, de même que le crabe s’abrite derrière un rocher également à tâter ; pour jouer dans l’eau, l’enfant prend sa bouée (3D) tandis que les dauphins (3D) s’amusent tout autant sur la p(l)age d’à côté ; quand la fillette flotte, comme l’oiseau, le bébé lecteur peut sentir du bout des doigts toutes les parties de leurs corps qui restent à la surface de l’eau, c’est beau et rigolo ; inversement, quand elle plonge la tête sous l’eau pour observer la vie sous-marine (tant et tant de poissons), il y a tout à voir mais rien à toucher ! la chasse à l’ombre se poursuit ensuite, par un jeu de rabats : le lézard lézarde, l’enfant… aussi ; derniers jeux de plein air, puis quête, comme les petites bêtes butineuses, d’un goûter 100% nature, fruits et baies de saison, avant de s’endormir, au frais dans la maison, à l’instar du chat, dans des draps palpables tant ils semblent confortables, et rêver… rêver de devenir une sirène, peut-être, souriante et heureuse femme-poisson, qui nage nage nage comme les poissons qui prennent forme quand on pose le doigt sur leurs écailles.

Une belle journée du matin à la nuit tombée, dans la vague de l’été ! Demain… jeux de sable ?

Pssst et pour continuer dans les lectures bébé & été, suivez le tag BBthèque #été !

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J’ai perdu ma langue

Et si on prenait un peu le temps de rire avec les bébés ? J’ai le livre du moment qu’il vous faut : J’ai perdu ma langue, de Michaël Escoffier et Sébastien Mourrain aux éditions du Seuil jeunesse, qui se sont, je suis prête à le parier, bien amusés aussi à pondre ce drôle de livre-jeu tout cartonné !

Tout a commencé ainsi :

Hier, en mangeant une glace, j’ai perdu ma langue.

dit le texte sur la page de gauche, comme écrit à la main ; l’image, à droite, montre le narrateur la main devant sa bouche, comme si, surpris, il disait « oh ! » ou « oups » !  C’est embêtant, de perdre sa langue… heureusement les auteurs eux l’ont bien pendue, et ils entament toute une quête pour retrouver la langue… baladeuse.

Oui baladeuse car au gré de l’enquête (premier roman policier pour bébé ^^ ?), cherche et trouve Charlie ta langue, les auteurs jouent avec leur petit lecteur par l’image, page de droite, s’amusant à placer à chaque fois le même visuel de langue… employé pour tout autre chose : le képi rouge du policier, un gâteau aux fruits rouges, un parapluie au-dessus d’une brave dame, un bain, une fleur, un bec de canard, etc. Tant de personnages qui veulent aider le narrateur à remettre la main sur la langue, mais qui n’y parviennent pas, parlent de ce qu’ils ne connaissent pas, extrapolent parfois (aurait-elle été enlevée par des extraterrestres ?)… jusqu’à ce que la glace elle-même s’insurge :

« Vous racontez n’importe quoi ! » s’est écriée ma glace. « Les extraterrestres, ça n’existe pas. »

J’ai baissé les yeux : ma langue était là, depuis le début, juste sous mon nez !

Je l’ai remise à sa place vite fait, bien fait. Vous ne me croyez pas ?

Regardez [et le narrateur, espiègle comme un enfant, de tirer la langue, fin de l’histoire] !

Ou comment, par un jeu de rappels en cascades, entrer dans l’esprit rêveur d’un enfant lapant une glace par beau temps ; occupé à manger, il ne dit mot mais n’en pense pas moins… et s’imagine mille et une histoires, l’une en entraînant une autre, avant de revenir vers le point de départ. Un livre-jeu très graphique, très sympa, à lire et relire avec les tout-petits !

Hé, pssst ! Si tu cherches ta langue, je crois savoir où elle est…

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Jardiner avec un bébé

Un livre 100% printanier aujourd’hui dans la BBthèque, qui invite, par les mots, l’image et l’action, les bébés à jardiner via un très chouette premier documentaire tout-cartonné :

Ce livre, signé Corinne Dreyfuss au Seuil jeunesse, propose au tout-petit, en le prenant par la main, une promenade au jardin, où l’adulte explique et indique à l’enfant ce qu’est la nature au printemps, comment travailler la terre, planter un graine, l’arroser, faire pousser des fruits, des fleurs, observer la vie des fourmis, souffler comme le vent dans l’herbe, attraper une sauterelle, un papillon, sentir les fleurs, chasser les oiseaux, manger une poire tombée de l’arbre… L’occasion d’échanger avec les jeunes enfants sur la vie des plantes et des petits animaux, ce qui se passe au dehors, quand le printemps pointe le bout de son nez… et toutes les activités associées. Prendre le temps, au repos, de mettre des mots sur ce qu’on observe au quotidien ; par le livre-jeu, susciter l’éveil et la curiosité des bébés… et les inviter, fondamentalement, à vivre et revivre cette formidable aventure à l’air frais.

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Les docu-peintures-sculptures

La BBthèque vous présente aujourd’hui une très belle démarche de premiers documentaires pour le très jeune public, à travers l’œuvre de Susumu Shingu, dont trois titres sont parus récemment en France aux éditions Gallimard jeunesse, célébrant la nature et le grand air :

Derrière ces trois titres en effet, un même artiste, né à Osaka au Japon, peintre et sculpteur, qui propose aux bébés lecteurs autant de voyages de grande qualité dans des petits pans de réalité :

La fraise

ou l’anatomie d’une fraise, si si, un livre qui retrace poétiquement et scientifiquement le cycle de vie de ce fruit. Il s’agit d’un récit, qui dit le temps qui passe, mais aussi qui se répète ; d’un récit mis en mots et en images, colorées, réalistes, en mouvements presque, avec quand c’est nécessaire des gros plans, autrement une mise en scène type paysage, pour expliquer la genèse des bébés fraises, de la graine au fruit qui apparaît puis mûrit, les changements des couleurs, l’émergence des odeurs, grâce aux actions du vent et du soleil. En un mot :

La fraise est un paysage infini.

Avec le soleil

L’astre solaire est également de la partie dans cet autre livre, il est tellement présent que c’est même lui qui occasionne l’histoire. L’histoire d’un personnage (bébé lecteur, mon double, mon miroir) qui part en promenade une journée, en bicyclette par un beau temps ensoleillé… Jeux d’ombres à chaque page, pour mettre en scène cette expédition entre amis en été, jusqu’à atteindre la forêt où le soleil n’écrase plus, mais « où scintille la lumière », le sombre progressant, jusqu’à la tombée de la nuit où l’imagination s’embrase et où l’on devient pressé de rentrer chez soi, sous un soleil couchant. Ici aussi, les couleurs sont au rendez-vous pour un récit qui réfléchit intrinsèquement la notion de lumière chez l’enfant.

Le voyage du vent

Last but not least : place à un autre voyage, celui du vent, avec un livre… pop-up (quand le livre devient sculpture et vice-versa), que le bébé lecteur, avec l’adulte, s’amuse à manipuler pour traduire les mouvements du vent. Le vent est le narrateur de ce premier documentaire, qui nous raconte sa journée, de l’éveil, au plus près de nous, à l’endormissement, dans la lumière de l’aurore boréale, toujours en mouvement. L’enfant découvre ainsi ce que le vent écoute : le bruissement des feuilles quand le livre se transforme en arbre abritant oiseaux, branches et feuillages ; ce qu’il entend : quand une vache le salue ; ce qu’il voit : des oiseaux migrateurs qui le voisinent (portés par lui ?) ; ce qu’il crée, formes dans le désert, avancées dans la mer par le pouvoir de son souffle sur un bateau, etc. Un livre-spectacle qui introduit auprès des plus jeunes la fondamentale notion de climat.