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Des premiers livres aux premiers jeux… et vice-versa !

Lumière aujourd’hui sur une nouvelle et heureuse tendance ludique (ré ?) apparue dans l’édition jeunesse ces dernières années : en complément de l’édition d’albums de qualité, voici que les créateurs de livres éditent aussi des jeux, inspirés de ces albums et souvent d’ailleurs conçus avec leurs auteurs ! Plusieurs éditeurs s’y sont mis… : l’école des loisirs dont je m’apprête à vous présenter plus avant quelques jeux, les éditions MeMo (qui ont conçu… un memo, hihi, Raymond joue, à partir de l’univers d’Anne Crausaz… ou encore ce premier puzzle pour les 2-3 ans Raymond s’habille tout en colimaçon… ou encore ces cubes à empiler signés Janik Coat), sans parler des jeux signés Hervé Tullet et édités par Bayard Jeunesse il y a quelques années (les géniaux un jeu et un memo)…

Je vous présente aujourd’hui, à l’occasion des vacances d’hiver où il fait bon rester au chaud et se retrouver ensemble autour de la table, quelques premiers jeux de société pour les plus grands des bébés… à partir de 2 ans et demi voire 3 ans selon les enfants !

 

Le domino des bruits

Echo du Livre des bruits de Soledad Bravi, le domino des bruits est un jeu de domino où les joueurs s’amusent à coupler les images (objets et êtres vivants issus de notre quotidien) tout en émettant les bruits correspondants ! Deux niveaux de jeu, avec des sets de carte distincts : un premier set pour une première approche, puis un deuxième avec des images et sons plus complexes, qu’on peut coupler au premier set pour cumuler les difficultés… A jouer seul ou à plusieurs, selon son envie, et sans qu’il n’y ait de perdant. Hi Han. Plus d’infos ici : https://www.ecoledesloisirs.fr/livre/domino-bruits !

Elmer, le jeu des couleurs

Qui ne connaît pas Elmer & ses mille et une couleurs, l’éléphant « comme Paul Klee » de David McKee (le mieux c’est de l’en entendre parler… par ici) ? L’école des loisirs a eu l’idée éclairée d’en faire un jeu d’apprentissage des couleurs, fondé sur l’observation et le hasard… avec l’utilisation d’un dé dont les faces sont des couleurs ! Un jeu à jouer à 2, 3 ou 4 joueurs : chaque joueur lance les deux dés à tour de rôle et complète, selon la couleur affichée par la face du dé, une case de son éléphant avec le jeton de la même couleur. Pour complexifier le jeu si l’enfant est prêt, on trouve sur les deux dés quelques faces dites spéciales… qui relancent le jeu : un pinceau magique grâce auquel le joueur prend dans la pioche un jeton de la couleur de son choix (sympa), une baguette magique où il prend à un autre joueur un jeton de la couleur de son choix (moins sympa) et un jour de fête où tout le monde a le droit de prendre un jeton de la couleur du choix de celui qui a lancé les dés cette fois-là (super sympa). Un graphisme au top, pour un jeu où le premier à avoir attribué à son éléphant toutes ses couleurs emporte la partie. Plus d’infos ici : https://www.ecoledesloisirs.fr/livre/elmer-jeu-couleurs !

Le loto de la famille Souris

Et le petit dernier pour aujourd’hui, c’est le non moins formidable loto mettant en scène tous les membres de la très grande famille Souris, inspiré de la série d’albums éponymes de Kazuo Iwamura si poétiques et doux, disant la vie en communauté et en harmonie avec la nature. Un jeu à jouer, si on le veut, par (presque) autant de joueurs qu’il y a de souris… et, aussi, un jeu dans lequel on crie beaucoup « souris ! ». Chaque joueur se voit attribuer une grille (ou plusieurs, si on aime les défis), sur laquelle figurent quatre souris différentes, chacune prise dans un moment de sa vie (c’est une petite souris en train de laver son linge par beau temps ; c’est une petite souris en train de faire de la luge l’hiver ; c’est une mamie souris qui….). Au milieu de la table, un tas de cartes « souris », faces cachées. Chacun leur tour, les joueurs retournent une carte et la montrent à l’assemblée ; le premier qui reconnaît une souris figurant sur sa grille crie « SOURIS ! ». Le plus rapide obtient ladite souris ; mais s’il se trompe… il doit rendre une autre souris ! Surprises… quelques cartes spéciales viennent pimenter la partie, si l’enfant se sent prêt : la très pratique « feuille magique », aka joker ; la carte « champignons » qui oblige le joueur piocheur à se défausser d’une de ses souris… Plus d’infos ici : https://www.ecoledesloisirs.fr/livre/loto-famille-souris !

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Ouste le loup

Lumière sur un tout-cartonné qui aborde la question de la peur du noir en évoquant la technique du papier découpé… découpant l’espace pour mieux rappeler les mille et unes couleurs du jour à l’heure où tombe la nuit. J’ai nommé :

Les yeux du loup

de Javier Sobrino et Lucie Müllerová
aux éditions L’atelier du poisson soluble

Cet album, petit format carré, est un tout-cartonné qui représente des papiers découpés pour illustrer l’histoire narrée. L’histoire d’un enfant, Arián, qui s’adresse au bébé lecteur à la première personne pour lui exposer son problème :

Je m’appelle Arián.

Et quand on me couche, j’ai peur de m’endormir seul.

Etre plongé dans le noir ne me plaît pas du tout…

… car j’ai l’impression que le loup va venir et me manger.

Des images de bêtes menaçantes peuplent alors les pages du livre et l’imagination du petit Arián, qui sait très bien comment riposter et, généreux, livre au bébé lecteur la solution qu’il a trouvée pour surmonter sa peur du noir :

  • allumer la lampe de chevet
  • jouer, mentalement ou physiquement, avec ses jouets… beaucoup de peluches, douces, inoffensives, représentant pourtant dans la vraie vie des animaux dangereux : ours, tigre…
  • avec les parents, un moment câlin et une histoire du soir regorgeant de personnages auxquels s’identifier

Bien entouré de ses êtres de vérité et de fiction, trouver le sommeil, apaisé.

Mention spéciale aux illustrations, signées de l’artiste tchèque Lucie Müllerová, qui s’inspire, donc, du procédé de papier découpé, sur fonds de couleurs vives à mesure que l’enfant surmonte sa peur du noir (place au jaune, au bleu, à l’orange, au rouge, au violet !) ce qui donne une très belle ampleur graphique et esthétique à cet album, ode à la lumière et aux spectres de couleurs sublimant littéralement le noir et la peur que cette (non)couleur peut provoquer.

Vous pouvez feuilleter quelques extraits en ligne ici pour vous faire une idée…

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Dans le détail

Dans la série : encyclopédie pour les tout-petits, je vous présente aujourd’hui Dans le détail, un grand et long livre très fourni signé Elisa Géhin aux éditions Les Fourmis rouges :

Une mine d’informations pour les bébés lecteurs : un mot = une image, duo multiplié par… un nombre incalculable de sujets et d’objets représentés dans cet imagier très détaillé. Elisa Géhin passe en revue, avec beaucoup d’humour, un trait vif, pléthore de couleurs et une typographie très enfantine, l’environnement du jeune enfant et s’amuse à classer tous ces éléments foisonnants, mêlant l’abstrait et le concret.

Dans l’ordre (mais aussi un peu en vrac, tant cet ordre semble aussi personnel… rapprochant la logique de l’artiste et la logique de l’enfant), annonce-t-elle dans le sommaire de ce premier documentaire :

  • les objets de celle qui a fait le livre : comprendre la notion d’auteur et comment on fait un livre… top de démarrer ainsi… dans la peau de l’auteur, dans la peau de l’artiste !
  • dans le sac des enfants
  • la famille : la vraie, la grande, l’élargie, et puis aussi un peu de sens figuré pour rigoler (la mère Michel, le père Noël sont aussi de la partie)
  • à l’intérieur… de la planète Terre : un peu de géologie et de géographie, d’urbanisme même, et puis aussi de domestique, parce que, sur le principe du zoom, nous voici parti de la planète pour arriver aux maisons, à la maison, à ses abords extérieurs, et puis aussi à tout ce qu’on fait et à tout ce qu’on trouve à l’intérieur (pièces, meubles, mais aussi types de chaussures, types de cheveux des habitants…)
  • les choses lumineuses
  • les animaux
  • les arbres
  • les fruits
  • les légumes
  • des fleurs et des herbes, tout cela se passe de commentaires
  • les métiers, courants et curieux, présentés toujours au masculin et au féminin, vive la parité
  • les choses sur lesquelles on s’assoit
  • dans ma valise
  • la conversation
  • l’information
  • ce qui a un goût particulier : le gingembre, l’endive, le chocolat noir, la fourmi s’il te prend envie d’en goûter une
  • la quincaillerie : produits, outils
  • les jeux
  • ce qui se transforme : un œuf, un papillon, mais aussi des ingrédients & des gâteaux, ou encore un prince & un crapaud…
  • les couleurs, déclinées avec un serviable caméléon
  • dans le frigo > dans le placard > et jusque dans les tiroirs
  • la circulation : modes et voies de transport
  • ce qui ne s’achète pas (quelle bonne idée de lister ça) : les saisons et donc le temps, le bonheur (trèfle à quatre feuilles), son anniversaire, son ombre, un sourire, les chiffres et les lettres, etc.
  • ceux que personne n’a jamais vus jusqu’ici… mais qu’on peut toujours dessiner : la petite souris, les lutins du Père Noël, un fantôme, un extraterrestre ou encore Dieu…

Dans l’ordre, je disais, mais aussi un peu en vrac, tant cet ordre semble aussi personnel… rapprochant la logique de l’artiste et la logique de l’enfant : quand le documentaire montre qu’il est fondamentalement, aussi, fiction, tant la représentation du réel est le fait de mise en scène et d’interprétations, et tant, dans cette narration, l’objectivité est empreinte de subjectivités. Comme l’auteur, le jeune lecteur est invité à naviguer d’un mot-image à l’autre, à comprendre mais aussi pourquoi pas créer les liens entre les différents mots-images qui lui sont ici proposés (sens propre / sens figuré, ce qui est de l’ordre du réel / ce qui est inventé, etc.), et à construire à son tour sa représentation, ouverte et féconde, du monde. Son propre système, son propre catalogue : de la structuration de la pensée chez le jeune enfant, concomitante de son apprentissage du langage & de ses subtilités, dès 2-3 ans.

Une nouvelle ressource formidable pour l’éveil des jeunes lecteurs, dont vous pouvez découvrir quelques extraits ici !

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Cache-cache-caméléon

Avez-vous déjà joué à cache-cache avec un caméléon ? Après la lecture de cet article, vous ne pourrez plus dire non ! Car aujourd’hui je vous présente un drôle d’album intitulé Caméléon, signé Jean Gourounas aux éditions L’atelier du poisson soluble… Tout un programme… haut en couleurs :

Au début, on le voit tout entier, mon caméléon, avec toutes ses couleurs : sa tête bleue, ses yeux blanc, son ventre rouge, sa queue jaune, ses pattes vertes. Oui, on le voit dans son intégralité, perché sur sa branche d’arbre grise elle même dessinée sur un fond noir de chez noir. Et comme on le voit même drôlement bien, c’est l’occasion ou jamais pour l’auteur de nous le présenter :

Là, c’est mon caméléon.

Regarde comme il est joli.

Mais les choses ne tardent pas à se gâter… et mon caméléon va peu à peu, tiens-toi bien, disparaître… car un caméléon ça a un don… c’est de maîtriser l’art du camouflage en prenant la couleur qu’il veut… !

Donc cher bébé lecteur, si tu regardes la tête du caméléon et uniquement sa tête, et bien… elle se fond dans le décor devenu bleu comme elle… et on ne voit plus guère le bout du nez du caméléon, non, on ne voit plus que ses deux yeux, un peu circonspects ! Et puis si tu te focalises sur son ventre, rouge… malheureux, voici que, désormais, et la tête, et le ventre, se confondent avec le fond devenu rouge à son tour ! Si tu lui chatouilles les pattes, vertes… elles partiront à leur tour, dans le vert ambiant… Si tu lui gratouilles la queue, jaune (fluo), tu ne verra plus qu’une paire d’yeux sur fond jaune (fluo). Et si tu regardes ton caméléon droit dans le blanc des yeux… ploup ils se feront eux aussi la malle sur un fond blanc !

Aie aie aie l’angoisse de la page blanche… comment la dépasser ? C’est pourtant bien simple, elle n’est pas complètement, intégralement blanche, la page. Parce que sur la page, il n’y a pas qu’un caméléon qui change de couleur quand tu repères une de ses couleurs. Il y a aussi une branche, grise, qui jusqu’ici tient le coup (oui, car elle ne change pas de couleur à tout bout de champ comme notre ami le caméléon). Et tu veux que je te dise, chez bébé lecteur ? Dans ce monde, la branche sur laquelle on se pose, on peut s’y fier (du moins pour le moment) et l’auteur d’ironiser quand le caméléon s’est envolé :

Là, c’est la branche de mon caméléon.

Regarde comme elle est jolie.

Oui car si le caméléon change de couleur, la branche, dans l’ensemble, non… !

Echo joyeux aux classiques et géniaux Va-t-en, Grand Monstre Vert ! et Bonne nuit, Petit Monstre Vert d’Ed Emberley, Caméléon est un tout-cartonné au trait alerte & expressif, aux couleurs vives vives, qui permet d’aborder par les biais de l’humour (qu’est-ce qu’on rit) et du jeu (qu’est-ce qu’on joue), des notions très variées et pourtant essentielles : la présence et l’absence, le changement et la permanence, les couleurs, ou encore les parties du corps… Encore !!

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Jouons avec les formes

Encore des maths à portée des tout-petits ! De même que son compatriote Yusuke Yonezu, Manami Fuchida est notamment l’auteur-illustratrice d’une série de livres tout-cartonnés, parus en 2010 et invitant les bébés à jouer avec les formes, en l’occurrence en France aux éditions Didier Jeunesse, collection Jouons avec… :

les carrés…

les triangles… et les ronds !

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Au menu de chacun de ces albums, une approche ludique des formes géométriques primaires : chaque double page met en images une saynette déclinant divers assemblages de la forme annoncée dans le titre du livre, pour représenter des objets ou encore moments du quotidien, avec pour seul texte une onomatopée bien ciblée.

Sobres, créatifs, colorés, ces petits livres carrés éveillent et stimulent le sens de l’observation et de la construction des très jeunes enfants, invitent au dialogue avec le parent lecteur, le tout dans une veine pop, grâce à l’heureux cocktail de graphisme, de scénographie et d’onomatopées.

Nota bene : à se procurer pour l’heure en bibliothèque ou médiathèque seulement, car ces trois titres sont hélas en arrêt de commercialisation…

 

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Faire le tour du monde

Dans le froid de l’hiver, il fait bon de se réchauffer dans les foyers avec de la musique en fonds sonore, un livre à la main… y compris pour les bambins ! Aujourd’hui je vous parle d’une maison d’édition, Benjamins media, située à Montpellier, qui publie des livres-CD+MP3 pour les très jeunes lecteurs, dans une collection intitulée « Taille S » !

Et toujours parce qu’il fait très froid et qu’on a besoin de se réchauffer, je commence par vous présenter :


Câlins

d’Antoine Guillopé

Antoine Guillopé livre ici, c’est le cas de le dire, « un art qui se transmet depuis la préhistoire » et qui fait l’objet de tant et tant d’histoires : les câlins, qui, tenez-vous bien, sont singulièrement préconisés en hiver, mais aussi, il ne faut pas l’oublier, au printemps, en été et à l’automne pardi ! Quatre saisons tout en amour(s) à partager avec ses proches tant chéris, qu’on soit mammouth, brebis, loup, grenouille, petites et grandes femmes ou petits et grands hommes… Le texte se lit, se dit, en vers : poésie ; les illustrations embarquent les bébés lecteurs dans un monde ouvert et bienveillant où le câlin, sous toutes ses formes, par tous les temps, surplombe toujours la peur… de l’inconnu, des petites bêtes, du loup peut-être. La musique, fruit d’une chorale avec des voix d’enfant, accompagne et berce cette lecture-aventure qui place le cœur en son cœur… pour construire, partout, toujours, le bonheur. Quelques extraits ici !

Tout Rond

de Christos et Charlotte des Ligneris

Place à présent à un autre livre d’aventures, avec ce personnage, Tout Rond, , qui « vit dans un pays tout gris où il y a toujours du bruit » et qui, parce qu’il s’ennuie, « décide de faire le tour du monde » pour sortir de la grisaille et de l’ennui ! Le voici qui découvre, au gré de son parcours, un monde blanc comme neige, puis noir à l’image de la nuit, puis jaune doré dans un désert sous un soleil de plomb où l’on cherche l’eau, bleue, et l’herbe, verte ! Ouf, l’univers n’est pas monochrome, non, Tout Rond, au terme de son voyage initiatique (qui n’est rien d’autre que le tour du monde !), sait désormais que la Terre, Toute Ronde, n’est pas grise, n’est pas bleue… mais qu’elle réunit en elle toute une palettes de couleurs qui varient en fonction des lieux, des moments… Un très joli conte pour les tout-petits, à lire… et à écouter. Quelques extraits ici !

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Un jour…

Pause dans les fêtes de Noël pour revenir à l’essentiel, l’essence de la vie ! Dans la catégorie livres de naissance qui peuvent faire l’objet d’un beau cadeau, tant pour les parents que pour les tout-petits n’enfants, voici un album élégant et poétique qui dit, tout en poésie, la petite enfance et la parentalité :

Un jour… 

d’Elsa Hieramente aux éditions Cépages

 

La couverture exprime l’esprit de ce livre, tout comme les premières lignes :

Il y a ce premier jour où…

puis tous les autres jours

S’ensuit un inventaire, à la Prévert, de tous ces jours qui se succèdent depuis le moment où un petit être naît dans ce monde !

Des traits dynamiques et épurés, comme un dessin animé sur une ligne très graphique, quatre couleurs— rouge, noir, blanc, bleu — bleu pour le bébé qui grandit, blanc et noir pour son environnement y compris papa maman, rouge pour l’éclairage des saynètes d’un journal adressé au tout-petit à la deuxième personne : les jours « où tu rêves », où « tu as peur », où « tu pleures », où « tu gribouilles », où « tu explores »… les jours où moi, parent, je suis avec toi, et ceux « où nous partons… chacun de notre côté », toutes ces journées partagées avec toi d’aujourd’hui jusqu’à demain, nous dessinons et disons ensemble, comme une déclaration d’amour éternelle, comme une promesse, ce chemin.

Un livre-caresse, qui met en mots et en images la riche gamme d’émotions qu’éprouvent parents et enfants à leur toute première rencontre et lors des aventures à venir et à construire, ensemble. Quelques extraits à découvrir, le cœur battant, sur le site de l’éditeur :