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Les légumes en culottes

C’est l’été toujours, la saison idéale pour s’en tenir aux petites tenues et, pour les plus grands des bébés, se séparer des couches… Non !? Eh bien Jared Chapman a eu une idée désopilante à ce sujet : mettre en scène des légumes en culottes* ! De mémoire de BBthèque, aucun auteur-illustrateur n’avait pensé à habiller et à déshabiller un brocolis, ni à mettre en scène des légumes culottés ainsi !

Les légumes en culottes

de Jared Chapman

aux éditions Hélium

Légumes au pluriel, culottes aussi. Culotte rouge pour le narrateur, le brocolis : « JE porte des culottes ! ». Bleue canard pour sa comparse l’aubergine : « Tu portes des culottes », etc. « On porte TOUS des culottes ! ».

Tout est passé en revue : les types de sous-vêtements (caleçons, slips, boxers…), les tailles (en fonction du taux de recouvrement du légume qui le porte), leur état (propre/sale), leur âge (neuf/vieux), leurs motifs voire leur standing (culottes sérieuses vs culottes rigolotes), leur genre (fille / garçon) ! A chaque individu mais aussi à chaque jour sa culotte… Et ce qui est aussi bien rigolo, c’est que la culotte, on sait qu’on l’a, et dans le même temps, les autres souvent ne la voient pas sous nos vêtements : elle est cachée ! Et pssst, notez bien, les couches ressemblent à des culottes… mais n’en sont pas… NA !

A destination des bébés encore en couches notamment, ce livre constitue à la fois un argumentaire pro-culottes et un véritable mode d’emploi du port de culotte… à mourir de rire, en plus des belles qualités ludiques et pédagogiques de cet album excellemment original — il est question des jours de la semaine, des contraires, de l’individu et de la collectivité, de l’hygiène, de l’intimité mais aussi de s’habiller en société, etc. le tout avec un beau défilé de légumes très souriants (qui présente au passage l’avantage de rendre les légumes sympathiques itou également aux tout-petits) !

Vous ne me croyez pas ? La preuve en vidéo ! Vive les légumes et vive les culottes…

*vegetables in underwear en VO

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Imagier bilingue by Eric Carle

Eric Carle revient avec un nouveau livre, a brand new book, dans les librairies, les bibliothèques et la BBthèque : un livre GRAND, un livre de toutes les COULEURS, un livre qui parle de TOUT ou plutôt d’un peu BEAUCOUP, c’est, en anglais et en français s’il-vous-plait :

ERIC CARLE’S BOOK OF MANY THINGS

L’IMAGIER ERIC CARLE

Avec 200 mots (euh… 400 en fait : 200 en anglais, 200 en français)… auxquels sont associées 200 images, pour le plus grand plaisir des bébés lecteurs à l’heure de leur premiers pas dans le langage, quand ils sortent progressivement du babillage pour désigner, dessiner et exprimer le monde qui les entoure avec des mots. Mes premières choses, mes premières images, mes premiers mots : Eric Carle met l’environnement de l’enfant en images et en mots dans ce tout premier documentaire somme, encyclopédie bilingue pour tout-petit. Publié aux éditions Mijade, cet ouvrage rayonnant et joyeux décline le quotidien et plus encore à travers différentes grandes thématiques organisées en plusieurs thèmes :

  • Things I see : ce que je vois
    • At home, à la maison
    • In the garden, dans le jardin
    • Creepers and flyers, ce qui rampe et ce qui vole
    • On the farm, à la ferme
    • In the forest, dans la forêt
    • In the wild, les animaux sauvages
    • In the sea, au fond de la mer
    • Things that go, les moyens de transport
    • Weather, la météo
  • Things I eat : ce que je mange
    • Fruits, les fruits
    • Dinner time, le dîner
    • Party food, le goûter d’anniversaire
  • Things I learn : ce que j’apprends
    • Numbers, les chiffres
    • Shapes, les formes
    • Opposites, les contraires
    • Patterns, les motifs
  • Colourful things : les couleurs
  • Things about me : les mots pour parler de moi
    • My body, mon corps
    • What I wear, les vêtements
    • Moves I can make, les mouvements
    • How I feel, comme je me sens
    • Things I can do : tout ce que je peux faire
    • Having fun with friends, passer du temps avec mes amis

Chaque thème se déploie sur une double page, avec une illustration pleine page, et un ensemble de nouveaux mots-images sur la seconde page. Et toujours, une illustration qui emprunte à l’art, si cher à Eric Carle, du découpage : ainsi sur les pages à mots, un fonds de couleurs sur lequel sont posés comme des étiquettes ou nuages blancs sur lesquels sont posés des images qui semblent tout droits venus d’autres albums d’Eric Carle — l’araignée (spider), la toile (web), la chenille (caterpillar), le coq (rooster), l’hippocampe (seahorse), etc. Une démarche qui invite aux joies de l’intertextualité (tu te souviens de ce personnage ? de ce dessin ? on l’a vu où ? ou… tu crois qu’on le trouve ailleurs, dans un autre livre d’Eric Carle ? on le cherche ensemble ?) et, au-delà, qui peut inspirer les jeunes enfants pour construire le sens par la créativité : regrouper ensemble des éléments épars selon tel ou tel critère, copier, couper, décoller, déconstruire et reconstruire, assembler et ré-assembler, recycler, créer.

A la fin du livre, place aux images seulement, avec une dernière double page intitulée « Let’s play », en français « A toi de jouer! » : can you name all these things, peux-tu identifier les mots qui sont illustrés ? De bébé à qui on fait la lecture, le bébé devient ainsi bébé lecteur voire (co)auteur : c’est à présent lui qui va dire et mettre les mots sur les images qu’il voit.

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Virées dans l’art avec Léon

Les éditions Léon art & stories, qui nous viennent de Bordeaux, sont à l’initiative, dans la collection « mini léon », d’une série d’ouvrages, entre la fiction et le documentaire, formats paysages souples, qui proposent aux bébés lecteurs, des virées artistiques selon une approche thématique. Lumière aujourd’hui dans la BBthèque sur deux livres, deux thèmes : A la ferme (R. Bobée / G.Trannoy) et Jaune (H. Kérillis / G.Trannoy), qui présentent chacun 13 œuvres d’art d’époques et d’artistes différents.

Le guide de ces livres est un petit être vert, le dénommé Léon, aux accoutrements variés et fantaisie, écho aux œuvres d’art dont il présente le contenu (plus que la démarche artistique) et le commente avec une touche humoristique (et qui n’est pas sans rappeler le rat des goûts des éditions Eliart chroniqué ici), en français mais aussi en anglais. Car cette collection fait le choix original du bilinguisme tout au long de l’ouvrage, du titre aux crédits en passant par le texte. Elle comprend également une double page dite docu-ludique, qui clôt chaque ouvrage en apportant quelques informations-clés aux lecteurs sur le thème abordé et/ou sur une oeuvre d’art en particulier, et propose de prolonger la lecture par des jeux.

Dans ces ouvrages d’éveil artistique et de découverte du monde, le bébé lecteur découvre notamment des œuvres d’art du XIXème et XXème siècles, et parfois plus anciennes, parmi lesquels La Méridienne ou la Sieste de Van Gogh, Le Toit bleu ou Ferme ou Pouldu de Paul Gauguin, Les Dindons de Claude Monet, La ferme de Ralph Wheelock de Francis Alexander, Paysage avec les vaches du Douanier Rousseau… côté ferme et agriculture, La Clownesse Cha-U-Kao en tutu de Toulouse-Lautrec, Les Moissonneurs de Pieter Brueghel l’Ancien, Jaune tendre de Vassily Kandinsky, Portrait d’Adèle Bloch-Bauer de Gustav Klimt, Formes circulaires de Robert Delaunay, Valse avec quinze tournesols de Van Gogh, etc. côté exploration de la couleur jaune par de grands artistes.

Un aperçu qui donne bien envie de se procurer toute la série, constituée de 20 titres au jour d’aujourd’hui, afin de permettre aux bébés lecteurs de rebondir d’un univers à l’autre, de tableau en tableau : pour en savoir plus, vous pouvez consulter le catalogue de la collection .

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Au-delà des bestiaires

Place aux animaux dans la BBthèque ce jour, à travers deux splendides livres qui empruntent chacun au bestiaire tout en emmenant ce genre classique pour le tout jeune public vers d’autres genres favorisant itou également, et plus encore quand ils sont combinés avec le premier, l’éveil des tout-petits, et leur promettant un voyage vers un ailleurs, imaginaire et/ou réel : le livre d’art d’une part, le récit d’autre part.

L’art des tout-petits : animaux

Mon premier est le nouveau titre de la collection mettant l’art à portée des tout-petits aux éditions Palette qui (se) consacrent (à) l’éveil artistique. L’ours Pompon en vedette, il convie les jeunes enfants à retrouver les animaux dont ils sont familiers dans des œuvres d’art (peintures, sculptures) d’époques et de styles différents.

Le chat est ainsi dépeint par Suzanne Valadon (Bouquet et chat, 1919), le chien par Franz Marc (Chien couché dans la neige, 1910-1911), le cheval par Xu Beihong (Cheval galopant, 1937), l’on retrouve sur des fresques antiques les dauphins (Fresque des dauphins, 1550-1450 avant J-C) et le lion (Lion de la porte d’Ishtar à Babylone vers 575 avant J-C), et bien d’autres représentations d’animaux à travers une mini histoire thématique de l’art, pensée comme internationale.

Chaque reproduction de chef d’œuvre est accompagnée, comme dans le titre précédent de la collection, par une question semi-ouverte à choix fermé, pour amorcer un dialogue entre les lecteurs et les images, et s’en donner à cœur joie dans le grand jeu de l’observation et de l’interprétation. Le papier, épais, et la couverture, douce et rembourrée, contribuent au plaisir de ce voyage muséal par l’entremise de l’objet livre, dès le plus jeune âge.

Oui, qu’on soit tout-petit (lecteur) ou très-grand (artiste), on connaît tous les animaux, qui nous étonnent, nous intriguent voire nous fascinent.

Quelques extraits ici !

Jusqu’en haut 

Mon second est un livre dont l’arbre est la structure, et ses habitants ses héros. Il est signé Emilie Vast aux éditions MeMo.

Le récit met en scène une ascension au sommet de l’arbre des différents animaux le fréquentant ; une ascension qui constitue également une remontée à la source (le pourquoi du comment) de l’incident qui constitue le point de départ de l’histoire, au tout début du livre.

Mais rentrons plutôt dans le vif du sujet : nous sommes dans une forêt tropicale, et plus précisément au sein de la forêt amazonienne, poumon vert de la planète dans la mesure où elle produit 20% de l’oxygène de la Terre ! Elle abrite végétaux, minéraux, animaux… réunis dans un écosystème extrêmement riche mais menacé par l’exploitation humaine. Emilie Vast met ici en scène ces animaux que nous, adultes, connaissons mal et peu, et les donne ainsi à voir à tous les jeunes lecteurs… sous la forme d’une enquête presque policière !

Au départ, il y a Coati, qui, au sol, cherche à se sustenter avec de fruits. Quand PAF Ocelot lui tombe dessus ! Coati, gêné par la chute, demande à Ocelot pourquoi il lui est tombé ainsi sur le dos. Ocelot répond en relatant l’incident précédent dont lui-même a été victime l’instant d’avant : Ibis l’ayant piqué, il était tombé ; les deux animaux montent rejoindre Ibis pour lui demander la raison de son coup de bec. Ibis incrimine Tamandua et son coup de queue, et voilà les trois animaux en train de monter d’un cran pour interroger Tamandua. De branche en branche, d’animaux en animaux, se reconstitue la réaction en chaîne qui a conduit à la chute d’Ocelot sur Coati : un petit rhume dans la forêt humide, pour le petit Singe-Ecureuil… qui n’aurait, suppose l’auteur, pas bien appliqué les leçons de sa maman Singe-Ecureuil lui recommandant chaudement de bien enrouler sa queue autour de son cou… pour ne pas attraper froid…

Les illustrations, fines, modernes, opposant un arbre noir à des animaux de couleurs, montrent tant des points de détails (animaux, végétaux) que des vues d’ensemble, par un jeu d’alternance qui n’oublie pas d’inviter ses protagonistes principaux, les animaux, à jouer à cache-cache entre eux et avec le jeune lecteur : on les aperçoit, on les devine presque tous, et ce presque dès le début, mais ce n’est qu’au fur et à mesure du récit qu’on les découvre véritablement, et qu’on reconstitue l’histoire.

A la toute fin, sur la dernière double-page du livre, Emilie Vast dresse le portrait des différents animaux présentés, en révélant au tout jeune lecteur leurs principales caractéristiques. On retrouve ainsi : Coati, Ocelot, Ibis rouge, Tamandua, Toucan, Paresseux, Singe hurleur, Ara bleu et Singe Écureuil… êtres fragilisés par un avenir incertain.

Quelques extraits !

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1 ours, 3 ours, 6 ours

Janik Coat est l’auteur, aux éditions Hélium, d’une nouvelle série de livres ! Le héros est un ours, nounours représenté comme un ours (plus grand que son propriétaire haut comme trois pommes), l’ours Bernie, qui, dans un coffret, se décline en 6 Bernie, 6 petits livres, 6 grands thèmes, 6 pièces d’un puzzle pour mettre le monde en images et en mots :

Bernie c’est mon ours

de Janik Coat

Si c’est le jeune enfant, petit lutin bleu, qui raconte ces histoires, il les raconte par le jeu, comme il joue avec son doudou, et par étapes s’il-vous-plait (1 ouvrage par étape) :

1  J’habille Bernie
2  Je joue à cache-cache avec Bernie
3  Je mets Bernie en couleurs
4  Je compte : 1, 2, 3, Bernie
5  En avant, Bernie !
6  Bernie joue aussi

Un trésor de lecture pour le tout-petit : un motif attachant (quoi de plus attachant comme objet, pour un jeune enfant, qu’un doudou… son doudou) qui se répète d’un livre à l’autre ; une approche graphique, colorée et dynamique ; un contenu simple, direct et vivant ; un format court et efficace pour susciter l’éveil du jeune enfant : un livre, un thème (1 les habits, 2 les espaces, 3 les couleurs, etc.) ; le tout se mettant 100% à la hauteur d’un enfant  lecteur mais aussi acteur, tant les imagiers se font sujets et supports ludiques, jusqu’aux quatrièmes de couverture qui, isolées, montrent une partie de Bernie et, assemblées, reconstituent un Bernie entier !

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3 gibbons, 1 colibri & 1 chanson

Connaissez-vous les Trois Gibbons de Kenji Abe ? Ces trois personnages, déjà présentés ici dans la BBthèque, invitent les jeunes lecteurs, dans une série de beaux albums publiés par les éditions MeMo, à partager avec eux leur riche quotidien, qui marie routine et événements surprenants, à l’image de l’opération de sauvetage d’un bébé crocodile. D’aventure en aventure, ces êtres responsables et volontaires font l’expérience de la relation à l’autre et développent un état d’esprit ouvert et solidaire, comme à l’occasion de cette rencontre avec une nouvelle amie, à plumes cette fois-ci :

Les Trois Gibbons

et la chanson du colibri

de Kenji Abe

trois gibbons chanson colibri kenji abe

Dans ce nouvel épisode, Ibbon, Nibbon et Sabbon croisent le chemin d’une petite femelle colibri (toute jaune), emportée par une tornade et désormais loin des siens, rompue de fatigue et littéralement perdue. « Comment faire » ? se demandent les trois comparses, question qu’ils s’étaient posée de la même façon pour sauver un petit mâle crocodile (tout vert) dans un épisode précédent. Même objectif : ils veulent aider cet être en détresse, et s’en donnent les moyens.

Les voici sillonnant l’océan, avec la demoiselle colibri, sur un bateau à voile (coque jaune, voile blanche), s’enquérant sur chaque île qui abrite des colibris : est-ce l’île de notre colibri ? … Jusqu’à eux-mêmes se retrouver dans la situation de leur amie : fatigués et perdus. Impasse ?

Rebondissement ! Une deuxième voie est possible, ouverte cette fois-ci par la colibri, qui ne se doute pas que son action va se muer en solution ! En effet, observant le sommeil gagner ses protecteurs gibbons, la petite colibri se met à chantonner, pour les bercer, un air de sa composition. L’air est entendu par l’un(e) de ses pairs qui, au vol, l’apprend instantanément et reproduit le chant. Une chaîne musicale se constitue dans le ciel, jusqu’à venir aux oreilles des parents de l’oiselle égarée ; ils parviennent à reconstituer la chaîne et retrouver leur enfant. Comme un geste de réciprocité et de remerciement, le chœur des colibris guident ensuite les trois gibbons pour leur permettre de rentrer eux aussi dans leur maison.

Mettant en scène les aspects positifs de la propagation d’une information, cet album se distingue par son propos, généreux et confiant dans la construction de liens sociaux, et son graphisme expressif et épuré. Il se rapproche d’un conte initiatique, dont la lecture fait grandir les enfants. Quelques extraits à découvrir par ici sur le site de l’éditeur !

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Photographier le temps

Bonne nouvelle, la photographie est de nouveau mise à l’honneur dans la BBthèque, à l’occasion de la publication de deux imagiers, beaux livres d’art en format paysage tout cartonné, signés Ianna Andréadis aux éditions Les Grandes Personnes :

  • Du printemps à l’hiver : histoires du cerisier
  • Du soleil à la lune : histoires du ciel

Les titres de ces livres l’indiquent de suite : ces albums, qui sont aussi des premiers documentaires, racontent des histoires, réunies autour d’un fil rouge polysémique, la notion de temps… celui qu’il fait… celui qui passe. Ils racontent des histoires sans autre mot que leurs titres programmatiques. Ils racontent des histoires par les images photographiques, reliées entre elles par un travail scénographique mettant en résonance tel et tel paysage, captation du réel et du présent, propice à éveiller chez le jeune enfant le sens de l’observation mais aussi de l’imagination.

Du printemps à l’hiver :

histoires du cerisier

Dans les histoires du cerisier, nous suivons la vie de cet arbre fruitier de saison en saison ; la photographe privilégie à cet effet l’alternance de plans rapprochés et de plans plus larges, permettant sur une même double page d’embrasser d’un coup d’œil l’apparence globale du cerisier et de compléter cette vue d’ensemble par un regard attentif aux détails, à l’image d’un bourgeon qui s’ouvre au printemps pour donner naissance à une fleur si peu de temps après. Comme si le bébé y était, le voilà d’ailleurs représenté en plein été cherchant à attraper les cerises bien mûres ! Puis viennent les couleurs de l’automne et de l’hiver, avant que reprenne un nouveau cycle au printemps suivant…

Une lecture qui complète à merveille un autre premier documentaire muet qui raconte, tout en illustrations, les quatre saisons d’un cerisier : le livre-arbre signé Amandine Laprun aux éditions Actes Sud Junior, que la BBthèque vous recommande chaudement itou également.

Du soleil à la lune :

histoires du ciel

Un livre pour inviter les bébés à lever les yeux en direction du ciel : ici, les photos captent des moments de toute beauté. Lumières, formes de nuages, traces dans le ciel, planètes et étoiles, feux d’artifices et crépuscules, brume et brouillard, évaporation et densité, vols d’oiseaux mais aussi d’hélicoptères, effets optiques sur fond de ciel dégagé, lune et soleil… Tout l’album fonctionne par duo d’images décrivant le ciel, matière vivante qui n’est jamais tout à fait la même selon le moment et/ou l’endroit au(x)quel(s) on lui prête attention.

Une lecture qui complète parfaitement un autre premier documentaire, Dans le ciel, co-signé Aurélia Coulaty et l’atelier Bingo aux éditions Amaterra, qui explore avec poésie les mille et un mots du ciel.

Psssst : et pour découvrir d’autres livres tip top qui font l’heureux choix de s’emparer du média photo pour communiquer avec les tout-petits, rendez-vous ici !