1

Dessiner le monde avec 6 formes

1 gabarit de 3 x 2 = 6 formes et le monde s’ouvre à toi : voici en substance et en pratique ce que Bastien Contraire dit et montre au bébé lecteur dans son livre d’éveil artistique Bleu sourire, paru aux éditions du Centre Pompidou :

bleu sourire bastien contraire.jpg

La page de couverture ainsi que la quatrième de couverture sont des pages toute cartonnée à trous, pour permettre au jeune lecteur d’explorer, y compris avec les doigts, ces trois-fois-deux-font-six formes originelles/originales & monochromes (rose, rouge, bleu, vert, jaune et encore rose) :

  • au recto : un rond, un arc & un demi-ovale
  • au verso : un chapeau, un triangle et deux ronds superposés

que l’ouvrage, tout cartonné, va décliner, comme un imagier improvisé, un imagier à continuer.

« Qu’est-ce que c’est ? » Ce que l’auteur-artiste veut, ce que le bébé lecteur voit, ce que le bébé lecteur dessine et représente à son tour ! Par exemple, un rond peut se faire soleil, montgolfière, glace, fleur, pomme, planète, tête ou ballon ! La forme de l’arc, quant à elle, servir de point de départ au dessin d’un pont, d’un pantalon, d’un éléphant, d’une route, d’un serpent, d’une coquillette ou encore d’un arc-en-ciel…

De double-pages en double-pages, les images ainsi constituées à partir des gabarits ou pochoirs regorgent de couleurs et sont accompagnées du lexique adéquat : une image = un mot. En outre, chaque double-page propose ainsi une scène plus ou moins cohérente (image A + image B + image C…), plus ou moins farfelue (B et C se correspondent oui, mais A, que vient-il faire là ?), mettant des objets ou êtres vivants en résonance les uns avec les autres, et invitant l’enfant à reconnaître les figures, leurs significations mais aussi les formes à partir desquelles elles ont été créées.

Ou comment passer de la forme élémentaire aux formes complexes, comment représenter le monde qui nous entoure… et faire fonctionner à plein tube notre imagination. A partir d’une figure unique, créer le multiple, se jouer des répétitions et des variations. Un livre d’activité riche et élaboré, pour les vacances d’été et puis aussi tout le long de l’année.

 

Publicités
0

Un manteau de mots

Un nouveau livre de naissance dans la BBthèque gagnant à être connu :

Le manteau de mots

d’Arnaud Alméras 

& Vincent Bourgeau

Un très joli album en papier, paru aux éditions Gallimard jeunesse, qui démarre avec ces mots :

Ta maman et moi, nous cueillons des mots pour t’en faire un cadeau.

Les premiers mots de parents s’émerveillant de leur enfant grandissant : la récolte est riche en émotions, mais aussi en surprises, tendresse, délicatesse, amusement, fierté, répétition en mode perroquet, étonnements, bercements, caresses, confiance, patience, sourires et bienveillance, etc. Les premiers mots de parents exprimant et échangeant avec leur enfant sur tous ces sentiments : « elle est si petite », « bonjour ma libellule », « regarde, elle fait un sourire », « tu vois, c’est magique, je souffle et ça bouge ! », etc. (et au passage ces mots dits plus qu’écrits sont retranscrits dans des petites bulles ou phylactères, comme dans une BD pour les bébés !). Et pendant ce temps-là, pendant que tous ces mots commencent à former une puis plusieurs trames, l’enfant grandit, de la sortie de maternité à la position assise, debout, la marche, les chutes et jeux… apprentissages de la vie et petits pas vers une plus grande autonomie. L’amour et la tendresse transmis par les parents au fil des premiers mois et des premières pages de la vie de l’enfant l’accompagneront pour le reste de sa vie :

De tous ces mots, nous te faisons un manteau doux et chaud.

Un manteau de mots, pour aller découvrir le monde.

2

Petits chaussons à adopter !

Je vous propose aujourd’hui d’aborder les comptines avec facétie, en enfilant des petits chaussons, ceux de Julia Chausson : cet auteur-illustrateur tient, chez Rue du monde, une magnifique collection d’éveil musical, dont le parti pris ne peut que marquer l’esprit des tout petits :

En effet, au-delà des livres de comptines traditionnels, Julia Chausson investit chaque chansonnette avec l’intelligence du sens et le sens de l’espièglerie : pour chaque titre, un livre, en format carré tout cartonné ; chaque album est illustré par ses gravures sur bois représentant le texte de la dite comptine restitué en même temps que distancié, pour devenir un objet complètement interactif, surprenant ses lecteurs tout-petits & grands. La gravure grave la répétition inhérente au genre, mais joue des variations proposées par Julia Chausson, qui suscitent des sourires chez l’enfant de plus d’un an, voire le font rire aux éclats !

Focus sur quelques comptines ainsi revisitées :

Une poule sur un mur

Parce qu’après avoir picoré (du pain dur), elle lève la queue et puis s’en va, Julia Chausson prend la poule au pied de la lettre : puisque tu t’en vas, je montre à mes petits lecteurs que tu t’en vas ! Et la poule de disparaître des illustrations petit à petit mais inéluctablement, tout comme la comptine ritournelle se trouve peu à peu vidée de ses mots pour aller à l’essentiel : « une poule… et puis s’en va… » puis enfin seulement « et puis s’en va ».

C’est tout ? Mais non, il suffit de…. A…. A… ATCHOUM !!! et hop, la poule reparaît dans son intégralité, et c’est reparti pour un tour ^^ !

Dans la forêt lointaine

Dans la forêt lointaine, on entend le coucou…

Du haut de son grand chêne, il répond au hibou !

Coucou hibou, coucou hibou, coucou, hibou, coucou… (bis)

Mais… le hibou a-t-il vraiment envie d’entendre (le) (les) coucou(s) ? Surtout autant de fois que le (les) coucou(s) lui dit (disent) coucou (coucou coucou coucou) ?? Vous le découvrirez en lisant ce petit album qui donne enfin la parole au hibou !!


Pour en savoir plus :