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Dessine-moi une forme ou une idée

S’il-te-plaît dessine-moi… une forme, qui fait des trucs.

S’il-te plaît dessine-moi… mon humeur, mes idées.

La BBthèque vous présente aujourd’hui deux albums qui illustrent et racontent la constitution de desseins par le dessin lui-même en construction. Des livres combinant éveil artistique et éveil des tout-petits à d’autres notions variées telles que les formes, mais aussi les actions et les émotions :

O

de Lucie Phan

Lucie Phan, dont vous avez peut-être pu déjà découvrir le fantastique Croc croque (non ? séance de rattrapage ici), sort un nouvel album, tout cartonné et format carré, s’adressant à nouveau aux tout-petits en jouant avec les lettres, les couleurs et les formes, 100% à hauteur des bébés lecteurs.

Au commencement c’est l’histoire de O, un cercle rouge donc… qui roule : deux coups de crayon noir et le voilà dévalant une pente… et cogner à la double page suivante le deuxième protagoniste qui n’est autre qu’un carré bleu. BOum. C’est une première rencontre, l’auteur-illustrateur-démiurge donne aux deux formes des yeux pour leur permettre de (se) voir, mais aussi de quoi évoluer et grandir chacun côte à côte en bonne entente : elle leur dessine ainsi des jambes, pour marcher, grimper… tomber ! Continue d’explorer la motricité en leur donnant des bras, créé leur capacité d’écoute en leur attribuant des oreilles et leur confère pour finir une bouche qui leur permettra tant de parler que de manger. En quatrième couverture, surprise, le duo de formes rond rouge & carré bleu élargit son univers en rencontrant un troisième personnage, un triangle… jaune !

A partir d’éléments de géométrie simple et en utilisant les couleurs primaires, Lucie Phan dessine, dans ce court et compact album au graphisme ludique et dynamique, un monde évolutif, qui prend littéralement corps au fur et à mesure de la lecture… et illustre à merveille le développement des tout-petits.

mes idées noires

de Leticia Rose

Lumière à présent sur un premier documentaire qui relève haut la main un pari difficile : dessiner des émotions, en déployant un graphisme de haut vol fondé sur un travail autour de la couleur. Le noir et blanc pour commencer, puis les couleurs, beaucoup de couleurs, une fois les idées noires apprivoisées… et dépassées.

quand je n’ai pas le moral,

dans ma tête se faufilent mes idées noires,

ces mauvaises pensées qu’on laisse venir et qui s’installent quand on se sent mal

dit le texte, jaune sur fond noir (le jaune dit déjà la lumière dans la nuit, une lueur d’espoir que la suite du récit matérialisera), sur la page de gauche, tandis que sur la page de droite, 6 à 9 toutes petites spirales noires crayonnées sur fonds blanc illustrent ces idées émergentes, qui vont prendre une place grandissante. Les pages suivantes décrivent par les mots et par l’image ce que ces idées, spirales noires croissantes jusqu’à remplir la double page de noir, opèrent chez le narrateur : elles apportent tristesse, découragement, fatigue, elles peuvent oppresser aussi, occuper tout l’esprit.

Quand réapparaît la couleur : le narrateur commence à nouveau à voir le verre non plus à moitié vide, mais à moitié plein, en se mettant à penser aux idées joyeuses. Celles que ses idées noires aurait comme emprisonné (et l’illustration de montrer des billes de couleurs derrière des barreaux noirs, sur fond blanc) ou noyé (et l’illustration de mettre en scène les billes multicolores au fond d’une mer noire). Si les idées noires fourmillent, les idées colorées jaillissent du cœur et montent jusqu’au cerveau, pour irradier à nouveau le corps et l’esprit. « C’est un peu comme si elles coloriait mes idées noires » dit le texte, quand l’illustration montre des dessins de spirales noires sur lesquelles on aurait redessiné avec des crayons de couleur. « Ou comme si mes idées noires étaient mangées par mes idées joyeuses » : le graphisme s’inspire alors du jeu pacman avec des ronds colorés de taille moyenne et gueule ouverte mangeant des cercles noirs devenus petits. La guerre est déclarée, reste à choisir son camp, et, puisque le travail est déjà bien entamé, se concentrer sur ces bulles colorées et joyeuses et les imaginer grandir, grandir et occuper tout l’écran de ses pensées.

En une trentaine de pages, le tout jeune lecteur vit, grâce à la démarche artistique adoptée, une expérience de lecture, à la fois distanciée et immersive, de ces émotions universelles (tristesse / gaieté ; malheur / bonheur…) qui traversent tout un chacun et qu’il est essentiel de connaître pour pouvoir les gérer. Ici, c’est le dessin, esthétique et didactique, qui donne corps aux idées et permet de les maîtriser. Un livre-clé, qui donne de nouvelles idées : pourquoi ne pas inviter les jeunes enfants à dessiner eux aussi leurs ressentis ?

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Imagier bilingue by Eric Carle

Eric Carle revient avec un nouveau livre, a brand new book, dans les librairies, les bibliothèques et la BBthèque : un livre GRAND, un livre de toutes les COULEURS, un livre qui parle de TOUT ou plutôt d’un peu BEAUCOUP, c’est, en anglais et en français s’il-vous-plait :

ERIC CARLE’S BOOK OF MANY THINGS

L’IMAGIER ERIC CARLE

Avec 200 mots (euh… 400 en fait : 200 en anglais, 200 en français)… auxquels sont associées 200 images, pour le plus grand plaisir des bébés lecteurs à l’heure de leur premiers pas dans le langage, quand ils sortent progressivement du babillage pour désigner, dessiner et exprimer le monde qui les entoure avec des mots. Mes premières choses, mes premières images, mes premiers mots : Eric Carle met l’environnement de l’enfant en images et en mots dans ce tout premier documentaire somme, encyclopédie bilingue pour tout-petit. Publié aux éditions Mijade, cet ouvrage rayonnant et joyeux décline le quotidien et plus encore à travers différentes grandes thématiques organisées en plusieurs thèmes :

  • Things I see : ce que je vois
    • At home, à la maison
    • In the garden, dans le jardin
    • Creepers and flyers, ce qui rampe et ce qui vole
    • On the farm, à la ferme
    • In the forest, dans la forêt
    • In the wild, les animaux sauvages
    • In the sea, au fond de la mer
    • Things that go, les moyens de transport
    • Weather, la météo
  • Things I eat : ce que je mange
    • Fruits, les fruits
    • Dinner time, le dîner
    • Party food, le goûter d’anniversaire
  • Things I learn : ce que j’apprends
    • Numbers, les chiffres
    • Shapes, les formes
    • Opposites, les contraires
    • Patterns, les motifs
  • Colourful things : les couleurs
  • Things about me : les mots pour parler de moi
    • My body, mon corps
    • What I wear, les vêtements
    • Moves I can make, les mouvements
    • How I feel, comme je me sens
    • Things I can do : tout ce que je peux faire
    • Having fun with friends, passer du temps avec mes amis

Chaque thème se déploie sur une double page, avec une illustration pleine page, et un ensemble de nouveaux mots-images sur la seconde page. Et toujours, une illustration qui emprunte à l’art, si cher à Eric Carle, du découpage : ainsi sur les pages à mots, un fonds de couleurs sur lequel sont posés comme des étiquettes ou nuages blancs sur lesquels sont posés des images qui semblent tout droits venus d’autres albums d’Eric Carle — l’araignée (spider), la toile (web), la chenille (caterpillar), le coq (rooster), l’hippocampe (seahorse), etc. Une démarche qui invite aux joies de l’intertextualité (tu te souviens de ce personnage ? de ce dessin ? on l’a vu où ? ou… tu crois qu’on le trouve ailleurs, dans un autre livre d’Eric Carle ? on le cherche ensemble ?) et, au-delà, qui peut inspirer les jeunes enfants pour construire le sens par la créativité : regrouper ensemble des éléments épars selon tel ou tel critère, copier, couper, décoller, déconstruire et reconstruire, assembler et ré-assembler, recycler, créer.

A la fin du livre, place aux images seulement, avec une dernière double page intitulée « Let’s play », en français « A toi de jouer! » : can you name all these things, peux-tu identifier les mots qui sont illustrés ? De bébé à qui on fait la lecture, le bébé devient ainsi bébé lecteur voire (co)auteur : c’est à présent lui qui va dire et mettre les mots sur les images qu’il voit.

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Premiers pas avec Picasso, Calder et Albers

Il y a quelque temps, la BBthèque vous présentait Du bleu et autres couleurs avec Henri Matisse. C’était le premier titre d’une nouvelle collection d’éveil artistique aux éditions Phaidon : PREMIERS PAS avec les GRAND ARTISTES, mettant l’art à portée des tout-petits par un format tout-cartonné et une approche des œuvres d’art résolument pédagogique. Aujourd’hui la collection a grandi et comporte désormais trois autres titres dont je vous parle ici :

Après une introduction à l’œuvre d’Henri Matisse articulée sur un jeu autour des couleurs, voici que Phaidon propose de nouvelles combinaisons inédites pour stimuler l’éveil des bébés lecteurs à l’art, au monde et aux mathématiques :

  • Un bestiaire à partir de carnets d’esquisses de Pablo Picasso
  • Un livre pour apprendre à compter… avec Alexander Calder s’il-vous-plaît, le champion des mobiles, pionnier des sculptures en mouvement
  • Un livre pour identifier et nommer les formes, avec Josef Albers, amateur de géométrie, couleurs et illusion optique.

Dans chacun de ces trois documentaires à portée des plus jeunes lecteurs, les reproductions d’œuvre d’arts ont la part belle, assemblées de façon à servir, donc, un propos pédagogique, véritable fil rouge de la lecture-visite, accompagné de commentaires afin de guider l’adulte et l’enfant, à qui s’adresse le livre, dans cette expérience qui amène un peu des musées dans les maisons.

La géométrie avec Albers, c’est beau, limpide et en même temps vertigineux de couleurs et d’imbrications, c’est la fête des formes, cercles, triangles, carrés. La numération avec Calder, c’est l’art de l’observation : qu’est-ce qui varie d’une sculpture à l’autre, quelles formes, quelles couleurs, quels motifs se répètent, combien de fois, comment se compose l’ensemble, etc. : on compte, et on met en relations ; on calcule, presque. Et puis on part à la découverte des animaux avec les traits si expressifs de Picasso, inspirés par les poèmes animaliers écrits par son ami et poète Apollinaire, et comme prêts, qui à s’envoler, qui à marcher, qui à nager, on se croirait en pleine nature !

En bref, un concept sympa et des réalisations réussies : de beaux livres d’éveil artistique pour les tout-petits.

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De formes en motifs

Lumière aujourd’hui sur une encyclopédie d’un nouveau genre pour tout-petit :

MON PREMIER LIVRE DE MOTIFS !

C’est un tout cartonné, format paysage et de nombreuses pages, comme une encyclopédie ou un roman du vivant, très facile à prendre en main pour les petites mains. C’est une réalisation de Bobby & June George (pour en savoir plus sur eux, vous pouvez consulter leur site), illustrée par Boyoun Kim, éditée chez Phaidon.

L’idée est excellente : partir des formes élémentaires, les associer les unes aux autres, toujours par paire, faire deviner à l’enfant ce que la répétition de cette juxtaposition engendre, puis nommer et illustrer le motif résultant de cette sérialisation ! Ce premier documentaire met ainsi en scène, pour les bébés lecteurs, une toute nouvelle étape dans leur apprentissage de la géométrie du quotidien… qu’ils s’amuseront à retrouver dans leurs vêtements, les revêtements, et tout autre support de représentation ou d’expression.

On passe ainsi d’une ligne, deux lignes, trois lignes et plus encore… aux rayures ; et si une ligne épaisse voisine une ligne fine, et que ce schéma se répète, cela devient un motif écossais. Plusieurs zigzags donnent des chevrons, plusieurs carrés des damiers, plusieurs cercles des pois, plusieurs losanges un motif en arlequin, plusieurs hexagones un nid d’abeille, etc. Avec un minimum de formes simples, en somme, l’enfant apprend qu’il peut à son tour dessiner le monde !

Un grand bravo pour ce livre-jeu original, qui marie éveil artistique et mathématique, art et géométrie, et, par son approche visuelle, fait intelligemment travailler l’esprit des tout-petits. Vous trouverez quelques extraits de la version originale de ce livre sur le site de l’illustratrice Boyoun Kim, si vous voulez vous faire votre propre idée : http://boyounkim.com/My-First-Book-of-Patterns-by-Phaidon …

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Triangle + Carré = amitié ?

Un nouveau livre sur les formes dans la BBthèque, qui fait rimer amis et géométrie ! Il nous vient du Canada et des Etats-Unis, fruit d’une collaboration de Mac Barnett au texte, Jon Klassen aux illustrations, il a été traduit et adapté en français par Alain Gnaedic et édité cette année aux éditions l’Ecole des loisirs… il s’appelle Triangle, et il a une très jolie bouille montée sur deux petites pattes :

Dans cette histoire aux illustrations très épurées, avec de belles couleurs sur une gamme clair/foncé très nuancée, les deux personnages principaux sont un TRIANGLE et un CARRE qui se cherchent un tantinet dans leur relation d’amitié.

Triangle habite une maison triangulaire, dans une contrée de logis triangulaires itou également. Carré réside dans une demeure carrée, à l’instar de ses voisins logeant également dans des habitations carrées. Quand Triangle veut rendre visite Carré, il lui faut faire un pas vers une autre forme que soi ; quand Carré veut aller voir Triangle, il doit également faire ce chemin-là. Sans pour autant, l’un comme l’autre, devenir à leur tour, Triangle carré ou Carré triangle ! Tout en conservant, donc, leur intégrité. Et non seulement ils conservent leur propre forme, leur propre identité, dans cette relation à l’autre, mais ils apprennent aussi, au passage, à connaître et à comprendre leur différence.

C’est un album qui parle de l’amitié, avec des personnages qui se sentent suffisamment à l’aise ensemble pour vouloir se faire des blagues, se jouer des tours, et finalement (se) faire un peu peur parfois. C’est un album qui parle des limites de l’amitié, grâce à une narration qui raconte deux aventures, l’une de Triangle avec Carré, l’autre de Carré avec Triangle, deux aventures qui se succèdent, deux aventures en miroir, vécues de deux points de vue différents. C’est un album qui traite, in fine, de respect et réciprocité. C’est un album qui met en scène le vivre ensemble, et qui donnera certainement de quoi réfléchir aux plus grands des bébés à l’heure de leurs premières socialisations, en crèche par exemple ou en petite section d’école maternelle…

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Classiques revisités : c’est bon pour les bébés !

Oui oui deux nouveaux livres dans la collection Bon pour les Bébés imaginée et réalisée au Seuil Jeunesse par Thierry Dedieu ! Une collection qui marie un très grand format cartonné pour de tous petits lecteurs (des livres presque de la taille des bébés !), un graphisme noir sur blanc pour les tous petits yeux et des mots audacieux pour des toutes petits oreilles qui peuvent tout entendre, le tout pour des tout petits ⇒ très grands cerveaux !

Le premier titre est plutôt classique, l’autre… l’est tout autant, finalement, sur les rangs de l’école primaire… mais adressé et conçu pour les 0-3 ans… ça on n’avait jamais vu ^^

Mon premier donc :

LE TOUT PETIT VER TOUT NU

Qui a vu, dans la rue, tout menu, le petit ver de terre ?

Qui a vu, dans la rue, tout menu, le petit ver tout nu ?

C’est une comptine, une ritournelle pour enfants, un texte qui se dit bien, qui se lit bien, qui a tout pour plaire aux bébés lecteurs :

  • ses sonorités, plaisantes à écouter — il y a essentiellement des mots en u, qui font un petit tour, s’en vont et puis reviennent, qui s’agencent d’une certaine façon puis se réagencent pour constituer la narration et retourner complètement la situation : « dans la rue », « tout menu », « tout nu », « la grue », « qui a vu », « a voulu », « manger cru », « n’a pas pu », « disparu », etc.
  • un sujet qui parle beaucoup aux petits n’enfants : un TOUT PETIT ÊTRE (tiens, tiens, comme le tout petit lecteur) TOUT NU (les tout-petits aiment très souvent être tout nu) parvenant à surmonter l’inévitable danger qui le guette (en l’occurrence… la dévoration) !
  • les illustrations qui exploitent avec bonheur et succès le potentiel comique de la comptine : la taille du ver (presque aussi grand finalement que la grue !), son élasticité, aussi, font de lui un vrai héros, personnage principal de l’histoire, acteur du récit, auquel (mais si !), par jeu, les lecteurs s’identifient.

Mon second, accrochez-vous bien…

LA TABLE DE DEUX !

Oui, vous avez bien lu, le titre de cet album pour les 0-3 ans correspond bien à l’intitulé d’une table de multiplication, la première qui plus est (autant commencer par le commencement). Le titre est programmatique, dans la mesure où l’album lui-même contient textuellement, il fallait l’oser, rien de plus, rien de moins, toute la table de deux (une page par multiplication s’il-vous-plaît).

Ce n’est pas la première fois que Dedieu introduit dans cette collection des notions de mathématiques auprès des tout-petits : il avait démarré fort, d’ailleurs, avec rien de moins que le théorème de Pythagore, qui résonnait comme une formule magique plutôt qu’un énoncé géométrique ! Le principe, dans La table de deux, est un peu le même, et se révèle, porté par la mise en scène imaginée et réalisée par Dedieu, extrêmement réjouissant, plaçant la notion de jeu au cœur de l’album et, par la même, au cœur du calcul mathématique :

  • avec la typographie : les chiffres, signes et résultats de multiplication sont ici liés — écrits tout attachés (« deuxfoisundeux », « deuxfoisdeuxquatre »…) —,   à lire et dire aussi liés, reflet (un brin ironisé) de l’apprentissage-même des tables de multiplications que le bébé lecteur ne manquera pas de devoir faire quand il sera un peu plus grand — réciter, réciter, réciter les tables de multiplications !
  • avec les illustrations, qui expriment par l’image les résultats de ces multiplications : en plus d’observer les belles compositions en miroir dessinées par Dedieu où les animaux à compter vivent leur propre vie (certains se suivent, d’autres s’assemblent, se pourchassent, etc.) , l’enfant s’amuse peu à peu à compter lui-même, deux (lapins), quatre (rats), six (escargots), huit (geckos), dix (libellules), douze (oiseaux), quatorze (grenouilles) tentant de manger seize (moustiques), dix-huit (poissons), vingt (araignées, et si on multipliait aussi par le nombre de pattes et d’yeux ? ^^)

Une histoire, eh oui, on-ne-peut-plus rythmée, pour le plaisir de conter et de compter avec les bébés !

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Jouons avec les formes

Encore des maths à portée des tout-petits ! De même que son compatriote Yusuke Yonezu, Manami Fuchida est notamment l’auteur-illustratrice d’une série de livres tout-cartonnés, parus en 2010 et invitant les bébés à jouer avec les formes, en l’occurrence en France aux éditions Didier Jeunesse, collection Jouons avec… :

les carrés…

les triangles… et les ronds !

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Au menu de chacun de ces albums, une approche ludique des formes géométriques primaires : chaque double page met en images une saynette déclinant divers assemblages de la forme annoncée dans le titre du livre, pour représenter des objets ou encore moments du quotidien, avec pour seul texte une onomatopée bien ciblée.

Sobres, créatifs, colorés, ces petits livres carrés éveillent et stimulent le sens de l’observation et de la construction des très jeunes enfants, invitent au dialogue avec le parent lecteur, le tout dans une veine pop, grâce à l’heureux cocktail de graphisme, de scénographie et d’onomatopées.

Nota bene : à se procurer pour l’heure en bibliothèque ou médiathèque seulement, car ces trois titres sont hélas en arrêt de commercialisation…