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Abracadabra, doigts magiques & doigts festifs

Après 1, 2, 3 partons ! Delphine Chedru publie aux éditions Hélium deux nouvelles variantes de livres tout cartonnés et tactiles dont les doigts des petits marmots sont les vrais héros :

 

Vive la fête constitue le pendant 100% festif d’1, 2, 3 partons ! Cet album invite le bébé à vivre mille et une aventures en plaçant son doigt sur le chemin… qui devient fête avec lui, par un jeu de volumes et de mouvements : en route pour les parcs d’attractions, faire un tour de grande roue, le grand huit ou encore les montagnes russes, dévaler le toboggan géant, jouer aux auto tamponneuses, pénétrer et surmonter un labyrinthe, et à la tombée de la nuit, quand c’est l’heure de la fête, place aux confettis voire aux feu d’artifice… avant de filer au lit… pour une excellente nuit.

Abracadadoigts propose quant à lui au tout-petit d’utiliser ses tout-petits doigts cette fois-ci… pour animer le livre et créer la magie… ou la vie ! Ici le doigt du bébé lecteur n’est pas un personnage du livre mais plutôt un élément pop-up dans cet album à trous : selon les pages, le voici transformé en nez reniflant une fleur, en oreilles de lapin, en ailes pour permettre à l’oiseau de fondre dans le ciel, en pinces de crabe, en bec à l’affût d’un mets, en trompe d’éléphant jongleur, en tête de ver de terre amoureux, en antenne d’escargot fort urbain, en queue de chien ravi, en langue de chat gourmand, etc. Un écho sympa aux Asticodoigts d’Hervé Tullet, Jeu de doigts, Jeu de voyages, Jeu du cirque, etc. que la BBthèque vous recommande,par ailleurs, vivement… !

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De quoi rêves-tu dans le noir ?

C’est l’hiver, la nuit tombe tellement tôt… c’est le moment ou jamais de se plonger dans un réjouissant livre phosphorescent pour faire briller les yeux des jeunes enfants :

De quoi rêves-tu ?, écrit et illustré par Hector Dexet aux éditions Amaterra, est un album qui joue définitivement la carte du passage du jour à la nuit, histoire idoine du soir dans la mesure où il met en scène des rêves… des rêves d’animaux d’abord (tes doudous, bébé lecteur…) et puis ceux du bébé lecteur lui-même (si ce n’est lui, c’est donc son frère)… représenté sous sa couette, endormi, en train de rêver, apaisé, lui aussi.

Explication : chaque double page représente, en pleine lumière, de jour donc, un petit être, et interroge ce qui se passe dans sa tête, une fois la nuit tombée quand il se trouve, de fait, plongé dans le noir le plus complet… La forme et le fond se marient ici à merveille pour offrir un très chouette spectacle aux enfants : grâce à la physique, la lecture devient magique… ! Car en plus de l’illustration et du texte classiques, chaque double page est doublée d’une illustration et d’un texte phosphorescents ; après le temps de lecture éclairé (sur un fauteuil placé à côté d’une lampe qui l’éclaire par au-dessus, c’est parfait…), on éteint la lumière et l’histoire phosphorescente prend le relais, donnant corps aux rêves les plus fous des différents personnages !

On peut lire tout le livre suivant cette technique, suscitant plaisir et émerveillement chez le jeune enfant : j’allume puis j’éteins, j’éteins puis j’allume, selon si j’allume ou si j’éteins, je ne vois ni ne lis la même histoire… Ce sont deux faces cachées qui se complètent, et puis c’est aussi un moyen intéressant, drôle et ludique, de surmonter et la peur du noir, et l’angoisse de la mise au lit, quand elles surgissent chez le tout-petit : notre sommeil aussi est rempli de vie…