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Découvrir la vie… d’après nature

A quelques jours des fêtes de fin d’année, la BBthèque a le plaisir de vous présenter deux très beaux livres à parcourir dès le plus jeune âge… et bien au-delà :

D’après nature

d’Isabelle Simler

Ce premier documentaire, adoptant le genre de l’abécédaire, se donne à lire en format paysage, comme autant de scènes, portraits d’êtres vivants dans leurs environnements, saisis sur le vifs par une dessinatrice de grand talent : Isabelle Simler, dont le magnifique Doux rêveurs a déjà été chroniqué ici dans la BBthèque.

Chaque lettre de l’alphabet est illustrée par a minima un animal ou un végétal. L’illustration, au crayon, semble issue d’un carnet de croquis de haute voltige, où l’illustratrice dessinerait, comme l’indique d’ailleurs le titre du livre, la faune et la flore d’après nature. Et ce avec un sens aigu du détail, une capacité formidable à représenter le mouvement et le temps, un art de la composition et une palette de couleurs extraordinaire.

Un trésor de livre, qui contribue grandement à l’éveil à la nature des petits et des grands. Quelques extraits de croquis d’Isabelle Simler à découvrir ici.

Les choses qui s’en vont

de Beatrice Alemagna

Si D’après nature met en scène le vivant dans l’espace, Les choses qui s’en vont parlent du temps et de son emprise sur le vivant.

Dans la vie, beaucoup de choses s’en vont.
Elles se transforment, elles passent.

Ce livre d’artiste, signé Beatrice Alemagna, dit, avec des mots, des illustrations, et des feuilles de papier calque dessinées incarnant quand on les tourne le cours de la vie, l’ensemble des métamorphoses qui constituent notre quotidien : l’envol d’un oiseau au loin l’instant après qu’il se soit posé sur sa main, le sommeil qui s’en va et s’en vient, les blessures qui font mal sur le moment puis qui passent parfois en laissant une légère trace, etc.

Tout, finalement, passe, s’éloigne ou change.
Mais une seule chose ne s’en va pas.
Et ne s’en ira jamais.

Dans un monde de changements, dans l’espace, dans le temps, il est des enfants, qui vont grandir, et il est des repères fondamentaux, permanents. Avez-vous deviné de quoi il s’agit ? L’amour, celui d’une maman pour son enfant, pardi !

Un beau livre d’artiste, empli de poésie, qui transmet aux tout-petits un message vrai et serein sur la vie.

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Joyeuses fêtes livresques aux tout-petits et aux plus grands !

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Premiers pas avec Picasso, Calder et Albers

Il y a quelque temps, la BBthèque vous présentait Du bleu et autres couleurs avec Henri Matisse. C’était le premier titre d’une nouvelle collection d’éveil artistique aux éditions Phaidon : PREMIERS PAS avec les GRAND ARTISTES, mettant l’art à portée des tout-petits par un format tout-cartonné et une approche des œuvres d’art résolument pédagogique. Aujourd’hui la collection a grandi et comporte désormais trois autres titres dont je vous parle ici :

Après une introduction à l’œuvre d’Henri Matisse articulée sur un jeu autour des couleurs, voici que Phaidon propose de nouvelles combinaisons inédites pour stimuler l’éveil des bébés lecteurs à l’art, au monde et aux mathématiques :

  • Un bestiaire à partir de carnets d’esquisses de Pablo Picasso
  • Un livre pour apprendre à compter… avec Alexander Calder s’il-vous-plaît, le champion des mobiles, pionnier des sculptures en mouvement
  • Un livre pour identifier et nommer les formes, avec Josef Albers, amateur de géométrie, couleurs et illusion optique.

Dans chacun de ces trois documentaires à portée des plus jeunes lecteurs, les reproductions d’œuvre d’arts ont la part belle, assemblées de façon à servir, donc, un propos pédagogique, véritable fil rouge de la lecture-visite, accompagné de commentaires afin de guider l’adulte et l’enfant, à qui s’adresse le livre, dans cette expérience qui amène un peu des musées dans les maisons.

La géométrie avec Albers, c’est beau, limpide et en même temps vertigineux de couleurs et d’imbrications, c’est la fête des formes, cercles, triangles, carrés. La numération avec Calder, c’est l’art de l’observation : qu’est-ce qui varie d’une sculpture à l’autre, quelles formes, quelles couleurs, quels motifs se répètent, combien de fois, comment se compose l’ensemble, etc. : on compte, et on met en relations ; on calcule, presque. Et puis on part à la découverte des animaux avec les traits si expressifs de Picasso, inspirés par les poèmes animaliers écrits par son ami et poète Apollinaire, et comme prêts, qui à s’envoler, qui à marcher, qui à nager, on se croirait en pleine nature !

En bref, un concept sympa et des réalisations réussies : de beaux livres d’éveil artistique pour les tout-petits.