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Portrait vivant d’une autrice-illustratrice : Julia Chausson

La BBthèque vous propose aujourd’hui de découvrir un nouveau portrait vivant d’une autrice illustratrice ! Lumière aujourd’hui sur :

Julia Chausson

photo - Julia Chausson - portrait vivant BBthèque


Pour ce portrait vivant, Julia Chausson a accepté de répondre à ces quelques questions :

Qui suis-je ?

Je suis autrice-illustratrice et graveure. Je créé des livres. Il m’arrive aussi de concevoir des jeux pour les tout-petits et de mettre en scène des spectacles jeunesse avec la Compagnie La Sensible.

Comment et pourquoi j’ai choisi de faire ce métier ?

Vers 10 ans, j’ai été éblouie par les maquettes d’Alexandre Trauner, grand décorateur de cinéma. J’avais trouvé ma voie !

Plus tard, j’ai suivi des études de scénographie à l’école des Arts décoratifs de Paris, où je me suis régalée. En sortant de l’école, j’ai découvert que le travail collectif ne correspondait pas tout à fait à mon tempérament. J’avais besoin de faire tourner mon petit moteur personnel, sans trop de contraintes extérieures.

Très vite, le livre m’est apparu comme un cousin germain du théâtre, mêlant texte et image. Il est comme un spectacle de poche ; la couverture c’est l’affiche. Ouvrir un livre, c’est un rideau qui s’écarte. Puis la narration se déploie dans un temps défini, page après page. Le spectacle s’achève enfin avec la tourne de la 4ème de couverture. Le livre, c’est un espace de création très libre.

Le « spectacle » peut prendre toutes sortes de formes. Il peut être statique, dynamique, ambigu, absurde, agile… Le dialogue entre le texte et l’image est un point d’articulation, auquel il faut être attentif. Car c’est dans les zones d’ombre que se joue l’essentiel.

Ce qui me plait aussi, c’est la légèreté dans la création. Tout est possible avec peu de moyens : une feuille de papier, quelques crayons, des mots…

Comment je travaille pour écrire un livre ?

La conception d’un livre est assez longue. Les premières idées sont souvent banales, mais je les dessine car elles me permettent d’avancer. Très vite elles sont ensevelies sous de nouvelles idées. Dans ces moments de recherche, j’ai besoin de me nourrir. Littérature, peinture, images… Je regarde tout. Cela va entrer en collision avec ma recherche, faire rebondir le projet dans de nouvelles directions.

C’est comme des strates qu’il faut creuser. J’ai toujours l’impression que si je me contentais des premières idées, je resterais à la surface. J’ai besoin de temps pour chaque livre. Après le temps de la recherche et des croquis, il y a un temps « d’infusion » pendant lequel je me consacre à un autre projet. Y revenir avec un œil neuf est très efficace !

Du coup, j’ai toujours quantité de livres sur le feu. Certains même mijotent pendant des années !

Comment est née la collection de comptines « les petits chaussons » ?

La collection « Les petits chaussons » est née grâce à un livre d’artiste intitulé « Noire du berry », où on voyait une poule noire disparaître sous la neige. Ces livres d’artistes, entièrement réalisés à l’atelier depuis la conception jusqu’à la reliure, n’ont d’autres contraintes que les miennes. Aussi, j’expérimente en toute liberté. Avec ce livre, j’explorais le principe du « bois perdu ». Il s’agit de créer plusieurs images avec une seule plaque de bois, qui est progressivement gravée et imprimée.

P1460964 (1)

En découvrant ce livre, que je ne destinais pas particulièrement aux enfants, Christine Beigel alors éditrice, m’a proposée de l’associer à la comptine « Une poule sur un mur » et de l’adapter (format, couleur, nombre de pages…). Enfin d’ajouter une « chute » amusante.

Anne Decroly photographie - petits chaussons - Julia Chausson

Chaque titre de la collection décline le principe d’une même image qui progresse par accumulation, suppression, disparition, déplacement, transformation… Principe qui découle de la technique de la gravure sur bois.

Nous avons fait quelques pas de côté, notamment avec le titre « dans la forêt lointaine », qui est un dialogue s’inscrivant dans l’espace du livre : les coucous sont en page de gauche, le hibou est à droite. Ils s’entendent mais ne se voient pas. Tandis que « la petite bête qui monte » est un déplacement vertical dans l’espace d’une grande image.

4 nouveaux titres, toujours aux éditions Rue de monde, sont en préparation pour le printemps 2021 !

Comment j’imagine mes jeunes lecteurs quand j’écris ?

Chaque enfant est différent et je ne peux pas les considérer comme une globalité. D’ailleurs, je crois que je travaille autant pour les adultes que pour les enfants. Je lisais beaucoup de livres à mes enfants quand ils étaient petits et j’appréciais quand leurs formes étaient assez ouvertes pour ne pas s’épuiser.

Est-ce qu’il m’arrive de discuter avec les enfants autour de mes livres ?

Je rencontre souvent les enfants dans leurs classes. Il m’arrive parfois de « tester » un livre en cours de fabrication avec eux !


La BBthèque remercie infiniment Julia Chausson d’avoir participé à cette aventure du portrait vivant, et vous invite, adultes et enfants, à vous plonger dans l’œuvre fine, belle, originale de Julie Chausson… Vous pouvez par exemple commencer par la collection Les petits chaussons, puis poursuivre avec les autres livres & livres d’artistes de Julia Chausson, ses gravures et images, mais aussi les jeux qu’elle conçoit et spectacles qu’elle met en scène ! La BBthèque vous donne rendez-vous pour découvrir plus avant l’ensemble de ces créations sur https://www.juliachausson.com

Site web Julia Chausson

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Nouveaux livres à gogo #1 : ruée vers l’art

Dans la BBthèque à partir d’aujourd’hui, lumière sur des albums récents que vous pourrez vous procurer dans vos librairies indépendantes préférées si elles ont redémarré leur activité. La BBthèque vous invite à vous enquérir auprès de votre libraire de proximité de ses modalités éventuelles d’ouverture ; certaines librairies pratiquent par exemple des formules de type « drive » où vous réservez par mail, en ligne ou téléphone vos ouvrages, puis venez retirer votre commande sur un créneau dédié.

Et nous démarrons aujourd’hui cette plongée dans les nouveautés avec une ruée vers l’art, car l’art, tout comme le livre, c’est de l’or en barre, même quand on ne peut pas aller dans les grands musées par mesure de sécurité ! Au menu de cette chronique, deux livres d’éveil artistique :

  • Une histoire vraie, biographie d’artiste : Yayoi Kusama, l’artiste qui mettait des pois partout, de Fausto Gilberti aux éditions Phaidon
  • Un livre d’images qui disent tout et son contraire, bref un imagier artistique des contraires : Les contraires, conçu par Andy Guérif aux éditions Palette

Yayoi Kusama

l’artiste qui mettait des pois partout

Mon premier est une femme avec des lunettes en forme de pois, qui porte et conçoit des robes à pois et dessine des pois tout le temps, partout, y compris sur des gens et sur des citrouilles.

C’est… Yayoi Kusama, qui, sous la plume de Fausto Gilberti, se raconte à la première personne. Une façon simple, directe, attachante de s’adresser aux jeunes lecteurs et de leur présenter la vie et la démarche de cette artiste contemporaine japonaise, qui a commencé sa carrière aux Etats-Unis avant de retourner vivre au Japon où elle continue de créer au jour d’aujourd’hui.

Une découverte riche en pois et au-delà, servie par des illustrations pleines d’humour et de respect pour l’œuvre originale de Yayoi Kusama.

Les contraires

Après ce focus sur une artiste contemporaine, mon second propose un parcours d’histoire de l’art placé sous le thème des contraires.

Le jour peint par Claude Monet entre ainsi en résonance avec la nuit de Vincent Van Gogh, la ville d’aujourd’hui (Paris, par Alain Bublex) versus la campagne d’hier (de Jan Brueghel l’Ancien et Joos de Momper le Jeune) ; rire (à gorge déployée, comme dans cette peinture Hats-06 de Yue Minjun) ou pleurer (comme sur cette photo de Vivian Maier) ? Monter / descendre, sucré / salé, chaud / froid, gros / mince, couché / debout, vieux / jeune, ensemble / seul, net / flou, à l’endroit / à l’envers, devant / derrière… Andy Guérif, l’auteur de ces confrontations d’œuvres du passé et du présent, fait preuve d’humour, d’imagination, de savoir et savoir-faire tout à la fois pour trouver le tableau qui illustre à merveille le contraire de son vis-à-vis !

Le parcours artistique proposé aux tout-petits est d’une richesse inouïe, et rencontre de manière très créative cette notion fondamentale de l’apprentissage que sont les contraires. Si vous le parcourez, vous ne me pourrez pas dire le contraire… 

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La BBthèque vous souhaite d’excellentes lectures artistiques, à prolonger le cas échéant avec d’autres ouvrages tip top d’éveil artistique pour les tout-petits : vous trouverez la sélection BBthèque idoine ici !

 

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La BBthèque chez soi… 1001 coloriages… et + encore

L’éveil musical de la semaine dernière vous a plu ? Cette semaine la BBthèque poursuit sa sélection de ressources à portée de clics pour les plus jeunes, pour s’associer à l’effort collectif et diversifier les plaisirs des petits et grands dans cette période de confinement : sus aux coloriages et aux leçons de dessins ! Psssst : on me chuchote à l’oreille qu’il paraît que ce sont là des activités également très bénéfiques pour les parents 😉

Apprentis coloristes, coloriages d’artistes

« Permis de colorier » ! nous dit Carole Chaix : ses dessins suivants circulent sur les réseaux sociaux et font l’effet d’un bol d’air, un grand bravo et merci à elle !

L’image contient peut-être : dessin

L’image contient peut-être : dessin

La BBthèque invite aussi les jeunes enfants à voyager au pays des dragons en mettant en couleurs ce carnet d’artiste de Lucie Vandevelde (@lucie.vandevelde.illus sur facebook), ou encore à devenir les 1001 coloristes de Benjamin Chaud, Camille Jourdy, Peggy Nille (merci à la librairie Récréalivres pour le partage d’infos !) ou encore Elise Gravel qui publient en ligne sur leurs pages facebook respectives ou sur leurs sites web ces jours-ci des illustrations à colorier (pour y accéder, cliquer sur les noms de ces artistes ci-dessus).

Vous pouvez vous régaler aussi, si vous n’avez pas ces ouvrages superbes chez vous, avec les pages de couverture reproduites ci-dessous des drôles de coloriage d’Adrienne Barman et de Dominika Lipniewska (avec quelques autres extraits publiés par l’éditeur La Joie de lire en cliquant sur chaque image ci-dessous !)

Les sites des éditeurs jeunesse proposent également en ligne une série de coloriages d’artistes à portée de clic : c’est le cas notamment des éditions L’Ecole des loisirs (rubrique « l’école des loisirs à la maison » pour accéder aux activités du jour… exemple ce vendredi 20 mars c’était une journée avec Claude Ponti ! coloriages de poussins garantis), La Joie de lire (rubrique Friandises), Benjamins Media (rubrique Goodises), Didier jeunesse (rubrique Bonus), Mijade (rubrique le monde de Mijade – coloriages, mention spéciale pour l’albums de coloriage à télécharger ci-dessous).

Cliquer pour accéder à zebre-coloriage.pdf

https://www.mijade.be/jeunesse/news/Coloriage/

Colorier et créer : ce patrimoine à inventer !

La Bibliothèque nationale de France répertorie, en outre, rien de moins qu’un catalogue de dessins à colorier ! Quand l’activité coloriage rencontre le bagage du patrimoine… munis de nos crayons, pénétrons pas à pas dans la caverne d’Ali Baba : les coloriages de Gallica, accessibles en cliquant ici. Les 1001 dessins que contient cette malle aux trésors sont classés par thèmes : abécédaires, animaux, cirque, contes, imagiers, jeux, moyens de transport, paysages, plantes…

D’un côté les œuvres du passé à colorier / coloriser, de l’autre les œuvres à créer aujourd’hui et demain : au-delà du coloriage, libérer votre créativité… :

  • En pratiquant de l’anticoloriage ! C’est l’idée créative, inspirée par des pédagogies alternatives promouvant le dessin libre, que développe Madeleine Deny dans son excellent blog ludique Si tu veux jouer. Anticoloriage, façon Madeleine Deny, mode d’emploi (images à découvrir en découvrant sur le titre de son blog ci-dessus) : Gribouiller une feuille dans toutes les directions / Quand la feuille est remplie de tracés de l’enfant, l’observer dans le but de découvrir des formes réalistes/ les souligner/ les colorier (c’est ici que le coloriage revient). Une activité qui combine motricité fine et imagination dès le plus jeune âge…
  • Et monter avec vos enfants une exposition chez vous, ça vous dit ? Avec un petit coup de pouce d’Hervé Tullet ? Alors rendez-vous le site web de L’exposition idéale : www.lexpoideale.com, où Hervé Tullet partage ses inspirations, réflexions, processus et techniques de création : une websérie, des ateliers vidéos, des exemples de réalisation… tout pour constituer avec l’artiste sa propre exposition et contribuer à la construction collaborative d’une grande exposition idéale qui serait celle du plus grand nombre d’artistes en herbe !

Expo idéale - Hervé Tullet

A vos crayons, feutres, stylos, pinceaux… et plus encore !

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Sens et essence de l’art… expliqués aux tout-petits

Pour ouvrir l’année en beauté, la BBthèque vous présente ce jour un ouvrage d’éveil artistique, publié aux éditions Phaidon et conçu par Tamara Shopsin & Jason Fulford :

L’art sens dessus dessous 

Pourquoi ce titre ? Parce que le bébé lecteur est invité par les concepteurs de l’ouvrage à manipuler dans tous les sens ce livre-objet tout cartonné :

Viens voir ! Regarde bien, regarde en haut, regarde en bas, de près, de loin, et même derrière toi.
Surtout, ne t’arrête jamais de regarder !

Huit ensembles d’œuvres modernes — issues des collections du Whitney Museum de New York — sont ainsi montrées aux bébés lecteurs :

  • la sérigraphie Noir et blanc kaléïdoscopique de Carmen Herrera (2009) qu’on peut regarder indifféremment (ou pas) à l’endroit ou à l’envers
  • la sculpture Femmes et chien de Marisol (1963-64) dont on peut faire le tour pour apprécier les multiples représentations et volumes
  • la série Flowers d’Andy Warhol (1970) dont les motifs restent identiques quand les couleurs varient
  • la photographie d’un dessin de rue réalisé au sol par des enfants, signée Helen Levitt (vers 1940), à regarder par terre
  • un mobile d’Alexandre Calder, Grand rouge (1959), à regarder en l’air
  • un tableau explosif (1967) de Roy Lichtenstein à observer de près et de loin
  • la démarche de photographies / autoportraits de Cindy Sherman (née en 1964) que le bébé lecteur est invité à essayer grâce à un dispositif de miroir inséré dans le livre
  • l’oeuvre d’art mystère, avec la démarche de Christo qui, avec Paquet sur un diable (1973), créé un objet et l’enveloppe sans jamais dire ce que c’était… avant de l’exposer dans un musée !

La lecture de cet ouvrage est une expérience à part pour les tout-petits : d’une part, elle met en jeu leurs facultés d’observation ; d’autre part, elle développe les liens entre l’œuvre (photographie, sculpture, arts plastiques…) produite par un.e artiste et sa réception dès le plus jeune âge, en se fondant sur le geste de l’artiste mais aussi du spectateur : prendre connaissance d’une œuvre d’art, c’est ainsi pour le tout petit spectateur une action dans laquelle il s’implique d’une façon ou d’une autre, à laquelle il participe devenant ainsi spectacteur ; cette démarche lui pose des questions, ouvre des portes, renouvelle le regard qu’il peut porter, sur l’art, mais aussi sur le monde qu’il représente. Enfin, la lecture de cet ouvrage donne, in fine, une mine d’idées d’activités créatives à réaliser avec les tout-petits… artistes !

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Imagiers bilingues #2

La BBthèque a a cœur de présenter régulièrement des livres pour bébés qui contribuent à l’éveil des tout-petits aux cultures d’ici et d’ailleurs, à commencer par la découverte de langues différentes. Ainsi, la rubrique « Bilingue » s’enrichit aujourd’hui d’une palette de nouveaux premiers documentaires à destination de la petite enfance, au travers de nouvelles parutions de deux éditeurs distincts, Hikari d’une part, Léon Art & Stories d’autre part.

Mes imagiers… arabe, chinois, vietnamien

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Connaissez-vous la série d’imagiers bilingues japonais, signée Julie Blanchin Fujita aux éditions Hikari, dont le premier volume a été chroniqué ici-même dans la BBthèque ? La collection s’est depuis agrandie, avec l’ouverture à d’autres langues, et, partant, à de nouvelles contrées : voici que paraissent des imagiers bilingues français/arabe, français/vietnamien et français/chinois, dans le même format tout-petit carré et tout cartonné. Ces trois ouvrages, très facilement maniables par les toutes petites mains, ménagent des ouvertures vers d’autres écritures, d’autres expressions, grâce à une approche combinant illustrations, graphies et éléments de prononciation, transposition, traduction et définition. Mon imagier arabe, co-signé Olfa Berhouma et Sakakibara, présente ainsi douze mots emblématiques de cette langue (chameau, thé à la menthe, dattes, désert du Sahara…), de même que Mon imagier vietnamien signé Olivier Blanchain (le bun cha, les marionnettes d’eau, les gecko…) tandis que Mon imagier chinois (premier du nom), signé Kai Hua Cheng, recense les douze animaux du calendrier chinois (rat, buffle, tigre…).

Mon parcours artistique bilingue anglais/français

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Connaissez-vous la collection Mini Léon de Léon Art & Stories ? Il s’agit d’une série d’ouvrages souples, so-signés Hélène Kérillis, Guillaume Trannoy (traduction Régine Bobée) et combinant une approche docu/fiction, pour susciter l’éveil artistique des bébés lecteurs d’une part, l’éveil linguistique d’autre part, à travers l’utilisation symétrique des langues française et anglaise. Les deux nouveaux titres de la série, Noir & Blanc (Black & White) et Bleu (Blue) ne dérogent pas pas à cette règle du bilinguisme intégral, et présentent, pour illustrer chacune de ces couleurs, des œuvres d’art de Tina Palmer, Pekla Halonen, Antoine Watteau, Pierre Soulages, Wilhelm Hammershoi, Enos, Georges Braque, Sofonisba Anguissola, Jan Asselijn, Frans Hals, Pablo Pocasso, Otto Therodore Leyde,Cathy Banneville, Maurice Denis ; Franz Marc, Claude Monet, Sandy Skoglund, Yves Klein, Odilon Redon, Andrea Mantegna, Sarah Butterfield, Mary Cassat, Edouard Manet, Kawase Hasui et Watanabe Shozaburo, Edgar Degas, Fritz Thaulow, France Bihannic.