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Classiques revisités : c’est bon pour les bébés !

Oui oui deux nouveaux livres dans la collection Bon pour les Bébés imaginée et réalisée au Seuil Jeunesse par Thierry Dedieu ! Une collection qui marie un très grand format cartonné pour de tous petits lecteurs (des livres presque de la taille des bébés !), un graphisme noir sur blanc pour les tous petits yeux et des mots audacieux pour des toutes petits oreilles qui peuvent tout entendre, le tout pour des tout petits ⇒ très grands cerveaux !

Le premier titre est plutôt classique, l’autre… l’est tout autant, finalement, sur les rangs de l’école primaire… mais adressé et conçu pour les 0-3 ans… ça on n’avait jamais vu ^^

Mon premier donc :

LE TOUT PETIT VER TOUT NU

Qui a vu, dans la rue, tout menu, le petit ver de terre ?

Qui a vu, dans la rue, tout menu, le petit ver tout nu ?

C’est une comptine, une ritournelle pour enfants, un texte qui se dit bien, qui se lit bien, qui a tout pour plaire aux bébés lecteurs :

  • ses sonorités, plaisantes à écouter — il y a essentiellement des mots en u, qui font un petit tour, s’en vont et puis reviennent, qui s’agencent d’une certaine façon puis se réagencent pour constituer la narration et retourner complètement la situation : « dans la rue », « tout menu », « tout nu », « la grue », « qui a vu », « a voulu », « manger cru », « n’a pas pu », « disparu », etc.
  • un sujet qui parle beaucoup aux petits n’enfants : un TOUT PETIT ÊTRE (tiens, tiens, comme le tout petit lecteur) TOUT NU (les tout-petits aiment très souvent être tout nu) parvenant à surmonter l’inévitable danger qui le guette (en l’occurrence… la dévoration) !
  • les illustrations qui exploitent avec bonheur et succès le potentiel comique de la comptine : la taille du ver (presque aussi grand finalement que la grue !), son élasticité, aussi, font de lui un vrai héros, personnage principal de l’histoire, acteur du récit, auquel (mais si !), par jeu, les lecteurs s’identifient.

Mon second, accrochez-vous bien…

LA TABLE DE DEUX !

Oui, vous avez bien lu, le titre de cet album pour les 0-3 ans correspond bien à l’intitulé d’une table de multiplication, la première qui plus est (autant commencer par le commencement). Le titre est programmatique, dans la mesure où l’album lui-même contient textuellement, il fallait l’oser, rien de plus, rien de moins, toute la table de deux (une page par multiplication s’il-vous-plaît).

Ce n’est pas la première fois que Dedieu introduit dans cette collection des notions de mathématiques auprès des tout-petits : il avait démarré fort, d’ailleurs, avec rien de moins que le théorème de Pythagore, qui résonnait comme une formule magique plutôt qu’un énoncé géométrique ! Le principe, dans La table de deux, est un peu le même, et se révèle, porté par la mise en scène imaginée et réalisée par Dedieu, extrêmement réjouissant, plaçant la notion de jeu au cœur de l’album et, par la même, au cœur du calcul mathématique :

  • avec la typographie : les chiffres, signes et résultats de multiplication sont ici liés — écrits tout attachés (« deuxfoisundeux », « deuxfoisdeuxquatre »…) —,   à lire et dire aussi liés, reflet (un brin ironisé) de l’apprentissage-même des tables de multiplications que le bébé lecteur ne manquera pas de devoir faire quand il sera un peu plus grand — réciter, réciter, réciter les tables de multiplications !
  • avec les illustrations, qui expriment par l’image les résultats de ces multiplications : en plus d’observer les belles compositions en miroir dessinées par Dedieu où les animaux à compter vivent leur propre vie (certains se suivent, d’autres s’assemblent, se pourchassent, etc.) , l’enfant s’amuse peu à peu à compter lui-même, deux (lapins), quatre (rats), six (escargots), huit (geckos), dix (libellules), douze (oiseaux), quatorze (grenouilles) tentant de manger seize (moustiques), dix-huit (poissons), vingt (araignées, et si on multipliait aussi par le nombre de pattes et d’yeux ? ^^)

Une histoire, eh oui, on-ne-peut-plus rythmée, pour le plaisir de conter et de compter avec les bébés !

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Dans le détail

Dans la série : encyclopédie pour les tout-petits, je vous présente aujourd’hui Dans le détail, un grand et long livre très fourni signé Elisa Géhin aux éditions Les Fourmis rouges :

Une mine d’informations pour les bébés lecteurs : un mot = une image, duo multiplié par… un nombre incalculable de sujets et d’objets représentés dans cet imagier très détaillé. Elisa Géhin passe en revue, avec beaucoup d’humour, un trait vif, pléthore de couleurs et une typographie très enfantine, l’environnement du jeune enfant et s’amuse à classer tous ces éléments foisonnants, mêlant l’abstrait et le concret.

Dans l’ordre (mais aussi un peu en vrac, tant cet ordre semble aussi personnel… rapprochant la logique de l’artiste et la logique de l’enfant), annonce-t-elle dans le sommaire de ce premier documentaire :

  • les objets de celle qui a fait le livre : comprendre la notion d’auteur et comment on fait un livre… top de démarrer ainsi… dans la peau de l’auteur, dans la peau de l’artiste !
  • dans le sac des enfants
  • la famille : la vraie, la grande, l’élargie, et puis aussi un peu de sens figuré pour rigoler (la mère Michel, le père Noël sont aussi de la partie)
  • à l’intérieur… de la planète Terre : un peu de géologie et de géographie, d’urbanisme même, et puis aussi de domestique, parce que, sur le principe du zoom, nous voici parti de la planète pour arriver aux maisons, à la maison, à ses abords extérieurs, et puis aussi à tout ce qu’on fait et à tout ce qu’on trouve à l’intérieur (pièces, meubles, mais aussi types de chaussures, types de cheveux des habitants…)
  • les choses lumineuses
  • les animaux
  • les arbres
  • les fruits
  • les légumes
  • des fleurs et des herbes, tout cela se passe de commentaires
  • les métiers, courants et curieux, présentés toujours au masculin et au féminin, vive la parité
  • les choses sur lesquelles on s’assoit
  • dans ma valise
  • la conversation
  • l’information
  • ce qui a un goût particulier : le gingembre, l’endive, le chocolat noir, la fourmi s’il te prend envie d’en goûter une
  • la quincaillerie : produits, outils
  • les jeux
  • ce qui se transforme : un œuf, un papillon, mais aussi des ingrédients & des gâteaux, ou encore un prince & un crapaud…
  • les couleurs, déclinées avec un serviable caméléon
  • dans le frigo > dans le placard > et jusque dans les tiroirs
  • la circulation : modes et voies de transport
  • ce qui ne s’achète pas (quelle bonne idée de lister ça) : les saisons et donc le temps, le bonheur (trèfle à quatre feuilles), son anniversaire, son ombre, un sourire, les chiffres et les lettres, etc.
  • ceux que personne n’a jamais vus jusqu’ici… mais qu’on peut toujours dessiner : la petite souris, les lutins du Père Noël, un fantôme, un extraterrestre ou encore Dieu…

Dans l’ordre, je disais, mais aussi un peu en vrac, tant cet ordre semble aussi personnel… rapprochant la logique de l’artiste et la logique de l’enfant : quand le documentaire montre qu’il est fondamentalement, aussi, fiction, tant la représentation du réel est le fait de mise en scène et d’interprétations, et tant, dans cette narration, l’objectivité est empreinte de subjectivités. Comme l’auteur, le jeune lecteur est invité à naviguer d’un mot-image à l’autre, à comprendre mais aussi pourquoi pas créer les liens entre les différents mots-images qui lui sont ici proposés (sens propre / sens figuré, ce qui est de l’ordre du réel / ce qui est inventé, etc.), et à construire à son tour sa représentation, ouverte et féconde, du monde. Son propre système, son propre catalogue : de la structuration de la pensée chez le jeune enfant, concomitante de son apprentissage du langage & de ses subtilités, dès 2-3 ans.

Une nouvelle ressource formidable pour l’éveil des jeunes lecteurs, dont vous pouvez découvrir quelques extraits ici !

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Aleph

Janik Coat, auteur-illustrateur jeunesse chroniquée dans la BBthèque pour sa très belle série de tout-cartonnés sur les couleurs publiée aux éditions MeMo, publie chez Albin Michel Jeunesse un livre-concept très graphique, personnel et pourtant universel, livre de naissance joliment intitulé Aleph, complété d’un sous-titre s’adressant au bébé devant par la même occasion bébé lecteur, « ton premier livre » :

Un premier livre des plus originaux dans le paysage des livres pour les tout-tout-petits, ne serait-ce qu’en matière d’objet :

  • par sa texture.. et son odeur : un album non tout cartonné, mais en papier épais, dont le bébé prend plaisir à entendre le bruit si particulier des pages tournées et sentir l’odeur du papier
  • par son volume : 104 pages… un vraie petite encyclopédie pour tout-tout-petit
  • par son (grand) format, approchant du carré (28 x 27 cm)
  • par sa couverture et sa quatrième de couverture (cartonnées) muettes et rosées, représentant un éléphant (somme de savoirs, l’éléphant)
  • par le primat qu’il accorde à la lecture de l’image, le texte étant absent de 100 pages du livre et présent seulement pour le titre, quelques personnages et la légende, finale, des images. Un imagier, donc, 99% muet, réalisé avec des pochoirs délimitant à merveille l’image même.

Le contenu n’est pas en reste… Pourquoi ce titre ? Aleph : c’est la première lettre, dans les alphabets hébreux et arabe ; par extension, elle signifie le début, le commencement… En intitulant son imagier pour tout-tout-petit Aleph, Janik Coat programme et accompagne, par son livre, les premiers pas du bébé dans sa lecture du livre mais aussi du monde. Chaque page va offrir au regard du bébé lecteur une illustration d’un sujet ou objet plus ou moins familier, avec un temps de respiration (parfois, l’image n’est présente que sur une page, l’autre reste vierge, pour la mettre en valeur).

  • Au départ, ce sont des formes élémentaires : un rond, un carré, un triangle, et d’autres formes simples, parfois sans nom…
  • Puis viennent les formes plus complexes décrivant des objets, des aliments et même des êtres vivants… : un arbre, une pomme, une maison… puis des couverts, deux personnes en train de s’enlacer, un ciel bleu et nuageux, un doudou, un robot…
  • Ces formes décrivent, pour certaines, d’abord, la réalité : l’arbre, la pomme, etc.
  • Ces formes décrivent, pour d’autres, ensuite, la fiction : personnages de contes (un roi, une sorcière, une princesse) et même personnages de l’auteur-illustrateur issus de cet album ou d’autres albums (Aleph l’éléphant, déjà présent sur la couverture et la quatrième de couverture, revient vers la fin de l’album ; on découvre aussi Popov, Cyrus et Romi…) dont Janik Coat fait le choix d’écrire leur nom à côté de leur représentation.

Les dernières pages montrent à l’enfant un arc-en-ciel puis un cœur, symbolisant l’amour du livre, l’amour du monde, l’amour de l’adulte ou grand enfant accompagnant le tout petit dans cette lecture. Puis vient la clé de l’ouvrage, sur la toute dernière page : la légende de chacune de ses grandes images, réduites chacune à un petit symbole, une toute petite icône, et associées à un mot ou expression, si l’adulte ou le grand enfant accompagnant le tout-petit dans cette lecture souhaite mettre en mots ce voyage dans les images.

Je ne peux que vous inciter à prendre en main ce (méga, méta, alpha) livre riche et étonnant, et à en partager la lecture avec un tout petit n’enfant.

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Jouons avec les formes

Encore des maths à portée des tout-petits ! De même que son compatriote Yusuke Yonezu, Manami Fuchida est notamment l’auteur-illustratrice d’une série de livres tout-cartonnés, parus en 2010 et invitant les bébés à jouer avec les formes, en l’occurrence en France aux éditions Didier Jeunesse, collection Jouons avec… :

les carrés…

les triangles… et les ronds !

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Au menu de chacun de ces albums, une approche ludique des formes géométriques primaires : chaque double page met en images une saynette déclinant divers assemblages de la forme annoncée dans le titre du livre, pour représenter des objets ou encore moments du quotidien, avec pour seul texte une onomatopée bien ciblée.

Sobres, créatifs, colorés, ces petits livres carrés éveillent et stimulent le sens de l’observation et de la construction des très jeunes enfants, invitent au dialogue avec le parent lecteur, le tout dans une veine pop, grâce à l’heureux cocktail de graphisme, de scénographie et d’onomatopées.

Nota bene : à se procurer pour l’heure en bibliothèque ou médiathèque seulement, car ces trois titres sont hélas en arrêt de commercialisation…

 

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Noël dans ma poche

Noël s’approche… cette fête, au début de l’hiver, pleine de cadeaux et de surprises… de quoi inspirer Martine Perrin pour un tout petit livre —  8,5 cm * 8,5 cm — , tout cartonné, mignon tout plein, qui joue la carte du livre à trou, coucou-caché, quelles surprises Noël et le Père Noël nous ont réservé…

La couverture elle-même (rouge !) est découpée : étoile donnant sur des étoiles brillantes dans la nuit bleutée… C’est la veille de noël, le Père Noël n’est-il pas en train d’effectuer sa tournée, se demande le bébé ? Sûrement, « alors ce matin, j’ai sauté sur mes deux pieds », oh une page (bleue !) découpée : triangle donnant sur… « le sapin illuminé »… sous lequel « j’ai découvert, tout excité », oh une nouvelle page (verte !) découpée : carré, donnant sur… non pas un, mais « plein de cadeaux à déballer ! »

Jeux de formes et de couleurs vives

comme des papiers cadeaux !! 

La suite du récit, vous vous en doutez, c’est le grand déballage de ces mille et un cadeaux… le jeu de formes se poursuivant ainsi au gré des objets offerts :

  • un cercle ? un tambour bien sûr…
  • un losange ? un cerf-volant !!
  • un ovale ? un nounours…
  • un rectangle ? un livre
  • un cœur ? une carte de remerciements !

Et à la fin du livre, un quiz visuel pour déterminer si le tout petit se souvient de ce que chaque emballage cadeau contenait 🙂

Un très chouette premier album pour jouer et rejouer la magie de noël avec les tout-petits.

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Les félins en formes, ou la géométrie avec les chats

Vous n’avez encore jamais vu de chat… comme ça ! Après LES OISEAUX (couleurs) et LES CHIENS (contraires), voici qu’Elo, aux éditions Sarbacane, explore les formes avec LES CHATS… qu’elle forme et déforme afin que le bébé lecteur identifie et manipule à son tour les formes !

Oui, la créatrice franco-suédoise Elo livre ainsi un nouvel imagier des plus réussis, avec ce fil rouge du chat déformable à merci, ce qui est par ailleurs très rigolo. Le résultat ? Un premier documentaire, aux tons colorés et joyeux, sous forme de livre-jeu avec des volets et rabats à soulever par le jeune enfant : un chat rond (vert), présenté de face, surprise, est entouré d’un chat (jaune à taches) l’encerclant ; un chat (violet à pois) de côté, en mode triangle, se transforme, déplié, en chat blanc tout étalé, format carré (chat ou coussin félin ?), un chat jaune à poids qui fait le pont (arc) d’un côté devient un chat violet qui fait le gros dos (ovale), une queue en ligne droite mute si vite en zig zag, etc.

On devine, dès la première page, toute l’affection portée à ces êtres à quatre pattes, compagnons quotidiens, à travers ces mises en scènes originales de félins… si proches pourtant du modèle original tant Elo capte bien les expressions et attitudes de cet animal domestique… ou rebelle à la domestication !

Par le jeu, le bébé lecteur découvre — littéralement — et nomme — avec l’adulte accompagnant — les formes simples ET complexes : le rond, le cercle, le triangle, le carré, l’arc, l’ovale, la ligne droite, le zig zag, le triangle, le losange, le parallélépipède, le trapèze, le carré, le rectangle, la flèche, l’hexagone, la spirale, la croix. Par la manipulation, le tout-petit fait ses premiers pas en géométrie, observant mais aussi et surtout devenant le créateur des formes qu’il construit.

Pour terminer ce billet… un petit extrait… tout en plis et déplis… magie magie rime avec géométrie !

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Assemble ton canard et ton histoire !

Vous souvenez-vous du formidable C’est ma mare de Claire Garralon chroniqué ici ? L’histoire d’une mare occupée par un, deux, trois… une kyrielle de canards contraints d’apprendre l’art du partage. Une très belle leçon philosophique et civique à portée des tout-petits, mais aussi l’occasion pour les bébés lecteurs de faire l’apprentissage des chiffres (un, deux, trois… beaucoup) et des couleurs (voici un canard jaune, voici un canard rouge, etc.).

Voici qu’ils sont de retour, toujours aux éditions MeMo, et qu’ils partent en promenade !

Voici donc de nouveau un canard… mais un autre canard… en pièces détachées ! Si, si, car dès la première page on voit : un grand cercle rouge, un moyen cercle noir, un petit cercle blanc et un tout petit cercle noir, un triangle orange, un demi-cercle jaune, un carré bleu et un rectangle vert, et en assemblant ces diverses formes et couleurs, cher bébé lecteur, tu composeras un canard d’un nouveau type, le canard géométrique, aux couleurs vives qui plus est. Et puis non, en fait, ce n’est pas un canard, c’est une cane. Avec ses canetons. Et cette maman, et ses marmottons, se baladent et trouvent en chemin de nouvelles formes… représentant en fait divers éléments naturels rencontrés sur leur passage : un grand carré bleu pour un lac, un rectangle vert pour l’herbe verte du pré…

Une variante, branchée éveil artistique et mathématiques, au premier titre, donc, plutôt qu’une suite ! Pour les bébés lecteurs & acteurs, une sympathique invitation à jouer, en compagnie de nos amis coin-coin, avec les formes et les couleurs, stimulant l’imagination et la créativité à l’âge des premières abstractions. Ou comment un récit prend littéralement forme…

Quelques extraits à découvrir sur le site de l’éditeur : http://www.editions-memo.fr/la-promenade-des-canards

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